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04/01/2009

JEAN QUATREMER: "La mort lente d'un pays!"

 

 

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Jean Quatremer est le correspondant du quotidien Libération, à Bruxelles. Les élections de 2007 lui ont donné une aura toute particulière: son blog est un des plus lus et la distance que lui donne e statut de Français lui permet d'asséner des vérités bien senties. Paris Match l'a interrogé sur le psychodrame actuel.

Paris Match: Votre avis, sur la crise que vit la Belgique?

Jean Quatremer: Cette crise témoigne d'une grande désinvolture vis-à-vis de l'Etat de droit, comme cela s'est déjà vu avec le wooncode, avec la non-désignation des trois bourgmestres…

PM: Oui, mais ici, le problème n'est pas communautaire…

JQ: C'est clair! Mais cette crise prouve que l'élite politique flamande a pris l'habitude de maltraiter l'état de droit: faire pression sur des magistrats ne semble plus surprenant. 

PM: Pourquoi?

JQ: Une fois que les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites.

PM: Plus de limites: c'est inquiétant?

JQ: Clairement, l'Etat belge est en danger! Tous les coups sont permis! On en est là…

PM: Quelle est la cause du mal belge?

JQ: Je citerais d'abord l'extrême proximité entre les politiques, les médias et le judiciaire. Quand on voit qu'un journal décide d'interroger Maître Uyttendaele sur la crise, alors qu'il est le mari d'une vice-Première ministre et qu'il est régulièrement l'avocat de l'Etat, ou quand on voit qu'un sénateur, Francis Delpérée, donne son avis sur la crise à la télévision, j'ai tout dit. La Belgique, c'est le monde des copains et des coquins. 

PM: Plus concrètement?

JQ: Il y a en Belgique, un dangereux mélange des genres. Tout le monde travaille avec tout le monde.

PM: En France aussi: par exemple, des épouses de ministres sont des journalistes en vue…

JQ: Cela ne va jamais aussi loin qu'en Belgique. Jack Lang est professeur de droit, mais vous ne le verrez jamais donner son avis sur tel ou tel sujet juridique pointu. 

PM: Pour vous, ce qui est arrivé est une première?

JQ: Jusqu'à présent, on savait que la Justice pouvait subir des pressions. Cependant, c'est la première fois qu'un Premier président de la Cour de Cassation va si loin. 

PM: Les gens n'ont pas l'air bouleversés…

JQ: Peut-être, mais je les sens touchés au plus profond d'eux-mêmes. N'oubliez pas qu'en France, c'est sur le "tous pourris" que Le Pen a fait son beurre. Quand on voit qu'en Flandre, les derniers sondages montrent que les partis extrêmes gagnent, c'est un signe…

PM: Que regard portez-vous sur la gestion de l'affaire Fortis?

JQ: La Belgique est le seul pays à avoir refusé une solution nationale pour sa plus grande banque: le gouvernement belge a bradé ses derniers joyaux. Cette affaire me laisse un goût amer en bouche: je songe aux derniers éléments que sont les pressions sur les juges, mais aussi aux pertes monumentales pour les actionnaires. Tout cela me fait dire que l'Etat de droit est en train d'être liquidé, en Belgique.

PM: Cela semble sans appel: vous ne voyez pas de solution?

JQ: Je ne perçois pas les ferments d'un sursaut. Or, comme celui-ci ne pourrait venir que de la Flandre majoritaire…

PM: Tout est dans les mains des Flamands.

JQ: Oui! Mais sauf à envisager que les Flamands renonceraient à leur course à l'autonomie, je ne vois effectivement pas de solution. Quand on est réaliste, on observe qu'il ne reste rien entre le Nord et le Sud. Et comme je ne crois pas aux crises salutaires…

PM: Vous liez le communautaire à la crise bancaire?

JQ: Prenons l'exemple de la crise économique: on aurait pu croire qu'elle aurait été salutaire à l'amélioration des relations entre francophones et Flamands. Hé bien non, plutôt que d'en profiter pour resserrer les liens, le Nord a choisi, au plus fort de la crise, de ne pas nommer les trois bourgmestres. Alors que c'était le moment de travailler ensemble et de sortir le pays du marasme.

PM: Pour vous, Yves Leterme est politiquement mort?

JQ: Il ne faut jamais dire jamais en politique, mais je suis persuadé qu'au prochain scrutin, il fera un excellent score. Il reste populaire en Flandre et, comme c'est parti, on va dire qu'il a été victime d'un complot ourdi par les francophones… 

PM: Votre définition d'un homme d'Etat?

JQ: Celui qui est capable d'oublier ses intérêts à court terme au profit des intérêts à long terme de son pays. C'est aussi l'homme qui est capable de perdre des élections pour faire avancer son pays.

PM: Qui est, à ce jour, un homme d'Etat, en Belgique?

JQ: Il y en a, comme Jean-Luc Dehaene ou Guy Verhofstadt. Mais le premier reste avant tout flamingant et le second a fait avancer certains intérêts flamands. Quant aux éventuels hommes d'Etat côté francophone, le problème est qu'on n'y a pas la main et qu'on y est minoritaires.

PM: Vous dites que les francophones n'ont pas la main. Ne seraient-ils que spectateurs?

JQ: On pourrait fort bien imaginer qu'ils signent la fin de la récréation et, si les Flamands ne l'admettent pas, qu'ils imposent une séparation du pays. 

PM: Le gouvernement a-t-il bien géré l'affaire Fortis?

JQ: Sachant que la direction de Forts avait fait toutes les conneries de la terre, il restait deux solutions au gouvernement: la faillite ou la cession.

PM: Que peuvent encore souhaiter les petits actionnaires?

JQ: Comme il est trop tard pour revenir en arrière, ils peuvent espérer la meilleure indemnisation possible.

PM: Comment voyez-vous l'avenir du pays?

JQ: Pour moi, il est très sombre. Je ne vois ni au sauveur, ni un sursaut. Et, je l'ai dit, je ne vois pas les citoyens flamands se réveiller…

PM: C'est très noir, tout cela?

JQ: Je suis effectivement très apocalyptique! Le 12 juin 2007, dans Libération, j'avais prédit ce qui se passe actuellement. Mon papier s'appelait: "Une Belgique en voie de disparition". À l'époque, beaucoup m'avaient dit que je n'y connaissais rien.

PM: Vous dites tout cela avec humour…

JQ: (rires francs) Ce n'est pas tous les jours qu'on commente en direct la lente mort d'un pays. Dans d'autres pays, la fin a été brutale, violente, avec des guerres. En Belgique, c'est tout le contraire: on fait tout, très lentement, pour que le malade ne souffre pas trop, et avec le sourire. C'est un peu comme la chute de l'empire romain…

PM: Vous y allez un peu fort, non?

JQ: Mais les pressions sur des magistrats comme il y en a eu, c'est une forme de décadence. Ce n'est pas parce qu'un homme a récolté 800.000 voix qu'il peut tout se permettre et qu'il ne doit plus avoir de limites.

21/12/2008

CRISE: la ligne du temps (DH 21-12-08)

 

leterme - DH 21-12-08.jpg

Jeudi 11 décembre 2008:

17h: Les avocats de la SFPI (Société fédérale publique d'investissement) font parvenir un mail au cabinet Modrikamen, l'informant qu'ils veulent bloquer la réouverture des débats. Ils invoquent un élément neuf: la décision de la Commission européenne, du 3 décembre, approuvant le rachat de Fortis par la BNP. Auraient-ils appris que l'arrêt sera rendu, le lendemain?

Vendredi 12 décembre:

14h30: Dès le début de l'après-midi, l'on sait que cet arrêt va être rendu le jour même.  Il le sera à 20h15: les actionnaires obtiennent gain de cause sur toute la ligne. Au cabinet Modrikamen, tout le monde s'embrasse et fête l'événement. Normal, l'arrêt-déclencheur sortira tous ses effets, quoi qu'il arrive. Cela, tant qu'il ne sera pas cassé. A onze heures, Modrikamen et son associé, Me Olivier Bonhivers, tiennent une réunion pour peaufiner leur réaction.

Samedi 13 décembre:

Dès l'aube, on apprend qu'un des trois magistrats n'aurait pas signé l'arrêt. Les avocats de la SFPI font aussitôt circuler l'information que la décision est donc illégale. La suite, et les avis de la majorité des juristes, montrera qu'il n'en est rien.

Autre élément évoqué: la domiciliation des actionnaires. Ceux qui habitent l'étranger ont élu domicile au cabinet de leur défenseur, ce qui facilite le travail de tout le monde – dont le greffe –, pour l'envoi des innombrables documents. Si cette donne change, les délais de citation des parties seront augmentés de 80 jours!

Dimanche 14 décembre:

reynders et leterme - DH 21-12-08.jpgMidi: Sur les plateaux télé, Didier Reynders minimise la portée de l'arrêt, rendu quarante-huit heures plus tôt. Or celui-ci va très loin: il affirme que la vente de Fortis à BNP-Paribas ne se justifiait pas.

Petit à petit, percole l'idée qu'une procédure en tierce opposition et un recours au Conseil d'Etat pourraient être introduits.

21 heures: on apprend le renoncement officiel des actionnaires à leur domiciliation chez leur conseil. Désormais, le Code judiciaire sera respecté à la lettre.

Lundi 15 décembre:

Yves Leterme annonce officiellement le lancement, d'une tierce opposition, par la SFPI, et le recours en Cassation, par son gouvernement.

Mardi 16 décembre:

Dans les milieux les mieux informés, on apprend que le ministre de la Justice, Jo Vandeurzen – voire son cabinet – a demandé une enquête sur les magistrats de la Cour d'Appel. Comble!, celle-ci serait menée par le juge Pierre Morlet. Il s'agit de l'avocat général qui rendit un avis très négatif à l'égard des actionnaires, devant la Cour d'appel.

Autre information/rumeur: la juge Schurmans – une des trois juges de l'arrêt - aurait déposé plainte pour harcèlement contre ses confrères Blondeel et Delvoye, signataires de l'arrêt. Le Premier président de la Cour de cassation classera sans suite.

Mercredi 17 décembre:

Première informée, la presse a appris qu'un membre de la Chancellerie du Premier ministre aurait contacté le substitut du Procureur du Roi, Paul Dhaeyer.

Jeudi 18 décembre:

vandeurzen - dh 21-12-08.jpg16 heures: à la Chambre, Yves Leterme rend publique une lettre à son ami, ministre de la Justice, Jo Vandeurzen. Le contenu du courrier est aussi étonnant que la méthode. Ce souci de transparence restera comme un des faits marquants de la méthode "Leterme". Aux ministres qui l'interrogeront, le lendemain, le Premier avouera, sans rire: "Même en ayant connaissance du Tsunami que cette distribution a provoqué, je la referais!" Dans sa lettre, le Premier dénombre des coups de fil passés, début novembre, entre sa cellule stratégique et le juge Dhaeyer, pour obtenir confirmation – avant l'heure - que le Parquet allait bien rendre un avis devant le tribunal de Commerce; le courrier de Leterme évoque aussi un appel entre son chef de cabinet, Hans D'Hondt, et le même Dhaeyer pour que celui-ci lui commente l'avis. Plus fort, Leterme raconte que Dhaeyer a conseillé aux avocats de l'Etat de se rallier à son avis, et qu'il a été jusqu'à proposer de "venir en faire le commentaire devant le Premier ministre". Cette proposition ne sera pas suivie d'effet.

Toujours dans son courrier à Vandeurzen, Leterme évoque un SMS que M. Degroof, époux de la juge Schurmans, en envoyé à Hans D'Hondt: il y est dit que la magistrate "a su convaincre les instances supérieures de la Cour de Cassation d'une évolution qui pourrait s'avérer catastrophique." Autre scoop du courrier de Leterme: deux magistrats se sont rendus chez Mme Schurmans pour lui demander d'apposer sa signature au bas de l'arrêt qui sera pris le soir même. Dans un communiqué postérieur, l'époux de la juge confirmera cette visite ainsi que la "maladie" de sa femme.

Suprême élan de naïveté (?) de Leterme, il conclut son courrier à Vandeurzen par: "Vous constaterez qu'il ne saurait être question de quelque tentative ni intention que ce soit d'influencer le cours de la procédure". Troublant, lorsqu'on se souvient que le Premier a dit, au tout début de la crise financière: "Je suis favorable à la séparation des pouvoirs, mais l'intérêt supérieur de l'Etat peut parfois primer!"

cour de cass - DH 21-12-08.jpgAutre courrier, dévoilé le même jour, celui du Premier président de la Cour de Cassation, Ghislain Londers, au Président de la Chambre, Herman Van Rompuy. Le premier y affirme que des pressions ont bel et bien été exercées sur des magistrats dans le cadre du dossier Fortis. Londers ne cite aucun nom, mais promet d'apporter des précisions. 

Vendredi 19 décembre:

Le matin, dans La Dernière Heure, commentant l'affaire, le professeur de l'UCL, Robert Wtterwulghe, parle d'écoutes téléphoniques, de pressions et menaces physiques. Il va jusqu'à évoquer une "omerta".

Les détails promis par le Premier président Londers, tombent: " Hans D'Hondt a appris, dans le courant du 11 décembre 2008, qu'un brusque changement serait intervenu dans la prise de décision relative au dossier Fortis et celui-ci pourrait connaître un revirement dramatique." Selon le Premier président, "ces informations extrêmement sensibles viennent de Christine Schurmans." Toujours selon Londers, Hans D'Hondt aurait pris connaissance de la même information, via M. De Groof, époux de la juge Schurmans. Or, selon l'article 29 du code d'instruction criminelle, M. D'Hondt aurait dû avertir "sur-le-champ" le Procureur du Roi" concerné. Suite du courrier de Londers: "À la demande du ministre de la Justice , Jo Vandeurzen, le Procureur Général, Marc de le Court, a insisté pour que l'affaire soit reprise dans son intégralité, avec un siège composé de trois autres juges. L'objectif? Obtenir un jugement plus favorable (au gouvernement) sur le dossier Fortis." Ce souhait ne sera pas exaucé et l'arrêt sera bel et bien prononcé. Ghislain Londers ajoute in fine "avoir la conviction que, à la demande de M. Vandeurzen, des pressions ont eu lieu sur des magistrats." C'est sans conteste ce point précis qui poussera le ministre de la Justice à la démission, vendredi en fin d'après-midi.

Outre ce courrier du Premier président de la Cour de Cassation à Herman Van Rompuy, le Procureur général Marc De Le Court en a envoyé, lui aussi, mais à Jo Van Deurzen, le lundi 15 décembre. Il relève l'absence de la juge Schurmans, depuis le mercredi 10 décembre, mais aussi le fait qu'elle n'a pas participé à la délibération qui a porté sur les considérations conduisant à l'arrêt (…). L'affirmation du Procureur général sonne bizarrement: il note malgré tout que la juge Schurmans aurait envoyé plusieurs mails, pendant son absence. Aux dires de nombreux observateurs, dans ce courrier, le Procureur général De Le Court sort clairement de son rôle.

de le court - dh 21-12-08.jpgLe même vendredi, le Procureur général De Le Court écrit au Premier président de la Cour de Cassation. Il lui fait part de "son très profond étonnement, tant à propos de la manière dont leurs entretiens ont été relatés, que l'analyse qui en a été faite."

Le matin du même jour, les ministres ont devant eux un Jo Vandeurzen, en larmes. Le ministre de la Justice clame sa bonne foi. Il n'en démissionnera pas moins, en fin de journée.

De leur côté, plusieurs ministres demanderont à Yves Leterme pourquoi il a fait distribuer sa lettre à Van Deurzen. Ce courrier ne jette-t-il pas d'un coup sec l'opprobre sur les mondes judiciaire et politique? Non seulement, le Premier ne voit pas malice, mais il confie "aux collègues", comme il dit souvent: "Sachant ce que cela a provoqué, je le referais!" Vite, un psychiatre! Lorsqu'on apprend les SMS "bac à sable" que le chef du gouvernement a échangés avec certains journalistes, on ne peut que se frapper la tempe au moyen de l'index…

verhofstadt - DH 21-12-08.jpgDu côté de l'Open-VLD, on est moins sentimental. Ainsi, est-ce ce parti qui a exigé que ce ne soit pas le seul Yves Leterme, mais bien l'ensemble du gouvernement qui démissionne. Pas question de donner l'impression de vouloir la peau du seul Leterme.  Le VLD tenterait-il de faire revenir Guy Verhofstadt? Réponse, du tac-au-tac, d'un ministre francophone: "C'est Verhofstadt lui-même qui tente de se faire revenir!"

En fin de journée de vendredi, Leterme réunit ses vice-Premiers, afin de régler la suite des événements. C'était la tourmente! Et pourtant, Joëlle Milquet propose, le plus sérieusement du monde, qu'on "décide de prendre des mesures pour les gens."

Plus terre-à-terre, du côté du PS, la hache de guerre est déterrée: "Didier Reynders est, lui aussi, mouillé dans les contacts avec la magistrature", assène le service de presse d'Elio Di Rupo, dans une grande campagne téléphonique aux médias. Ambiance!

04/10/2008

Le malaise de Maurice Lippens (03-10-08)

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Vendredi soir, au début du tsunami boursier qu'a vécu la Belgique, beaucoup se sont demandé pourquoi il avait été fait appel à Philippe Bodson: son seul poste d'administrateur chez Fortis ne suffisait manifestement pas à expliquer sa présence parmi le top des négociateurs. Une explication circulait, dans les couloirs de la Résidence du Premier ministre: Maurice Lippens, vers lequel partaient tous les regards, aurait été victime d'un malaise. Malaise, cardiaque comme indiqué à toute, toute bonne source. Impossible cependant d'avoir la confirmation de cette information. Ni dans sa famille, ni chez Fortis, ni au sein du gouvernement. "Respect de la vie privée!", ont indiqué certains. Celle-ci ne mérite-t-elle pas cependant d'être entrouverte lorsque les intérêts en jeu sont colossaux, comme c'était le cas, vendredi? Et surtout, lorsque l'absence de la personnalité en question conduit à l'appel à l'aide d'un "sauveur", comme ce fut le cas avec Philippe Bodson? Un "sauveur" dont il nous est aussi revenu qu'il aurait bataillé ferme avec Didier Reynders. Au point même d'avoir provoqué des éclats de voix, et non des moindres. Le bref passage "en touriste" de Bodson, parmi le groupe MR du Sénat à l'initiative de Louis Michel, a manifestement laissé des traces.
Pour en revenir au présumé "couac" de santé de Lippens, il trouverait une confirmation majeure dans le fait qu'on n'a plus vu ni entendu le grand homme, depuis vendredi. On doute que ce soit par pur souci de discrétion! Voilà où nous en étions au moment de boucler, les prochaines heures devant apporter plus de précisions sur ce point d'histoire qui n'est pas sans importance…