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02/01/2012

VISART, CHEF CAB DE MILQUET, AUCUN SOUCI! VRAIMENT? (DH 02-01-12)

Le CSJ avait critiqué la nomination du magistrat comme chef cab de Milquet. Un autre dossier, datant de 2009, complique encore les choses, à propos duquel le même CSJ a estimé que Visart avait réservé "un traitement de faveur" à un curateur.

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26/12/2011

VISART, CHEF CAB DE MILQUET: UN TRANSFERT QUI POSE PROBLEME (DH 26-12-11)

En fin de semaine, le bruit courait que Cédric Visart de Bocarmé, jusqu'alors Procureur Général de Liège, allait devenir le chef de cabinet de la ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet. Vendredi soir, soit quelques jours avant la fin du mandat du PG et malgré les tentatives du CDH de le prolonger de 5 ans, un communiqué officiel confirmait la rumeur. 

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19/12/2011

RICHARD MILLER: "Arte est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire!" (DH 12-12-11)

La Dernière Heure: L'UE devient moins démocratique…

Richard Miller: Oui, comme dans la mythologie grecque et de l'enlèvement de l'Europe par Zeus. Ainsi, dans l'UE, les décideurs enlèvent l'Europe aux citoyens et la transforment en zone économico-financière dont le contrôle échappe à la population. 

 

DH: La crise nécessitait pourtant des ripostes?

RM: Si des ripostes étaient nécessaires, elles ont été mises sur pied par le seul conseil des ministres des Finances: ne bétonnons pas, pour le futur, des décisions prises dans l'urgence. En Grèce, on a presque dit aux citoyens: "Vous êtes incapables de comprendre, ne dites rien!" 

 

DH: Et l'Italie?

RM: On y a remplacé un gouvernement démocratique par un gouvernement technocratique: or, la technocratie est aussi insidieuse que le populisme.

DH: Quel rôle peut jouer la petite Belgique?

RM: Nous sommes un des pays fondateurs de l'Europe: notre nouveau gouvernement doit dépasser le couple franco-allemand et d'ouvrir l'esprit des Européens vers une union fédérale et démocratique.

DH: Di Rupo a été applaudi, à son premier sommet européen…

RM: Ce n'est pas seulement lui qui a été applaudi, mais aussi le fait que la Belgique soit sortie de la crise. Il y a eu un véritable soulagement, quand nous avons démocratiquement trouvé une solution.

DH: Ce que vous dites, à propos de l'Europe, concerne les structures…

 

RM: Il faut dépasser ce niveau et arriver à faire partager au citoyen un sentiment d'appartenance à l'Europe. Les populations n'y adhéreront pas si on ne met pas en avant l'importance de supprimer les frontières, ou celle d'avoir une politique industrielle commune. Pour cela, il faut toucher à l'âme et à la culture des citoyens européens. 

 

DH: N'est-ce pas de l'angélisme?

RM: Les gens perdent confiance en l'Europe à cause de sa technicité.

Quand ils se rendent compte qu'il faut des milliards d'euros pour sauver une banque, comment voulez-vous qu'ils adhèrent au projet européen?

DH: Que faire?

RM: Un travail pédagogique, avec les nouveaux médias. La semaine dernière, lors des Etats généraux de la presse, j'ai demandé s'il existait des outils ou des sites internet européens. On m'a dit que "non".

DH: Vous songez à Arte?

RM: Arte, c'est l'exemple-type du couple franco-allemand qui ne veut pas de la grande Europe! Voyez aussi Euronews qui n'est plus captable à Bruxelles et a été remplacée par France 24. Sans sentiment d'appartenance, il va y avoir un repli nationaliste et les gens vont se désintéresser de décisions qui concernent tout le monde, au niveau du porte-monnaie…

DH: La Culture va sauver l'Europe?

RM: Il nous faut aussi une Europe sociale, une Europe économique, une Europe fiscale… contrôlées par les Parlements nationaux et par le Parlement européen.

DH: Un exemple, dans le domaine économique?

RM: Ce qu'Yves Leterme a fait en Belgique, avec ses obligations d'Etat, on pourrait le faire, en Europe, avec des Euro-obligations!

DH: Vous craignez une montée du populisme?

RM: Oui, et surtout les discours où l'on met tout sur le dos de l'Europe. Je crains les discours faciles, non seulement formulés par les eurosceptiques, mais aussi par les anti-démocratiques.