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15/12/2009

VAN CAU: "J'ETAIS SEUL CONTRE TOUS!" (DH, 13-12-09)


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La Dernière Heure : Le nouveau président, Paul Magnette, avait dit que votre candidature à la vice-présidence était un mauvais signal…

Jean-Claude Van Cauwenberghe : Au contraire, je voyais ma candidature comme le symbole d’une réconciliation. Je ne suis pas élu, ayant fait sept voix contre 13, ce qui n’est pas mal. Et, surtout, je suis redevenu membre de l’exécutif.

DH : Vous vous attendiez à cette défaite ?

JCVC : Oui, je l’avais dit en arrivant au dépouillement.

DH : Comment expliquez-vous ce mauvais résultat ?

JCVC : Pour le poste de vice-président « homme », auquel je me présentais, il y avait 3 candidats. L’un d’eux s’est désisté, il y a peu, et toutes les forces d’en face se sont regroupées sur un même candidat. Dans de telles conditions, il n’était pas facile de gagner.

DH : Vous êtes amer ?

JCVC : Outre que cette élection s’est déroulée dans les conditions particulières que j’ai énoncées, elle fait suite à quatre années de diabolisation. Je le répète : il ne m’était pas facile de gagner dans de telles conditions.

DH : Vous remettez cette élection en question ?

JCVC : Je pourrais le faire ! Magnette a bel et bien bâti toute sa réputation sur un manichéisme : le fait que le nouveau président ait à ce point pris position contre moi mériterait l’introduction d’un recours. Évidemment, je n’en ferai rien.

DH : Vous allez conserver la même ligne de conduite ?

JCVC : Je vais continuer à me battre. Pour preuve, j’ai déjà déposé 6 points pour le prochain ordre du jour. Leurs thèmes : le port du voile, la fin des commissariats de quartier, la construction d’un stade de foot pour le mondial…

DH : Votre candidature était-elle une manière de mieux protéger votre fils, en cas de victoire ?

JCVC : Non ! De toute manière, si j’avais été élu, on aurait dit que la vice-présidence n’était pas importante, ce que Magnette avait fait avant de connaître le résultat du scrutin. Reste que le bureau compte 16 membres, dont certains me sont proches, et que la vice-présidente élue, Brigitte Fronville, a aussi son franc-parler. Je ne suis pas seul.

DH : Pas de regrets, donc ?

JCVC : Hors toute immodestie, s’il y avait autant de caméras et de journalistes ce samedi soir, c’était à cause de ma candidature. Avec ou sans casquette de vice-président, je continuerai dans la voie que je me suis fixée : je resterai vigilant!

26/10/2009

QUE DU BONHEUR (DH 25-10-09)


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MR: tiens, qui voilà!

Au MR, où le moindre fait des uns et des autres est analysé à la loupe, les proches du président ont repéré avec étonnement, sinon amusement, la présence de deux personnalités parmi les insurgés: Frédérique Ries et Alain Courtois. Sans vouloir être désobligeant à leur encontre, ni la première ni le second n'a jusqu'à présent en effet marqué les esprits par son sens politique. Cela, même s'ils portent certains gros dossiers: à l'Europe pour l'une, dans le monde du sport pour l'autre. De là à les voir institués porte-parole des voltigeurs qui veulent (pour le bien du parti) la peau de Reynders …

MR (suite): Di Rupo se tait dans toutes les langues

Depuis que la fronde s'est emballée au MR, Elio Di Rupo s'est bien gardé du moindre commentaire contre son meilleur ennemi, Didier Reynders. En privé, il explique cette retenue: "En juin, le PS est passé près de la défaite électorale et je sais même qui était prêt(e) à me remplacer." Impossible pourtant de savoir à qui songe le président qui a prévenu ses troupes: interdiction formelle de verser dans le triomphalisme. Pour avoir connu bien des turbulences, les socialistes n'en observent pas moins de près l'évolution de la situation au MR. Pour en tirer des enseignements?

charles michel.jpgLes problèmes de cœur de Charles Michel

L'affaire Carla-Charles Michel a donc eu son petit succès. Une tout autre histoire de cœur concerne le ministre de la Coopération. Elle est bien plus ancienne et beaucoup moins connue. C'était à l'époque où Michel junior était ministre de l'Intérieur du gouvernement wallon et son père très pote avec les socialistes. Parmi eux, Jean-Claude Van Cauwenberghe, ministre-président wallon et donc chef du jeune Charles. Louis et Jean-Claude cassaient régulièrement la graine, à La Maison du bœuf, au Hilton. Lors d'un de ces repas, l'un raconta à l'autre combien son propre aîné lui causait du souci avec ses affaires de coeur. Et d'évoquer une empoignade qui avait si mal tourné qu'une plainte avait été déposée à la police. Soudain, une étincelle jaillit: "Et si on lui faisait une blague?" Pari tenu! Lors de la réunion du gouvernement wallon qui suivit, Van Cau prit Charles à part. De son air le plus sérieux, il lui raconta comment il avait été averti de la rixe par les autorités judiciaires. "Etant donné ton statut de ministre, tu pourrais être convoqué par le Procureur du Roi", ajouta-t-il, sans perdre son sérieux. Charles Michel blêmit. Depuis, il attend toujours…

Drôle de drame au MRAX

Nous l'annoncions, la semaine dernière: le MRAX est sens dessus dessous. Confirmant ce fait, un communiqué publié en front commun et intitulé "Au secours!" Ce texte n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer les procédés du président, Radouane Bouhlal. Et d'accuser – nous citons le sous-titre de cette philippique – "le despotisme", "l'autocratie" et "la zone de non-droits!" du Mouvement. Voire celle-ci, a prori proche des plus faibles et passablement donneuse de leçons, s'effondrer pour cause de pseudo-dictature de son raïs, voilà qui ne manquera pas de faire sourire ses contempteurs…

montay.jpgJohanne Montay, le (faux) bras droit qui se casse le bras gauche

Si la chef du service politique de la RTBF présentera bien le prochain "Répondez à la question" du 24 novembre aux côtés de François De Brigode, Johanne Montay n'en est pas moins passé à deux doigts de ne pouvoir le faire. Mercredi, en effet, elle s'est cassé l'humérus en tombant de cheval à Anderlecht. L'histoire ne dit pas si elle a téléphoné à Ophélie Fontana pour lui éviter tout buzz, comme lors de son royal lapsus sur le col de l'utérus d'Albert II. On laissera toutefois à De Brigode cette manière bien à lui de ramasser la situation, en plaisantant sur son chef: "Mon bras droit s'est cassé le bras gauche!" Pour vos vœux de prompt rétablissement, transmettez-les à la DH qui fera suivre…

 

La phrase de la semaine

Trouvée dans l'ouvrage, "Histoire abracadabrantesque", qui collecte les meilleures petites phrases de la Vème République: "(Je ne vais pas me lancer dans) "la politique des boules puantes". Et pourtant son auteur, "Mongénéral", ne connaissait pas le MR…

04/10/2008

Que du bonheur 28-09-08

Perquisition à son domicile, le 11 juin…
Avant-hier vendredi, Jean-Claude Van Cauwenberghe a déposé plainte contre X, pour violation du secret professionnel et diffamation. C'était entre les mains de la juge Michel. En cause, l'affaire de la perquisition à son domicile, le 11 juin dernier. Celle-ci avait pour objet la construction du hall des sports de Beaumont et était menée par la juge Jacqueline De Mol. On s'en souvient, ce jour-là, une lettre aurait été trouvée: elle était signée par l'ami de Van Cau, Robert Wagner, lui demandant de rembourser le coût d'un voyage que les deux hommes avaient fait aux Maldives, en 2002 et en compagnie de leurs épouses. Quelques jours après cette visite, une note de la police avait été dévoilée. Son auteur y narrait non seulement les conditions dans lesquelles la perquisition avait été effectuée, mais il faisait aussi état du courrier de Wagner. Celui-ci était daté de 2005 et l'entrepreneur y demandait à son ami politique – selon l'auteur de la fameuse note – de lui rembourser une somme de 17.000 euros, pour le voyage. Depuis, on a appris qu'il existerait peut-être deux versions de la note.

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… Van Cau a déposé sa plainte, vendredi
Me Pierre Chomé, avocat de Van Cau, y voit dans l'existence de cet éventuel double la première preuve d'une manipulation contre son client. Secundo, l'avocat ne veut pas croire qu'en 2005, un homme avisé comme Wagner aurait pris le risque d'envoyer un écrit à son ami, qui plus est en spécifiant bien qu'il le faisait "vu le climat des affaires". Toujours selon le robin, la lettre serait d'autant plus fantaisiste que Van Cau a payé l'acompte de sa part du voyage en 2002 et le solde en 2003. En témoignent, les extraits bancaires, mais aussi le bon de commande de l'agence de voyage, Nosylis. Plus avant dans sa réflexion, Me Chomé en vient aux conditions mêmes de la perquisition: il rappelle que celle-ci a été effectuée dans les régles, c'est-à-dire d'après un courrier écrit par le Premier président de la Cour d'appel de Mons, Jean Franeau. La juge d'instruction De Mol n'a rien fait d'autre que de suivre à la lettre les instructions de ce dernier. La juge aurait-elle découvert un élément relevant, lors de sa visite, que le substitut du Procureur du Roi, Pierre Marlier, également sur place le 11 juin, lui aurait verbalement demandé d'étendre son mandat. Ainsi le veut la loi. Marlier ne l'a pas fait. Autant d'éléments qui poussent Me Chomé à affirmer que, plus qu'un document interne de la police, la fameuse note est une "véritable lettre ouverte". Et qu'elle vise avant tout la juge De Mol, coupable aux yeux de certains policiers, de les avoir méprisés, lors de la perquisition. Si l'on suit cette version, Van Cau ne serait qu'une victime collatérale de la note. Une victime collatérale bien en chair certes, mais une victime collatérale quand même. D'où la plainte qu'il a déposée vendredi…

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André Antoine, ministre wallon du spam
Curieuse pratique du numéro deux de l'équipe Demotte, André Antoine. Non que le vice-premier du gouvernement wallon – comme il se plaît à s'autoproclamer – n'avait pas le droit de souhaiter une bonne fête aux Wallons, comme il l'a fait le week-end dernier dans sa newsletter. Il y a qu'Antoine a arrosé bien au-delà, déversant sa Bonne Parole à des Wallons et des Wallonnes qui ne sont même pas abonnés (si, si, ça existe!) à son courrier. Un spam, cela s'appelle! Imaginez dès lors combien sont passées au-dessus de la tête de ces analphabètes les exhortations ministérielles à "célébrer la Wallonie", voire les chiffres de la production d'énergie verte ou ceux du record des passagers transportés par les TEC. Même réflexion pour la conclusion, empruntée à JFK: "Le matin, ne vous demandez pas ce que la Wallonie peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour la Wallonie". Si vous n'êtes pas antoinien, il y a peu de chances que cette péroraison vous ait arraché des larmes d'émotion…

La Belgique va-t-elle rembourser sa dette coloniale au Congo?
A l'occasion du centenaire du legs de l'Etat indépendant du Congo à la Belgique, le Collectif "Mémoires Coloniales" a donc proposé l'ouverture d'un débat public sur notre passé congolais (sic). Et les écrivains, historiens, journalistes et citoyens, membres du Collectif, de dénoncer dans un manifeste les stéréotypes, préjugés et assertions tronquées – respirez un bon coup – "héritées de l'historiographie coloniale et post-coloniale complaisante à l'égard de Léopold II, des agents de la colonisation et des financiers ayant tiré profit de l'exploitation du pays." Et, dans la foulée, ces humanistes de réclamer que soient apposées sur certains monuments "des plaques rétablissant la vérité historique du rôle de chacun." Quand ils ne demandent pas l'érection de nouveaux monuments à la gloire des figures oubliées. Ce n'est pas tout: les signataires réclament l'annulation sans condition de la dette extérieure du Congo et que la Belgique et la monarchie présentent leurs excuses aux peuples (sic) congolais et que celles-ci soient accompagnées d'une juste réparation. De quoi grever d'autant le budget auquel s'atèle le secrétaire d'Etat Melchior Wathelet…

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La phrase de la semaine
Trouvée sur le blog du journaliste Diederick Legrain, cette sortie de José Happart, président du Parlement wallon, concernant la sponsorisation des Fêtes de Wallonie par la brasserie flamande Moortgat: "Les namurois ne sont pas capables de trouver un sponsor en Wallonie pour le pékêt. C'est çà, le vrai mal wallon!"