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31/01/2010

QUE DU BONHEUR: REYNDERS FRERE ET SOEUR, DEUX FOIS DAMNED! (DH 31-01-10)


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Comme Monsieur Seguin avec ses chèvres, les Reynders n’ont pas eu de chance avec Matin Première. Ce fut en premier lieu Didier, qui, invité en début de semaine à passer vendredi matin chez Bertrand Henne, vit sa participation à l’antenne décommandée, en raison de la spéciale « Explosion de gaz ». Les responsables ertébéens proposèrent bien au Président du MR de l’inviter, demain lundi, mais il déclina. Son SMS se terminant pas « à une prochaine fois », seuls les reyndersologues les plus pointus pourront déterminer s’il était un peu, beaucoup ou carrément courroucé. Tout cela ne vaudrait pas ces quelques lignes si la sœur du ministre des Finances, Danièle, invitée à l’émission spéciale, n’avait été aiguillée – ou s’était mal aiguillée, c’est selon – vers le Palais des congrès de Liège, alors que le direct avait lieu à l’Hôtel de Ville. Furieuse, la magistrate arriva en retard et ne put participer qu’à la deuxième partie du programme. Il reste juste à espérer que les routes menant au congrès du MR, ce dimanche, ne seront pas bloquées par la neige et que les équipes de la RTBF pourront y accéder…

OLIVIER MAINGAIN: "POURQUOI REFUSER AU FDF CE QU'ON PERMET AU MCC?" (DH 31-01-10)


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La Dernière Heure : Ce samedi, dans La Libre, Louis Michel s’interroge une nouvelle fois sur la volonté du FDF de créer des sections locales en Wallonie…

Olivier Maingain : Les statuts du MR permettent à chaque composante du Mouvement d’installer des sections locales où elle le souhaite. Le FDF est certes modeste, mais il n’y a pas de raison que nous n’apportions pas ce qui fait notre spécificité.

DH : Ces propos de Louis Michel vous étonnent-ils ?

OM : Il cohabite bien avec le MCC, pourquoi ne le ferait-il pas avec le FDF ?!

DH : Ses propos ne sonnent-ils pas bizarrement à un moment où le MR semble se regrouper ?

OM : Vous avez raison : pour l’instant, l’important est de se rassembler autour du Manifeste lancé par Didier Reynders !

DH : Sentez-vous que Louis Michel est soutenu, dans ce qu’il dit ?

OM : Aujourd’hui à Namur, j’ai présenté mes vœux aux membres wallons. Il y avait aussi des libéraux : j’ai perçu beaucoup de sympathie de part et d’autre

DH : En revenant, à ce moment précis, sur la création de sections locales wallonnes, Louis Michel a-t-il une idée derrière la tête ?

OM : Je trouve d’abord que revenir sur ce sujet est faire beaucoup d’honneur au FDF.

DH : Cernez-vous la stratégie de Louis Michel ?

OM : Je ne sais s’il s’agit de sa part d’un combat d’arrière-garde ou d’une réflexion passagère. Il devrait cependant comprendre que le développement du FDF peut participer à la réussite du MR. Ce dernier peut mieux faire que ressasser des analyses morbides. N’oublions pas qu’aux dernières élections, le PS a perdu 10 sièges, même si le MR n’a pas répondu à l’attente.

DH : Louis Michel semble surtout gêné par les propos dans lesquels vous annonciez que le FDF allait apporter une dose de « social »…

OM : Christine Defraigne – membre du groupe « Renaissance », comme Louis Michel – a tenu un discours qui colle à celui du FDF. Pourquoi ne le lui reproche-t-il pas ? On dirait que ce groupe a du mal à trouver sa spécificité…

DH : Comment est l’ambiance, au sein du MR ?

OM : Excellente ! Même si on n’entend pas toujours à l’extérieur du parti ce qu’on entend à l’intérieur

DH : Que voulez-vous dire ?

OM : Le FDF demande uniquement qu’on lui donne ce qu’on a donné au MCC. Ni plus, ni moins !

26/01/2009

AIDE AUX BANQUES: LE DESARROI DES BELGES

Claude Javeau - DH 25-01-09.jpg
Mercredi, le gouvernement flamand décidait d'apporter une aide de deux milliards à la KBC. Ces aides étatiques seront-elles sans fin? Nous avons demandé son avis au sociologue Claude Javeau.

La Dernière Heure: Certains commencent à s'élever contre le fait que l'Etat aide les banques…

Claude Javeau: Je les comprends! D'autant que l'argent utilisé vient soit de la planche à billets, soit d'un accroissement de la dette publique, soit d'un enrichissement de l'Etat.

DH: Sentez-vous ce mouvement à l'égard de l'aide de l'Etat aux banques?

CJ: Je ne le sens pas trop. Mais je ricane surtout du fait que les économistes n'avaient rien prévu. Preuve que l'économie n'est pas une sciences!

DH: Vous comprenez cette aide de l'Etat?

CJ: Ce qui m'étonne le plus, c'est que l'Etat aide les banques jusqu'à y avoir une participation majoritaire, mais sans y revendiquer le droit de vote. Avec son aide de deux milliards d'euros à la KBC, le gouvernement flamand vient encore de le démontrer.

DH: Aider les banques, c'est aussi aider l'emploi: vous êtes d'accord?

CJ: Il est vrai que ce point de vue doit être pris en compte. En quelque sorte, il y a une logique…

DH: On ne pourrait donc imaginer que l'Etat n'agisse pas…

CJ: Je le répète, si l'Etat aide les banques, il doit bien trouver de l'argent quelque part…

DH: Vous plaidez donc pour que l'Etat prenne la direction des banques?

CJ: En France, de Gaulle l'a fait autrefois, tandis que plus récemment, Jospin a fait le contraire. C'est un clin d'œil de l'histoire… 

DH: Selon vous, pourquoi l'Etat ne prend-il pas la tête des banques?

CJ: Nous sommes dirigés par des coalitions: certains partis s'opposent à une participation directe de l'Etat. Ce que je dis est peut-être simpliste, mais les actionnaires devraient aller se rhabiller.

DH: Ne croyez-vous pas non plus que les gens ont du mal à voir tout cet argent qui part vers les banques, alors qu'eux-mêmes en manquent?

CJ: Sans doute! Même si, durant les fêtes, la population a autant dépensé que les autres années, on sent bien qu'elle a de gros soucis: d'une manière plus générale, les gens dépensent moins. Les grandes surfaces ne me démentiront pas… 

DH: Vous comprenez le désarroi des Belges?

CJ: Les gens ne comprennent plus. Mais ce qu'ils souhaitent avant tout, c'est de ne pas vivre une situation à l'islandaise. 

DH: Pour vous, il s'agit d'un désarroi plus général…

CJ: Les Belges ressentent une grande désaffection. En politique, ils ne comprennent pas trop que, quand "didier" dit quelque chose, "Elio" dit le contraire, et "Joëlle" vient aussi donner son point de vue.

DH: Comment définiriez-vous l'aide qu'apporte l'Etat aux banques?

CJ: C'est un peu le contribuable qui s'aide lui-même. 

DH: Est-ce viable, à long terme?

CJ: Non! Ou bien la conjoncture repart et les banques devront rembourser, ou bien il conviendra d'étatiser les banques, par des solutions autoritaires. On en reviendra aux bons vieux comptes-chèques…

DH: Une autre voie évoquée est le regroupement des banques: certains prétendent que cela conduirait à un clash social…

CJ: Tout dépend de la manière dont on envisage ce regroupement: d'un point de vue social, il s'agirait d'une mauvaise solution, alors que ce ne serait pas le cas d'un point de vue purement comptable.