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26/10/2009

QUE DU BONHEUR (DH 25-10-09)


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MR: tiens, qui voilà!

Au MR, où le moindre fait des uns et des autres est analysé à la loupe, les proches du président ont repéré avec étonnement, sinon amusement, la présence de deux personnalités parmi les insurgés: Frédérique Ries et Alain Courtois. Sans vouloir être désobligeant à leur encontre, ni la première ni le second n'a jusqu'à présent en effet marqué les esprits par son sens politique. Cela, même s'ils portent certains gros dossiers: à l'Europe pour l'une, dans le monde du sport pour l'autre. De là à les voir institués porte-parole des voltigeurs qui veulent (pour le bien du parti) la peau de Reynders …

MR (suite): Di Rupo se tait dans toutes les langues

Depuis que la fronde s'est emballée au MR, Elio Di Rupo s'est bien gardé du moindre commentaire contre son meilleur ennemi, Didier Reynders. En privé, il explique cette retenue: "En juin, le PS est passé près de la défaite électorale et je sais même qui était prêt(e) à me remplacer." Impossible pourtant de savoir à qui songe le président qui a prévenu ses troupes: interdiction formelle de verser dans le triomphalisme. Pour avoir connu bien des turbulences, les socialistes n'en observent pas moins de près l'évolution de la situation au MR. Pour en tirer des enseignements?

charles michel.jpgLes problèmes de cœur de Charles Michel

L'affaire Carla-Charles Michel a donc eu son petit succès. Une tout autre histoire de cœur concerne le ministre de la Coopération. Elle est bien plus ancienne et beaucoup moins connue. C'était à l'époque où Michel junior était ministre de l'Intérieur du gouvernement wallon et son père très pote avec les socialistes. Parmi eux, Jean-Claude Van Cauwenberghe, ministre-président wallon et donc chef du jeune Charles. Louis et Jean-Claude cassaient régulièrement la graine, à La Maison du bœuf, au Hilton. Lors d'un de ces repas, l'un raconta à l'autre combien son propre aîné lui causait du souci avec ses affaires de coeur. Et d'évoquer une empoignade qui avait si mal tourné qu'une plainte avait été déposée à la police. Soudain, une étincelle jaillit: "Et si on lui faisait une blague?" Pari tenu! Lors de la réunion du gouvernement wallon qui suivit, Van Cau prit Charles à part. De son air le plus sérieux, il lui raconta comment il avait été averti de la rixe par les autorités judiciaires. "Etant donné ton statut de ministre, tu pourrais être convoqué par le Procureur du Roi", ajouta-t-il, sans perdre son sérieux. Charles Michel blêmit. Depuis, il attend toujours…

Drôle de drame au MRAX

Nous l'annoncions, la semaine dernière: le MRAX est sens dessus dessous. Confirmant ce fait, un communiqué publié en front commun et intitulé "Au secours!" Ce texte n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer les procédés du président, Radouane Bouhlal. Et d'accuser – nous citons le sous-titre de cette philippique – "le despotisme", "l'autocratie" et "la zone de non-droits!" du Mouvement. Voire celle-ci, a prori proche des plus faibles et passablement donneuse de leçons, s'effondrer pour cause de pseudo-dictature de son raïs, voilà qui ne manquera pas de faire sourire ses contempteurs…

montay.jpgJohanne Montay, le (faux) bras droit qui se casse le bras gauche

Si la chef du service politique de la RTBF présentera bien le prochain "Répondez à la question" du 24 novembre aux côtés de François De Brigode, Johanne Montay n'en est pas moins passé à deux doigts de ne pouvoir le faire. Mercredi, en effet, elle s'est cassé l'humérus en tombant de cheval à Anderlecht. L'histoire ne dit pas si elle a téléphoné à Ophélie Fontana pour lui éviter tout buzz, comme lors de son royal lapsus sur le col de l'utérus d'Albert II. On laissera toutefois à De Brigode cette manière bien à lui de ramasser la situation, en plaisantant sur son chef: "Mon bras droit s'est cassé le bras gauche!" Pour vos vœux de prompt rétablissement, transmettez-les à la DH qui fera suivre…

 

La phrase de la semaine

Trouvée dans l'ouvrage, "Histoire abracadabrantesque", qui collecte les meilleures petites phrases de la Vème République: "(Je ne vais pas me lancer dans) "la politique des boules puantes". Et pourtant son auteur, "Mongénéral", ne connaissait pas le MR…

22/10/2009

QUE DU BONHEUR (DH 18-10-09)

radouane bouhlal.jpg

Désertions au Mrax ?

C’est le magazine Regards qui l’affirme : le MRAX se porte mal. Et de pointer le président du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, Radouane Bouhlal, même si la crise est à replacer dans le contexte du mouvement antiraciste européen. On s’en doute, la question de l’islam est un sujet de tension au sein du mouvement, d’autant que le président Bouhlal s’exprime régulièrement à son propos. Au point de le privilégier face à d’autres dossiers ? Sans doute… D’où la difficulté du MRAX à concilier la vision universaliste des intellectuels progressistes et les aspirations identitaires des jeunes issus de l’immigration. C’en est au point que les premiers déserteraient le Mouvement. Son ancien administrateur, la socilogue Nicole Mayer ramasse : « La question des sans papiers et celle des étrangers en situation irrégulière est un aspect important de la lutte contre la xénophobie et doit être poursuivi au même titre que la lutte contre le racisme. J’ai essayé de défendre ce point de vue devant le conseil d’administration. J’ai été entendue, mais pas écoutée..» C’en est au point que certains ont créé : sauvonslemrax.blogspot.com On y apprend que le problème du MRAX est double : l’hyperprésidence de Radouane Bouhlal, mais aussi la place que l’organisation doit laisser au religieux dans sa lutte contre le racisme, sans omettre le principe de la laïcité qui la fédère. Vaste programme…

Carla, Charles et Flupke

L’autre semaine, le conseil des ministre avait duré un quart d’heure chrono. Ce vendredi, il n’a guère dépassé la demi-heure. Le temps pour Charles Michel, on le sait, de narrer à ses collègues comment, lors de la mission qui vient de le conduire à New York, il avait assisté à une réunion sur le Sida, en même temps que Carla Bruni. On sait aussi qu’il avait été plus loin dans ses commentaires, racontant comment, lorsque ses yeux avaient croisé ceux de la Première Dame de France, « quelque chose s’était passé ». Fort bien. Alerté quelques heures plus tôt par l’ampleur de l’événement, Philippe Moureaux avait pourtant rapidement aidé l’aîné des Michel à retomber les pieds sur terre. Lors de la rentrée parlementaire du Sénat, le vice-président du PS avait en effet lancé un paternaliste « Voilà le jeune fiancé de Carla » qui avait provoqué des sourires dans l’assemblée. Comme quoi Flupke Moustache parvient parfois à plaisanter sans être méchant

tilmans.gifDominique Tilmans, plus vipérine que Christine Defraigne ?

Avec la non-reconduction de Christine Defraigne à son poste de chef de groupe au Sénat, le MR espère avoir retrouvé la sérénité. Pour redevenir un parti comme les autres où les uns ou les autres ne passent pas leur temps à dénigrer leur patron. Que ce soit au PS ou au CDH, il faut en effet remonter loin, bien loin pour retrouver les dernières charges d’un clan contre le président. On l’a dit, le fait que la fille de Jean Defraigne-le-terrible ait récemment aménagé son blog en y retraçant ses faits d’armes depuis 2003 montre à suffisance qu’elle sentait venir l’orage. Cela n’aura toutefois pas empêché Dominique Tilmans, sa remplaçante, de clamer que sa rivale était attendue au tournant, depuis des âges. Tiens, en faisant monter la Luxembourgeoise en grade, le MR se serait-il trouvé une femme plus vipérine que la désormais ex-chef de groupe au Sénat ? Pas impossible…

La phrase de la semaine

Avant, au marché dominical de Jette, destination obligée pour qui veut palper du « vrai Bruxelles », on entendait parler néerlandais. On en voyait beaucoup plus, de ces couples bicommunautaires (comprenez : formé par une francophone et un Flamand, ou inversement) qui s’adressaient des petits noms doux dans les deux langues. « Chou », « Loulou », « Chéri », côtoyaient les « Poepie », « Tomatje » ou « Mouchke » (les Flamands sont décidément plus originaux). Eh bien, au marché de Jette, désormais, on n’en voit plus beaucoup, de ces couples mixtes. (l’ancienne journaliste du Vif, Isabelle Philippon, dans le mensuel Psychologies)