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12/08/2012

L'INTERVIEW DE MICHEL DAERDEN QUI A FAIT DATE: "AVE CESAR!" (PARUE DANS PARIS MATCH LE 03-12-09)

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16/06/2009

MODRIKAMEN: FORTUYN N'ETAIT PAS UN POPULISTE (DH 14-06-09)

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La Dernière Heure: De quel constat partez-vous lorsque vous envisagez de lancer un parti?

Mischael Modrikamen: La gouvernance et nos institutions se trouvent dans une impasse. Je n'ai jamais senti autant de lassitude chez les gens, beaucoup ne sachant plus pour qui voter…

DH: Plus précisément?

MM: À gauche, il y a Ecolo, le PS et un parti que je qualifierais de "bobo", le CDH. À droite par contre, aucun parti ne s'assume réellement, comme c'est le cas en France, en Espagne, en Allemagne… En fait, chez nous, le MR représente de plus en plus la classe moyenne supérieure.

DH: Ce constat posé, qu'envisagez-vous?

MM: Je songe à créer un grand mouvement de la droite populaire. Il ferait face à la gauche qui se lève tôt, au CDH et à la droite libérale. L'idée sous-jacente serait que le citoyen se réinvestisse dans la politique: avec des flux de gens qui s'engagent en politique et d'autres qui retournent vers le privé. Comme cela se passe aux Etats-Unis…

DH: Pourquoi cette envie, déjà évoquée, de lancer un parti?

MM: Je suis avocat et, à part l'affaire Fortis, j'ai suffisamment de dossiers. Mais, suite à mes prises de position, j'ai reçu beaucoup de courriers m'invitant à rentrer dans l'arène politique. Ceci dit, je suis parfaitement conscient qu'on ne m'y attend pas les bras ouverts…

DH: Aujourd'hui, cette entrée est un fait ou une intention?

MM: Je vais me reposer en juillet et réfléchir. Je me prononcerai en août.

DH: Avez-vous un modèle?

MM: J'aimerais provoquer un électrochoc, et si je devais prendre un exemple, ce serait celui de Pim Fortuyn. Celui-ci n'était absolument pas d'extrême droite. S'il n'avait pas été assassiné, il serait devenu Premier ministre. Je reviens de Londres où j'ai rencontré des Hollandais: ceux-ci ne juraient que par Pim Fortuyn. Autre exemple, en 3 mois, Berlusconi est devenu président du Conseil.

DH: C'est très populiste, tout ça?

MM: Non! Fortuyn était un homme de rupture, pas un populiste. Il parlait le langage de la vérité. Quant à moi, je suis le contraire du populiste: je suis insensible aux jeux du stade et plutôt attiré par la complexité des choses. Les solutions sont rarement simples: ce n'est pas pour cela qu'il ne faut pas tenir un langage clair et net. L'UMP et Aznar sont-ils populistes?

DH: Appréciez-vous le style de Jean-Marie De Decker?

MM: Ce n'est pas un modèle, mais il a raison lorsqu'il critique les dysfonctionnements belges.

DH: L'expérience Aernoudt vous a fait réfléchir?

MM: En tant qu'homme, je l'apprécie et comme intellectuel, il a beaucoup d'idées. Mais il n'a pas mené son projet de manière assez professionnelle et a été un buzz médiatique, sans plus.

DH: Avez-vous déjà songé qu'il vous faudrait une équipe, des moyens, et qu'il vous manque une historicité?

MM: Pour l'historicité, je parviendrai à surpasser cela. Si je n'ai pas les finances et les équipes, mon projet ne se fera pas.

DH: Quelles seraient les grandes lignes de votre programme, à part la simplification des institutions dont vous avez déjà parlé?

MM: Le retour aux vraies valeurs: justice, éthique, responsabilité, travail…

DH: Et l'institutionnel?

MM: Je propose de mettre sur pied un grand pacte de gouvernance, avec l'élargissement de Bruxelles, voire même un Bruxelles trilingue allant jusqu'à Lasne, Waterloo, Rhodes… Dans ceux qui me sollicitent, se trouvent de nombreux Flamands…

02/05/2009

MODRIKAMEN: "LE NON SIGNIFIERAIT LA PERTE DE 5.000 EMPLOIS!" (DH 26-04-09)

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Mardi, à Gand, se tiendra une nouvelle Assemblée générale de Fortis. Sera-ce le chant du cygne, pour Maître Modrikamen et les autres tenants du "non"? Nous avons interrogé l'avocat…

La Dernière Heure: Vous venez de tirer vos dernières cartouches?

Mischael Modrikamen:  Avec l'approche de l'assemblée générale, nous avons d'abord effectué un rapport de fond, ce que d'autres comme Mac Kinsey n'avaient pas fait. Puis, nous avons présenté notre plan et enfin, nous avons rédigé une lettre ouverte destinée au grand public.

DH: Elle n'a guère remporté de soutien…

MM: Certains ont eu peur, en fonction de la position qu'ils occupent dans leurs sociétés. (l'avocat nous cite quelques noms…) De même, certains de ceux qui soutiennent le "oui" admettent que le "stand alone" est une bonne solution…

DH: Jeudi, à la Chambre, le Premier ministre vous a une nouvelle fois adressé une fin de non-recevoir…

MM: Là, on en était presque à l'invective. Malheureusement, personne n'a jamais accepté de discuter de nos chiffres…

DH: Pourquoi revenez-vous chaque fois à la charge en demandant de rencontrer le gouvernement?

MM: Ce dernier oublie qu'une action en nullité est pendante, mais aussi que nous avons des managers capables de gérer la banque.

DH: Vous réprouvez la déclaration du Premier ministre?

MM: D'abord, il l'a faite suite à la question d'un membre de la majorité: c'est cousu de fil blanc et c'en devient presque suspect. Il accepte de parler avec l'étranger, mais pas avec nous. J'ai l'impression que personne n'ose nous affronter.

DH: Herman Van Rompuy affirme aussi que le gouvernement n'a pas de plan "b"…

MM: Cela s'adresse à l'assemblée générale. Il prétend qu'il ne sert à rien de voter "non". Nous disons: au contraire…

DH: Que ferez-vous si le "oui" l'emporte?

MM: Nous verrons d'abord s'il y a lieu d'introduire un recours en annulation. Plus concrètement, si le "oui" l'emporte, la banque passera sous contrôle français. Ensuite, dans les mois qui viennent, on peut s'attendre à 5.000 suppressions d'emplois, sans compter que le siège s'en ira à Paris.

DH: Pourquoi ce lancinant appel à voter "non"?

MM: Ceux qui voteront "non" peuvent le faire en vue d'éventuels dommages et intérêts, en cas d'action au fond. Lundi, nous aurons la liste de ceux qui viennent voter…

DH: Vous restez optimistes?

MM: Naturellement, nous avons fait tout ce qui était possible. Voter "oui" serait une erreur historique. Pour la Belgique.

Black listage or not black listage?

Dans l'interview qu'il nous a donnée, Me Modrikamen regrette qu'une sortie ait été faite qui faisait allusion à d'éventuelles pressions, dans le dossier Fortis. Il vise un mail, envoyé par le patron d'une boîte de communication à une série de représentants des petits actionnaires. Affirmant avoir eu un contact avec le cabinet Reynders, l'auteur du mail écrit, noir sur blanc: "Les signataires d'un éventuel appel au "non" seront "blacks listés" (sic). Plus que la menace d'éventuels ennuis fiscaux, ceux qui ont reçu ce mail évoquent le danger, pour ceux qui voteraient "non", d'être ostracisés. Une affirmation gravissime qui fait songer aux pratiques en vogue dans certains pays totalitaires. Il ne s'agit pourtant que d'une rumeur parmi d'autres, depuis qu'a débuté l'affaire "Fortis".  Signalons enfin que seule l'association de défense des actionnaires a souhaité rendre ce mail public.