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13/09/2009

QUE DU BONHEUR 13-09-09 (DH)


milquet et lutgen.jpg

Joëlle va VRAIMENT s'en aller

En début de semaine, des rumeurs en sens divers percolaient, qui avaient trait à la présidence du CDH: pour certains, Joëlle Milquet se présenterait en tandem avec Benoît Lutgen, pour d'autres ce dernier traînerait les pieds pour devenir président… Melchior Wathelet corrige: "Joëlle a indiqué un calendrier très, très clair et l'a rappelé à Chevetogne. Elle va mettre fin à sa présidence qui fut longue, remarquée et remarquable!" Lassé par ces bruits, le secrétaire d'Etat au Budget indique au passage qu'il n'a jamais connu que Milquet comme présidente, soupirant: "Je ne sais pas ce qu'elle doit dire pour faire cesser les racontars." Il ramasse: "Le dépôt des candidatures est prévu pour le 14 octobre et les élections se dérouleront en novembre." Wathelet redit enfin, pour la énième fois: "Je ne suis pas candidat!" Compris, tout le monde?!

reynders_didier.jpgReynders va s'intéresser à l'Etat

Didier Reynders à qui rien n'échappe, a repéré que certains médias avaient noté, dans leurs observations sur le congrès du MR: "Le président a été fort applaudi, dit-on!" Et de se lâcher: "C'est un peu comme si les mêmes écrivaient que Kim Clijsters et Yanina Wickmayer sont en demi-finales de l'US Open, dit-on!" Pourtant, les quelques commentaires collatéraux découverts çà et là n'empêchaient pas le président de savourer le succès de la réunion de son parti à l'Euro Space Center: "Avec un souffle (de sympathie) qui s'est tout de suite dégagé de la salle." Il n'empêche, comme l'ont noté de distingués politologues, Reynders n'avait truffé son discours d'aucune vacherie. "Désormais, je vais m'intéresser à l'Etat", a-t-il fait savoir à sa garde rapprochée. Pas étonnant dès lors que, cette semaine, ce soit Willy Borsus, chef de groupe au Parlement wallon, qui se soit exprimé sur la grève des TEC, tandis que son alter ego à la Communauté française, Françoise Bertieaux, communiquait sur les débrayages annoncés dans l'Enseignement, et que Pierre-Yves Jeholet, porte-parole du parti, annonçait une interpellation sur la gouvernance à l'aéroport de Liège. Du jamais vu, ou presque…

deprez.jpgGalant et la nouvelle politique

Gérard Deprez, présent à Redu, a donc apprécié les propos de Reynders: "Didier a tenu un bon discours", précisa-t-il. Le président du MR n'a guère eu le temps d'ouvrir le champagne pour célébrer l'événement que le même Deprez y allait de nouveaux conseils à son ami, hier samedi dans la presse. On le sait, deux autres éminences du MR allument régulièrement leur président chéri: Jean-Paul Wahl et Jacqueline Galant. Le plus cocasse? Malgré ses objections concernant l'organisation du parti, la seconde ne cesse de remplir la boîte aux lettres du service social du MR. "Pas vite gênée!", commente-t-on, avenue de la Toison d'or, en se frappant la tempe au moyen de l'index…

Un visiteur nommé Dedecker

Spectacle particulier, jeudi dans la salle Breughel, au Parlement flamand. Kris Peeters y était interrogé sur les chipotages au sein de la "Maison flamande" de New York. Parmi les visiteurs, le député fédéral Jean-Marie Dedecker. Normal, vous direz-vous, c'est lui qui a dévoilé, documents à l'appui, le fait que le directeur, Philip Fontaine, ait un rien confondu la caisse de sa société organisatrice d'événement et celle de la Flander's House. Plus étonnant, bien que n'étant pas membre du Parlement ménapien, Dedecker ne se gêna pas pour prendre la parole, lorsque le ministre-président l'attaqua frontalement. Ainsi, à propos de ses éventuelles intimidations à l'encontre des employés de l'officine flamande à NYC. "Faux!, tonna le bouillant Ostendais, ce sont eux qui m'ont contacté pour témoigner des turpitudes de Fontaine!" Qui n'en menait pas large, c'était le président de séance, Jan Peumans, qui avait bien du mal à calmer l'agité Dedecker...

uyttendaele.jpgL'ubiquiste Uyttendaele

Curieux aller-retour que celui du feuilleton "A tort ou à raison", diffusé mardi par la RTBF. Après avoir été présenté au service public, cette série avait été attirée par RTL avant de se retrouver finalement, boulevard Reyers. Et là, c'est par un vote majorité contre opposition que le conseil d'administration l'avait captée. En cause, on s'en doute, la présence du scénariste Marc Uyttendaele, au générique. Malgré que les défenseurs du téléfilm minimisèrent l'intervention de l'omniprésent époux de Laurette Onkelinx, l'affaire eut du mal à passer. Ajoutez au coût de la série – un million d'euros – le fait que le scénariste n'avait pas été mis en concurrence avec d'autres et que de précédentes tentatives du Cher Maître avaient fait un bide, vous aurez saisi la tiédeur de certains. Pourtant, tous comptes faits, "A tort ou à raison" n'a pas trop mal passé la rampe. Tant du côté de l'audimat que de celui des professionnels. Au point que, selon certaines sources ertébéennes, Uyttendaele s'apprêterait à remettre cela. Mais quand dort-il?

quevrin.jpgLa phrase de la semaine

Les Laekenologues les plus avertis étaient quasi unanimes: si le prince Philippe s'était laissé pousser la barbe, c'était dans le souci d'apparaître (encore) plus volontaire. La rayonnante patronne de Place royale, Anne Quevrin, est d'un autre avis: "La barbe naissante du prince souligne le bleu de ses yeux." À force de faire dans le subversif, l'ertéellienne va finir par se faire censurer…

 

02/02/2009

QUE DU BONHEUR 01-02-09

van rompuy - quedub 01-02-09.jpg

Van Rompuy, à Davos: "Rendez-vous dans un an!"

A ceux qui doutaient de la complicité entre Herman Van Rompuy et Didier Reynders, l'un et l'autre ont répondu en reprenant la même expression: "Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous". Le Premier ministre l'a fait à la Chambre et le ministre des Finances, en interview. Vous n'entendrez pas autre chose, dans la bouche des témoins des pourparlers sur le dossier Fortis, qui se sont déroulées dans la nuit de jeudi à vendredi: Van Rompuy et Reynders ont travaillé en parfaite harmonie et sans état d'âme. Quelques heures après avoir quitté la table des négociations, le chef du gouvernement parlait devant 84 CEO belges. C'était au sommet de Davos, dans une des salles du prestigieux Steingerberger Hôtel. "Je reviendrai l'année prochaine!", lança le Premier ministre à l'assemblée. Point de forfanterie, puisqu'il avait ajouté la précaution oratoire qu'impose l'Etat du pays, "si la situation politique le permet". Plus concrètement, Van Rompuy décrivit ainsi sa feuille de route: redorer l'image de la Belgique, écornée depuis 18 mois. 

La culotte de Milquet

Jeudi, en séance plénière à la Chambre, le député Pierre-Yves Jeholet (MR) interrogeait la vice-Première, Joëlle Milquet (CDH), sur les dernières recommandations de la Commission européenne en matière d'Emploi. L'occasion pour l'assemblée de s'amuser un peu, tant sont animées les joutes entre ces deux interlocuteurs. Résumant l'ensemble du plan du gouvernement, en matière d'Emploi, la ministre ne se fit pas faute de rappeler au député qu'il représentait un parti du gouvernement. Le libéral l'admis. Leur présence au sein de la majorité n'empêche pas des députés CDH d'interroger certains ministres. Comme en témoigne le texte du compte-rendu analytique, guillemets compris, Jeholet conclut: "Si vous me permettez l'expression, vous serez "marquée à la culotte" par les mesures que nous proposons, dans les semaines qui viennent." Réponse offusquée de Milquet: "Au-delà de termes que j'aurais souhaités plus galants, je vous signale que le gouvernement a adopté ce matin un projet de loi comprenant plus d'une vingtaine d'articles en matière d'emploi". Comme quoi, on peut être supporter acharnée du Standard et ne pas connaître l'expression footballistique "marquer à la culotte"…

deux cents - quedub 01-02-09.jpgPièces d'un et deux cents: L'Europe décidera!

Les villes de Visé et Waregem avaient été choisies comme cobayes, dans le cadre de l'éventuelle suppression des pièces de 1 et 2 cents. L'union des Classes Moyennes et son pendant ménapien, l'UNIZO, viennent de faire savoir que l'évaluation avait été jugée "positive" par un bureau d'études. Dans la foulée, on apprenait que la Finlande et les Pays-Bas appliquaient déjà le principe dit "de l'arrondi", depuis 2002 pour l'une et 2004 pour l'autre. Etrange! C'est en effet au niveau européen que devrait se décider pareille mesure. Pour ce qui concerne la Belgique, un comité d'experts de la Banque Nationale tranche actuellement sur le dossier.

Le prix d'une Miss

En début de semaine, trois candidates à l'élection de Miss Belgian Beauty étaient condamnées à 1.500 € de dommages et intérêts à l'organisateur: elles avaient déserté le concours avant la fin. Pareille mésaventure a bien failli arriver à des candidates à Miss Bruxelles. Lors de la première étape, le 12 avril dernier, les top-biches présentes avaient été invitées à signer un contrat de trois pages bien tassées. Elles n'eurent que 3-4 minutes pour en prendre connaissance. Dans l'agitation, elles s'exécutèrent donc sans lire le document. Or celles qui se sont retirées, jugeant le concours trop absorbant, mal organisé, voire joué d'avance, ont gentiment été conviées à payer 290 €. Problème, il leur fallut faire des pieds et des mains pour obtenir une copie du contrat et vérifier qu'il contenait bien une clause de désistement. A cette somme s'en ajoute une autre: 300 € que les candidates avaient dû trouver auprès d'un sponsor. Ce n'est pas tout, le contrat prévoyait la vente, par chaque Miss potentielle, de 10 places pour la finale. Simple détail, chaque place valait 150 €. Presque le double pour aller voir Madonna, le 11 juillet prochain à Werchter…

levif - quedub 01-02-09.jpgInternet dépassé par la presse écrite?

Depuis plusieurs jours, le professeur de l'UCL Vincent Heinderyckx fait circuler un mail, suite à l'interdiction de deux quotidiens de publier une "carte blanche" que lui-même et d'autres avaient rédigées, à propos du Vif. Seul hic, un des journaux en question, La Libre Belgique pour ne pas la citer, ont fini par diffuser le document en question.

Le professeur ayant envoyé son mail à tire-larigot, il n'a pas pris la peine de le corriger pour signaler que notre confrère s'était exécuté. D'autant plus dommage que l'envoi du texte via internet avait pour but de dénoncer ceux qui tentent d'"étouffer la circulation d'idées qui dérangent"…

La phrase de la semaine

"Puisque Nocilas Sarkozy vent désigner des patrons de chaînes pour supprimer toute hypocrisie, libéralisons l'inceste! Et, tant qu'on y est, désignons-le empereur"! (Jean-François Kahn, sur France 2)

JEHOLET: "OUI A LA DEDUCTIBILITE DES FRAIS DE RESTAURANT A 100%" (DH 01-02-09)

 

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Pierre-Yves Jeholet, député fédéral et porte-parole du MR

La Dernière Heure: Vous venez de déposer une proposition concernant la déductibilité des frais de restaurant: que prévoit-elle?

Pierre-Yves Jeholet: Jusqu'à présent seuls 69% de ces frais pouvaient être déduits. Je propose que la déductibilité soit de 100%.

DH: Qu'est-ce qui sous-tend votre proposition?

P-YJ: La crise économique, d'abord. Mais aussi le fait que le secteur HORECA souffre énormément, au même titre que la construction. La mesure que je propose est donc très forte.

DH: Combien d'emplois, dans l'HORECA?

P-YJ: Il y a 150.000 emplois, dont 30.000 sont directement liés au secteur. L'HORECA rencontre d'autant plus de problèmes que la plupart des emplois qu'il concerne sont non-qualifiés. Ce sont les plus touchés par le chômage, on le sait.

DH: Votre parti vous suit?

PYJ: Bien entendu! Tout le MR est derrière cette proposition.

DH: C'est une simple mesure fiscale?

P-YJ: Non! J'y vous aussi des considérations économiques et sociales. Ma proposition est déposée à la Chambre et le débat doit avoir lieu prochainement. Mais il y a urgence.

DH: Vous parlez de votre proposition comme une "mesure forte": l'HORECA en attend d'autres…

P-YJ: Bien sûr! Le secteur attend la réduction du taux de TVA. Mais pour cela, il faut un consensus européen. Depuis des années, sur base d'un accord de gouvernement, Didier Reynders se bat pour tenter de la faire passer de 21% à 6%. Mais les Allemands et les Autrichiens bloquaient…

DH: "Bloquaient": vous utilisez l'imparfait…

P-YJ: Il semblerait qu'en raison de la crise qui les frappe aussi, ces deux pays soient en train de revoir leur position.

DH: La Belgique est-elle seule, dans son combat?

P-YJ: Non, elle a des alliés. Comme la France, par exemple. Lorsqu'il était ministre des Finances, Nicolas Sarkozy avait mené ce combat avec Didier Reynders…

Non à l'interdiction du fumer dans les cafés!

DH: Vous défendez une autre idée qui concerne l'HORECA…

P-YJ: Aujourd'hui, on ne peut plus fumer dans les restaurants, les centres sportifs et les buvettes. C'est une excellente mesure. Manger et fumer, cela ne va pas. Cela, l'HORECA l'a bien intégré. 

DH: …mais?

P-YJ: Je suis contre l'interdiction totale. Je songe aux cafés classiques où le lien social est très fort. Pour eux, je souhaite que la liberté soit laissée à l'exploitant d'une part, et au client d'autre part. Un signe distinctif indiquerait les cafés "fumeurs admis" et les cafés "fumeurs non admis". 

DH: Concrètement, qu'allez-vous faire?

P-YJ: Je ne voterai pas en faveur d'une proposition prévoyant l'interdiction totale de fumer dans les cafés. Cela minerait le secteur HORECA. C'est pour cela que je dis: stop!

DH: Qu'est-ce qui sous-tend votre suggestion?

P-YJ: Nous vivons dans une société où règne l'interdit: c'est grave! Mon idée a aussi une portée économique et sociale, le nombre de cafés qui ferment est affolant, sans oublier tous les emplois perdus. 

DH: Et la santé?

P-YJ: Je n'ai jamais fumé de ma vie et suis fort attaché à la problématique de la santé. Mais j'aimerais pouvoir choisir moi-même si je rentre ou non dans un établissement où l'on fume.

DH: Il y a plus important?

P-YJ: Absolument! En matière de santé, il y a bien plus important que d'interdire de fumer dans les cafés. Il serait bien plus efficace de lutter contre le tabagisme des jeunes – certaines écoles prévoient même des lieux pour fumer: c'est aberrant! -, mais aussi contre l'alcool, les drogues douces…