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27/01/2010

Eric Van Rompuy: "La fin du miracle flamand!" (DH 25-01-10)


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Interrogé hier matin sur les ondes de la RTBF, l'ancien ministre flamand de l'Economie, Eric Van Rompuy, s'est montré bien peu optimiste concernant l'avenir d'Opel Anvers. "La Flandre ne pèse pas assez sur les multinationales", a-t-il affirmé. Pressé par La Dernière Heure d'élargir son propos, le député de Parlement flamand déclare, sans ambages: "Il est faux de croire qu'Opel pourra rester ouvert!" Et de rappeler le triste sort qui fut celui de Renault Vilvorde, à la fin des années 90. Selon Van Rompuy junior, il s'agit ni plus ni moins que la fin du miracle flamand. En cause, selon lui, le fait que la Flandre manque cruellement de leviers économiques qui permettraient d'influencer les coûts salariaux, voire ceux de l'énergie. Pour appuyer ses dires, le député CD&V sort les derniers chiffres du chômage en Flandre: plus de 5.000 pour le seul mois de janvier, le gouvernement de Kris Peeters en prédisant entre 40 et 45.000 pour 2010.

La solution serait bien, selon Van Rompuy, de régionaliser le marché de travail et l'impôt des sociétés, mais la Flandre n'en a pas les moyens. D'où l'appel qu'il lance aux régions afin que celles-ci se responsabilisent plus et se dotent d'instruments différents pour y parvenir, selon qu'il s'agit de la Flandre ou de la Wallonie. Et le député d'en appeler à la mémoire de feu Gaston Geens, ministre-président flamand, qui avait lancé le projet Flander's Technology, en 1983. C'est ainsi que Van Rompuy prône, pour la ixième fois, en faveur d'entreprises flamandes plus innovantes et technologiques, parlant même de la fin de la période d'industrialisation. "Trouvons de nouveaux secteurs, des secteurs de services avec de l'informatique et de la logistique", lance l'ancien ministre flamand de l'Economie.

"Les coûts trop élevés et le manque d'innovation technologique sont des données que chaque région doit combattre, avec les moyens dont elle dispose", lance Eric Van Rompuy. Un nouvel appel vers plus de régionalisation!

Le même Van Rompuy s'élève également contre certains mandataires du sud du pays – lisez: Olivier Maingain – selon lesquels Opel Anvers est bien la preuve que la Flandre n'est pas à l'abri de catastrophes industrielles. Pareille réaction wallonne ne serait-elle pas due à une certaine suffisance dont auraient fait preuve les partis flamands, dans le passé?" "En tous les cas, ce n'est pas un reproche qu'on peut adresser au CD&V!", tranche Eric Van Rompuy, en guise de conclusion.

 

18/01/2010

ALAIN MATHOT: "LOGER LES CONDAMNES AU BON ENDROIT" (DH 17-01-10)


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La Dernière Heure: Votre site internet indique que vous n'appréciez pas la loi sur les logements sociaux qu'André Antoine a édictée, sous le précédent gouvernement wallon?

Alain Mathot: Il est clair qu'il y a un réel problème en matière de logements sociaux. Si on continue comme ça, on va vers leur fin…

DH: Pouvez-vous expliquer?

AM: Avant, ceux qui souhaitaient bénéficier d'un logement social étaient reçus par du personnel qui analysait l'attribution des logements selon toute une série de critères. Aujourd'hui, après l'affaire de la Carolo, le gouvernement a émis des critères objectifs, mais il n'a pas pensé à tout. Il y a, et il y aura toujours, des cas auxquels on n'a pas songé…

DH: Par exemple?

AM: Dans ma ville, Seraing, nous avons 6.000 logements sociaux pour un parc de 30.000 logements. Notre turn-over est bien plus grand qu'à Chaudfontaine où il y a 6 (sic) logements sociaux. Si cela continue, Seraing va accueillir toute la misère de Wallonie. Avec la nouvelle loi, le problème se pose tant au niveau de la mixité sociale qu'à celui des finances.

DH: Concrètement?

AM: La nouvelle loi ne prévoit pas la nécessité d'avoir recours au certificat de bonne vie et mœurs. Est-il normal que l'on mette un pédophile dans un immeuble où vivent une cinquantaine d'enfants?

DH: Où va-t-on le mettre, si toutes les sociétés de logements sociaux se renvoient la balle?

AM: Pas question d'appliquer une double peine aux condamnés! Il revient aux sociétés de logements sociaux de mettre ces gens au bon endroit. Elles en auraient bien la possibilité, mais la nouvelle loi les en empêche. Ce n'est pas à Charleroi que l'on doit décider dans quels logements sociaux de Seraing doit aller un pédophile!

DH: Vous visez le ministre Jean-Marc Nollet (Ecolo), successeur d'André Antoine, qui est Carolo?

AM: Il paraît qu'il est en train de revoir la loi…

DH: Votre coup de gueule est plus qu'un effet de manche pour barrer la route à votre rival liégeois, Michel Daerden, dont on ne cesse de parler?

AM: Vous trouvez qu'on parle toujours de lui en bien?

DH: Certains ont noté que vous étiez le grand absent des vœux du PS liégeois, le week-end dernier…

AM: J'étais à Las Vegas, au salon des télécommunications. Je souhaite doter Seraing d'un réseau de la nouvelle génération.

DH: Pour en revenir aux logements sociaux?

AM: Un policier va siéger au conseil d'administration de la Maison Sérésienne: il a accès au certificat de bonne vie et moeurs, lui! Je le répète, l'idée n'est pas de ne pas loger quelqu'un qui a été condamné pour pédophilie, mais de le loger au bon endroit!