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22/02/2009

QUE DU BONHEUR (DH 22-02-09)

 

herman van rompuy - quedub 22-02-09.jpg

Herman à la montagne!

Alors que le 16 rue de la Loi voyait encore se tenir réunions sur réunions, dans l'affaire Fortis, le Premier ministre s'en est donc tranquillement allé vers la neige. Et on le sait, il l'a fait en bus. Une grande première qui a vu une masse de médias vouloir immortaliser l'événement. Herman Van Rompuy n'est pas seulement parti en famille, mais aussi avec des amis. Gageons qu'on ne trouve aucun politique parmi eux, l'homme ayant confié qu'en ce milieu, on n'avait pas d'amis. Cependant, le Premier ne fermera pas tout à fait le volet, pour reprendre l'expression chère à Guy Spitaels: à heures définies, son cabinet le contactera pour lui donner des nouvelles du pays. A charge des Reynders, Onkelinx (dont le mari conclut le procès Habran), De Padt (qui améliorera son français à Spa), Laruelle (en famille, au Grand-Duché) et autres Arena, de faire tourner la boutique…

roland gillet - quedub 22-02-09.jpgRoland Gillet: l'expert masqué!

Vendredi, la commission "Fortis" a donc entendu les experts désignés par la cour d'Appel. À l'opposé des 3 Mousquetaires qui étaient 4, les 5 experts sont désormais 4. Roland Gillet, professeur à l'ULB, mais aussi à Paris 1, s'est retiré, comme expliqué en page 90 du rapport: "Pour des raisons liées à ses obligations statutaires de professeur en France, (il) n'est pas en mesure de signer le rapport." Ce dernier en devient-il illégitime? Même s'il regrette avoir été prévenu tardivement, Guy Horsmans, président du collège d'experts, nous a affirmé avoir pris ses dispositions: le pensum des 5-qui-n'étaient-que-4 est valable. Pourtant, tout le monde ne partage pas cet optimisme: du côté des petits actionnaires, certains seraient sur le point d'utiliser le retrait de Gillet…

Le gouverneur de Bruxelles, au frigo?

On n'est pas près de voir désigner le remplaçant de Véronique Paulus de Chatelet, "gouvernante" de Bruxelles, dixit Philippe Moureaux. Ayant évoqué le sujet avec Didier Reynders, Charles Picqué lui a écrit: "J'ai pris acte de votre volonté de mener une réflexion institutionnelle sur la pertinence de cette fonction. (…) Il va de soi que, dans l'attente du résultat de cette réflexion, mon gouvernement s'abstiendra de soumettre un candidat à l'avis conforme du Conseil des ministres fédéral." Résultat, le vice-Gouverneur, Hugo Nys (VLD), assurera l'intérim pour un bon bout de temps encore…

alain soreil - quedub 22-02-09.jpgL'émotion de Soreil-Cougnet

Réaction, toute émue, d'Alain Soreil-Cougnet lorsque, début février, 2.000  montois lui ont réservé une standing ovation, à l'issue de son spectacle, "Cougnet toi-même". Surtout que sur, la scène, Elio Di Rupo lui avait tressé une belle couronne de lauriers. Et l'artiste d'envoyer au président du PS deux mails remplis de frissons. Ils ont atterri dans notre BAL. "C'est un dimanche de bonheur que je viens de vivre (…) Prévenance, courtoisie, rigueur, soutien… avec tellement de simplicité et de classe", écrivait Soreil, au lendemain de son succès. Réponse de Di Rupo: "(Ce fut) un moment magique." Nouvelle réponse de l'artiste: "Il y a (parfois) des avis qui font fierté à lire, apaisement à recevoir…" D'autant plus chaleureux que Soreil précise, à propos d'Elio: "Nous nous connaissons très peu…"

Swennen-Botte: l'ex-future baronne s'accroche!

Le 26 octobre 1994, le journaliste Pierre Swennen voyait sa vie basculer. Par une lettre, suggérée par "une personne digne de foi", l'immaculé Claude Lelièvre le dénonçait à la gendarmerie. L'indic se révéla vite être Marie-France Botte, et Swennen fut licencié de la RTBF, pour pédophilie. Depuis, l'ex-Femme de l'année a été condamnée à 10.000 €, à titre provisionnel. Décision confirmée en appel. Reste les intérêts civils: Swennen réclame 711 mille € et l'affaire doit passer en juin. Or l'avocat de l'accusée, Me Magnée, y est allé de conclusions fortes: "l'arrêt intervenu n'emporte pas la démonstration péremptoire que Madame Botte serait l'auteur de la dénonciation". Il remet en question la décision, pourtant coulée en force de chose jugée. Bien essayé…

luc pire - quedub 22-02-09.jpgLuc Pire-RTL: Il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint! (Beaumarchais)

Qu'elles furent belles et brèves, les épousailles entre Luc Pire et RTL. On le sait, l'éditeur se retrouve désormais sur une voie de garage, sa consultante depuis deux ans, Fabienne Rynik, ayant repris la main. Certes, comme Pire l'écrivait dans un mail à ses "amis", il reste "actionnaire, administrateur et apporteur de projets". À la nuance près que ce n'est pas vraiment lui qui a décidé de faire un pas de côté. En cause, le rachat à un prix exorbitant des éditions Labor et de récents retours massifs d'ouvrages non-vendus. Tout cela, RTL l'a découvert, il y a peu, d'où la violence de la réaction. Sans compter le nombre des auteurs – les best-sellers Anne Quevrin et Pierre Kroll en tête – ayant déjà eu maille à partir avec le faux gentil Pire. Vous comprendrez mieux le sens du "Il est fini!", asséné par un ponte de l'avenue Georgin…

Pascal Vrebos va vraiment exposer son déchettisme!

Beaucoup avaient souri lorsque nous avions annoncé que Pascal Vrebos comptait lancer le "déchettisme": l'assemblage de déchets qui, réunis, deviennent œuvre d'art. "Une expérience ludique et philosophique destinée à faire réfléchir" (sic). Au contraire des compressions de César, Vrebos travaille avec "ce dont on ne veut plus”. Nous ne croyions pas si bien dire: à partir du 12 mars prochain, une trentaine d'œuvres de… l'artiste seront exposés, pour un mois, à la galerie Brachot. La veille, sûr que le gratin médiatico-politique se pressera au vernissage…

guillaume gillet - quedub 22-02-09.jpgLa phrase de la semaine

Si le Standard est meilleur que nous, pourquoi sommes-nous premiers? (le médian du RSCA, Guillaume Gillet à la DH, quelques heures avant le sommet Anderlecht-Standard).

08/02/2009

Robert Wtterwulghe: "C'est le foutoir!"

wtterwulghe - DH 08-02-09.jpg

La Dernière Heure: Comment appréhendez-vous l'assemblée générale qui va se tenir mercredi?

Robert Wtterwulghe: Je m'étonner d'abord de la manière dont elle a été organisée: tant son ordre du jour que les compléments d'information qui ont été fournis…

DH: Elle sera tronquée?

RW: Tout démontre que l'Etat ne va pas tenir compte des actionnaires. De la même manière, il n'a pas tenu compte de la décision de la Cour d'appel.

DH: Vous y allez fort?!

RW: Je le dis clairement: Fortis est à la botte de l'exécutif. Soit on vote "pour" et l'Etat sera satisfait, soit on vote "contre" et il passera en force.

DH: Les actionnaires sont-ils tous sur pied d'égalité?

RW: Pas du tout! Regardez les Chinois: il me semble clair qu'ils ont utilisé un levier pour avoir plus (que les autres actionnaires). Je songe aux conventions d'Etat à Etat qui ont sans aucun doute joué un rôle.

DH: C'est-à-dire?

RW: Il y a eu des tractations entre Etats. Les Chinois ont eu des informations que les autres n'ont pas eues. Or, tous les actionnaires doivent être sur le même pied. Fortis ne suit pas le droit et continue à être à la botte du gouvernement. C'est l'Ancien Régime.

DH: Vrai?

RW: On vit une fin de règne où les politiques ont comme seule préoccupation de se faire réélire. Autre exemple, la manière dont ils se comportent à l'égard de la magistrature…

DH: Peut-on aussi dire cela pour la manière dont Fortis a été gérée?

RW: Prenez les fautes commises par Lippens: il a certes été trop loin, mais il n'a pas décidé seul. Il avait quand même un CA autour de lui.

DH: Pour en revenir à l'AG de mercredi…

RW: Je le répète: ils vont passer en force. Si les actionnaires votent pour des solutions adaptées, l'Etat coupera court à toute action en responsabilité. L'Etat a géré à la place du CA: c'est une gestion de fait.

DH: L'Etat a 41%...

RW: Sur cette base, il affirme qu'il pouvait faire ce qu'il voulait. Mais, que je sache, il avait des lois et des règlements intérieurs à respecter…

DH: Que visez-vous?

RW: Il y a de plus en plus d'informations et de textes, le pouvoir de la CBCFA a été renforcé et, pourtant, dans ce dossier, on nage en plein flou. Les points de repère s'effondrent. On nage en plein foutoir. Un foutoir voulu et créé.

DH: Un "foutoir voulu et créé": les dés sont pipés?

RW: Je l'ai déjà écrit en juillet: lors de l'augmentation de capital, la CBFA aurait pu aider à sauver la mise en imposant une restructuration fondamentale. Il suffisait, par exemple, de laisser tomber ABN Amro.

DH: Pour vous, il s'agit donc d'une planification?

RW: Cela s'est fait au sein même de l'exécutif. Je reprends l'exemple des 80 membres de BNP qui sont arrivés à Bruxelles un week-end d'octobre, sachant fort bien où ils devaient aller et ce qu'ils devaient chercher. Il y a aussi eu l'acquisition de plateaux pour les y mettre. On ne peut organiser ce type d'action militaire sans préparation.

DH: On peut répondre qu'il y avait déjà eu des négociations avec BNP: les Français savaient où ils mettaient les pieds…

RW: On ne fait pas le type de préparation que je viens de citer si l'issue n'est pas sûre. C'est très interpellant.

DH: Selon vous, si le vote de l'AG est "non", l'Etat passerait en force…

RW: Les actions sont dans le giron de la SPFI: l'Etat va donc pouvoir faire ce qu'il veut. Quant aux actions en responsabilité, l'Etat répondra: "Bonjour, mon lapin!" Il fera aussi pression sur les magistrats.

DH: Vous en voulez à l'Etat belge?

RW: C'est de la mauvaise gouvernance. Tous les Belges y perdent. Il faudrait supprimer les cabinets ministériels, dégraisser les administrations…

C'est un hasard!

happart - DH 08-02-09.jpgLa Dernière Heure: Vendredi, le Moniteur publiait un décret datant 2005, entre la Belgique et la Chine. Le Parlement wallon vient seulement de le voter: est-ce lié à l'affaire Fortis ou est-ce un hasard?

José Happart (depuis Israël): C'est un hasard! De plus, ce n'est pas de la faute du Parlement si la ministre Simonet a transmis si tard ce décret…

DH: Cela arrive souvent qu'un décret traîne aussi longtemps?

JH: En cette matière, c'est l'exécutif wallon qui a le tempo.

DH: Combien met le Parlement pour voter un texte après l'avoir reçu?

JH: Un mois, à tout casser! Dès que nous l'avons, nous le faisons passer en commission, puis il met quinze jours pour être voté en séance plénière.

DH: Avez-vous un avis concernant l'assemblée générale qui va se dérouler mercredi?

JH: Tout dépendra de ce que les Chinois vont faire…

DH: Et d'une manière plus générale…

JH: Dans d'autres pays, on mettrait les dirigeants en prison. Mais chez nous, la Justice ne le fait pas.

DH: Que pensez-vous de la gestion politique de la crise?

JH: La Justice est un des aspects de la gestion politique, non?