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01/01/2012

QUE DU BONHEUR (DH 01-01-12)

Les derniers seront les premiers !

Lundi dernier, soit le 26 décembre, le magazine spécialisé Datanews annonçait fièrement que le gouvernement flamand était à la recherche d’un partenaire privé qui lui permettrait de développer une extension Internet “.vlaanderen”. Une information qui figurait, dans la présente rubrique, dès le dimanche 27 novembre, à savoir… il y a tout juste un mois !

Le statut des membres du PCF, revu à la mode Luperto !

Depuis tout un temps, le président du Parlement de la Communauté française, ou de la Fédération Wallonie-Bruxelles, si vous préférez, Jean-Charles Luperto (PS), et son pote greffier, Xavier Baeselen (MR), mitonnaient une refonte du statut des fonctionnaires de l’institution. Quelques petits arrangements entre amis (la volonté d’écarter certains gêneurs locaux ?) n’étaient pas étrangers à ce projet, mais bon, passons… Et c’est ainsi que, l’autre mardi, 20 décembre, la majorité a voté en faveur de la réforme. Parmi les points qui concernent surtout le personnel du PCF, l’obligation, pour quiconque détient un poste de conseiller communal, par exemple, de choisir (!) entre celui-ci et son travail au Parlement. Notons que, dans sa magnanimité, le célébrissime président Luperto permet aux actuels conseillers, et autres, d’aller jusqu’au bout de leur mandat. Autre décision, l’interdiction de tout détachement, dans des cabinets ministériels. Si l’affaire n’a pas fait grand bruit jusqu’à présent – alors que plusieurs dizaines de fonctionnaires ont manifesté en silence dans les tribunes, le jour vote –, Willy Borsus (MR) a annoncé sa volonté d’introduire un recours à l’Europe, laquelle pourrait bien s’intéresser d’un peu plus près au PCF. Gare !

Vrebos, le faiseur d’archevêque !

Dimanche dernier, Pascal Vrebos avait invité Monseigneur Léonard, pour le dernier Controverse de Noël. À l’issue de l’émission, le présentateur en a raconté une bien bonne au primat de Belgique. Ou, comment lors du Bel RTL en direct de Rome, en octobre 2009, à l’occasion de la béatification du Père Damien, Vrebos avait été interrogé par des dignitaires, proches de Benoît XVI, sur les chances d’André-Mutien Léonard, pour la succession du cardinal Danneels. Et notre ami d’assurer l’archevêque de Malines-Bruxelles que ses éloges avaient, peut-être, contribué à pousser Léonard. Le tout, raconté à la Vrebos, avec la pointe d’humour qui sied, pour ce type de clin d’œil. Le primat a d’ailleurs pris la plaisanterie comme il fallait, y allant d’un… sacré éclat de rire !

Saint-Josse

Jeudi, le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez (PS), pointait l’insalubrité régnant dans l’église Gesù qui héberge plus de 150 personnes, dans des conditions de plus en plus précaires. Parmi elles, 58 enfants Roms. Et le maïeur d’affirmer qu’il a fait savoir à Fedasil qu’il est urgent de procéder au relogement de ces familles, précisant que “Fedasil ne pourrait intervenir que si elle est contrainte par voie de Justice.” Voilà qui est bien curieux car, comme indiqué sur son site, “Fedasil est l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique.” Les Roms – tous Européens – seraient-ils subitement devenus des demandeurs d’asile ?

La phrase de la semaine

“La SNCF communique. Elle communique en signalant que les trains qui arrivent à l’heure, arrivent… à l’heure. […] Désormais, le contrôleur en chef d’un TGV qui s’apprête à entrer en gare “à l’heure”, précise que le train va arriver “à l’heure”. On banalise les retards et on fait du train qui arrive “à l’heure” une chose rare. Je crois que vous serez d’accord : il faut poser la tête de l’inventeur du “train qui arrive à l’heure”, sur un rail de la ligne B du RER, à une heure de pointe. Amen.” (Charb, dans Charlie Hebdo)

19/12/2011

QUE DU BONHEUR 18-12-11 (DH)

Ces mandataires MR qui refusent de se faire hara-kiri!

Avenue de la Toison d'or, Charles Michel commence à agiter ses grands bras et ses grandes jambes, en vue des élections communales. Le président du MR tente, en effet, d'empêcher les libéraux bruxellois qui le souhaiteraient, de participer à une liste du bourgmestre, emmenée par un FDF. Et d'envoyer certains émissaires sur le terrain afin qu'ils convainquent ces élus libéraux de préférer figurer sur une liste MR autonome, plutôt qu'une LB. Las, jusqu'à présent, les mandataires locaux ont envoyé les missi dominici de Michel junior se faire lanlaire. "Vous imaginez bien, leur ont-ils expliqué, que si nous choisissons de ne plus être derrière notre bourgmestre FDF, nous volerons d'office, dans l'opposition!" Imparable!

Destexhe, le MSF devenu SSL

C'est un ponte du MR qui s'exprime, à propos de la petite idée d'Alain Destexhe, estimant qu'il aurait fallu utiliser, à l'encontre de Nordine Amrani, l'article 23 §1er 2° du Code belge de la nationalité (“Les Belges [naturalisés] peuvent être déchus de la nationalité belge : [...] s’ils manquent gravement à leurs devoirs de citoyen belge”) "Au moment où il y a un drame, estime notre confident, Destexhe fonce tout de suite, au lieu d'attendre quelques jours. Quel manque de dignité. C'est quand même limite…" Un avis qui rejoint le jugement de feu Jacques Simonet, à propos du même Destexhe: "De Médecins sans frontières, Dextexhe est devenu Sénateur sans limites."

Wouter Beke, Belge de l'année?

Selon le magazine Time, c'est "le manifestant (lambda)" qui mérite d'être homme de l'année? Knack, lui, propose aussi à ses lecteurs de voter en faveur du "Belge de l'année". Selon Annemie Lemahieu, directrice de la communication du CD&V, c'est Wouter Beke qui mérite ce titre. Annemie aimerait tant que ce soit son patron qui le devienne qu'elle fait tout pour ça: http://www.knack.be/belg-van-het-jaar-2011/game-4000013497546.htm#.Tulj Quel dévouement…

Le Holding communal n'aime pas la presse

Nous vous parlions, la semaine dernière de l'assemblée générale extraordinaire du Holding communal. La présence de la presse n'y était pas souhaitée. Au grand dam de certains de nos confrères qui ont demandé l'organisation d'une conférence de presse, après l'AG. Un responsable a donc envoyé un sms indiquant qu'une demi-heure plus tard, un point presse serait organisé. Ceux de nos confrères qui s'y sont rendus ont trouvé porte close. En cherchant dans le quartier si l'un ou l'autre bonze du Holding serait encore dans le coin, certains collègues ont trouvé Francis Vermeiren, président, et Anne-Sylvie Mouzon, vice-présidente, en train de fêter l'événement, dans un établissement. Bonne pêche: les journalistes au flair infaillible ont été briefés sur l'AG…

La phrase de la semaine

"Est-ce à dire que ces oracles du marché, qui donnent des leçons à la terre entière et font trembler les Etats, peuvent aussi – et souvent – se tromper? L'histoire le prouve." (article du Canard enchaîné reprenant, cette semaine, un best of des bévues de certaines agences de notation)

12/12/2011

Que du bonheur (DH 11-12-11)

Leterme, le ministre d'Etat qui sait… attendre

Lundi, au 16 rue de la Loi, Yves Leterme tournait comme un lion en cage. En cause, la passation de pouvoir, avec Elio Di Rupo, reportée, d'heure en heure. Puis, remise au lendemain, lorsqu'il fut patent que la durée de la répartition des compétences ministérielles ne permettrait pas à l'ex-Premier de céder le témoin à son successeur, le jour même. Et Leterme d'éructer, en petit comité: "Vingt heures pour 19 portefeuilles, c'est du jamais vu!" Puis, plus vache: "Si l'on suit cette logique, les conseils des ministres débuteront le lundi matin, pour se terminer le vendredi dans la nuit." Par bonheur, le lendemain, l'ancien Premier avait retrouvé le sourire pour accueillir Di Rupo, lequel avait entre-temps prié Albert II de faire de son prédécesseur un nouveau ministre d'Etat. Pour le remercier de sa patience?

Euphorie de courte durée

Si, depuis la fin des négociations, le ton et la posture d'Elio Di Rupo se sont modifiés pour en faire un homme pénétré de ses responsabilités, son équipe a "une nouvelle dynamique". Ce n'est pas nous qui l'affirmons, mais un membre du gouvernement Leterme. Le changement de place des vieux de la vieille n'y est certes pas étranger. Pas plus que la conscience de chacun, en ses nouvelles obligations. Entre euphorie et sens des responsabilités. Les 14 minutes de bonheur, mercredi au Palais royal, ont laissé des traces. Pour combien de temps?

Holding communal: gare aux indignés

Mercredi donc, 85 % des actionnaires présents à l’assemblée générale extraordinaire ont approuvé la liquidation du Holding Communal. Pour mémoire, cette mise en liquidation va provoquer bien des dégâts, dans les finances de nombre de communes. Certaines avaient décidé d'entrer en résistance. Comme l'avait par exemple annoncé le bourgmestre d'Uccle, Armand De Decker, lors de la conférence des 19 bourgmestres de la capitale. "Ma commune va demander des comptes aux administrateurs du Holding, en refusant de leur donner décharge". Parmi eux, l'ex-Rassemblement wallon Serge Kubla, pourtant coreligionnaire MR du maïeur ucclois, mais aussi son ennemi de trente ans…

Remember…

Beaucoup de commentateurs ont rappelé que cela faisait 40 ans qu'il n'y avait plus eu de Premier ministre francophone. Erreur! Paul Vanden Boeynants – qui parlait plutôt le brusseleer que le néerlandais, il est vrai - occupa le 16, rue de la Loi, d'octobre 78 à avril 79, soit il y a 32 ans. Souvent cité, Edmond Leburton occupa le même poste de janvier 73 à avril 74, soit il y a 37 ans. Mais il était Wallon, lui! D'autres, pointant l'absence de majorité flamande, au sein du gouvernement Di Rupo, lancent: "Imaginerait-on un gouvernement sans majorité francophone au Sud?" Et bien, oui! Ce fut le cas pour les équipes Martens V et VI, de 1981 à 1988, avec une majorité PSC-CVP-PRL-PVV. Voilà pour les mémoires d'outre-tombe… 

La phrase de la semaine

"Si Elio Di Rupo avait éprouvé un jour le moindre amour pour la langue néerlandaise, cette langue aurait pris place plus tôt et plus profondément dans sa vie. (…) Y a-t-il un salut possible pour Elio Di Rupo? Pour l'amour, c'est trop tard. Il lui reste la courtoisie. Celle-ci lui enjoint assurément de mieux parler le néerlandais. Maîtriser la langue, au moins en surface. Sauver les apparences. La superficialité et les apparences: la politique est bonne là-dedans. Mais c'est pour cela que les gens ne lui font plus confiance. On ne s'en sortira pas sans amour." (Rik Torfs, De Standaard)