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03/02/2010

FREYA VAN DEN BOCCHE: "MON CONGE DE MATERNITE EST UN SIGNAL!" (DH 01-02-10)


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À l'aube du week-end, la presse flamande a commenté le congé de maternité de Freya Van den Bossche. Sous couvert d'anonymat, certains collègues de la ministre flamande de l'Energie et de l'Habitat estimaient en effet ce congé trop long. Ayant accouché le 28 novembre d'un petit Moses, elle compte reprendre officiellement le collier, début mars: son congé aura donc duré trois mois… plus deux ou trois semaines durant lesquelles elle a dû garder le lit, avant d'accoucher, suite à des complications. Interrogée par la DH, Freya Van den Bossche se dit "étonnée que des gens remettent en question son statut de mère et son droit de se reposer et de s'occuper de son enfant. Je suis même très surprise! Quelqu'un(e), rue de la loi, doit avoir un problème personnel! Cependant, étant donné qu'il, ou elle, est anonyme, il lui sera difficile de venir me le dire en face!" Quand on lui rappelle que la Garde des Sceaux française, Rachida Dati, avait repris ses fonctions, quelques jours seulement après son accouchement, la Belge rétorque: "Comme mère et comme femme, j'en ai été choquée! Chaque femme agit comme elle l'entend, mais si c'est le prix à payer pour faire de la politique, je préfère ne pas en faire! C'est même un monde dans lequel je ne veux pas vivre!" Freya Van den Bossche a-t-elle reçu des témoignages, depuis la parution de ces articles? "On m'a fait part d'énormément de commentaires et on m'a envoyé beaucoup de messages de sympathie. Tous allaient dans le même sens!" Puis, revenant sur la polémique: "Mon fils, Moses, n'a-t-il pas le droit de voir sa maman?" Quant à savoir si tout avait été prévu pour pallier cette absence, elle rappelle que sa collègue sp.a, Ingrid Lieten, vice-Première du gouvernement flamand, a momentanément repris en main ses dossiers. Comme Johan Vande Lanotte l'avait fait autrefois, au fédéral, lorsque Freya Van den Bossche accoucha de sa deuxième fille. Et de préciser: "Ingrid et moi sommes dans le même bâtiment et nos collaborateurs se connaissent et travaillent régulièrement ensemble. Je rassure donc ceux qui s'inquiéteraient: tout se passe fort bien! Referais-je la même chose? Evidemment!" Puis, elle réaffirme: "Le congé de maternité est non seulement un droit, mais il est nécessaire, tant pour l'enfant que pour la mère. Comme responsable politique, je devais donner un signal aux gens!" Et de conclure: "A dans quatre semaines!"

04/10/2008

Melchior Wathelet (28-09-08)

"A la Flandre d'assumer un éventuel déficit du fédéral"

Pour son deuxième exercice budgétaire, le secrétaire d'Etat au Budget, Melchior Wathelet, n'a guère été aidé par la chance. En cause, deux phénomènes qu'il ne maîtrise pas comme la diminution de la croissance et la hausse de l'inflation, mais aussi des phénomène belgo-belges comme le refus du gouvernement flamand de verser au fédéral 400 millions. La Dernière Heure a fait le point avec lui.

La Dernière Heure: Vos prochaines semaines vont être consacrées au budget…
Melchior Wathelet: J'ai terminé les bilatérales avec mes collègues et nous avons tranché concernant les dépenses primaires, c'est-à-dire celles des départements…

DH: Qu'est-ce qui fait que vous devez trouver cinq à cinq milliards et demi: c'est énorme…
MW: Il y a certes une baisse des recettes fiscales, mais aussi le fait que la Belgique prend de plein fouet la diminution de la croissance, sans parler du contrecoup de l'inflation qui augmente.

DH: Avez-vous trouvé des cadavres dans le placard?
MW: A la Défense Nationale, il y a certaines charges du passé. On y a engagé des factures sans que les sommes n'aient été prévues lors de l'engagement. Il faut donc trouver de l'argent.

DH: Vous visez l'ancien ministre, André Flahaut?
MW: Mon but n'est pas de pointer du doigt l'un ou l'autre.

DH: La croissance et l'inflation, vous ne pouvez que les acter?
MW: Si l'on annonce tel ou tel chiffre pour le budget, c'est toujours d'après une base qui a été calculée précédemment, c'est-à-dire à politique inchangée. A nous de modifier la donne…

DH: Le gouvernement va donc pouvoir prendre de nouvelles mesures?
MW: Bien sûr! Mais elles doivent coûter le moins cher possible. Nous l'avons par exemple fait pour les gardiens de prison.

DH: Vous pouvez aussi faire des réajustements?
MW: Nous en faisons sur les médicaments, mais de manière à ce que les gens le sentent guère. Aux entreprises pharmaceutiques à compresser leurs coûts. Mais il y a d'autres mesures à prendre dans le domaine des soins de santé.

DH: Un gros dossier semble être celui des 400 millions que la Flandre refuse de donner: cela vous met en colère?
MW: Nous sommes dans l'impasse et s'il n'y a pas de solution, le gouvernement flamand sera redevable d'un déficit d'autant, dans le budget fédéral.

DH: Comment se fait-il que la Flandre refuse?
MW: C'est d'autant plus incroyable que la mesure date de l'époque où Johan Vande Lanotte était ministre du Budget, en 2004. Son parti n'est plus au fédéral, mais au gouvernement flamand. Et là, c'est surtout un socialiste, Frank Vandenbroucke, qui bloque. Le gouvernement Peeters ne respecte pas un engagement pris précédemment.

DH: Que faire?
MW: Je l'ai dit, il reviendra à la Flandre d'assumer le déficit de 400 millions d'euros qu'aura le budget fédéral. Ce n'est pas acceptable, ni pour le fédéral, ni pour la Wallonie et Bruxelles qui, elles, tiennent leurs engagements. Cela, alors que la somme en question représente seulement de l'argent qu'on demande à la Flandre de ne pas dépenser.

DH: Comme autres dossiers chauds, il y a la lutte contre la fraude…
MW: (rires) … mon collègue Carl Devies s'en occupe quand il n'est pas cambriolé…