Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

18/11/2008

Que Du Bonheur 16-11-08

 

christine defraigne - quedub 16-11-08.jpg

Les poils au pet de Christine Defraigne: la phrase de la semaine

Les sites des partis politiques offrent parfois l'occasion à ces certains édiles de faire preuve d'une incommensurable distanciation de leur moi. Ainsi, Christine Defraigne, sur MR TV. Prise sur le vif aux côtés d'une amie à la Foire de Liège, la chef de groupe des sénateurs libéraux a été invitée à décrire sa propre personnalité. Question du journaliste: "Qu'est-ce qui vous distingue des autres?" Réponse tout-à-trac: "Un certain sens de la liberté, et mes poils au pet… peut-être!" Après avoir parlé de la partie la moins connue de son anatomie, la Liégeoise ajoute, ce qui permet d'authentifier ses propos: "Ce sera censuré, on parie?" Pari perdu! Et buzz réussi...

 

La buvette de la Chambre: dernier lieu de réflexion!

Les observateurs de la chose publique le savent: tant à la Chambre et au Sénat, qu'au sein des Parlements des entités fédérées, la buvette est un haut lieu de réflexion et, parfois, de réjouissance bibitive. Au fédéral, ce qui est pompeusement appelé "la buvette des membres" est réservée aux "(anciens) parlementaires, ministres, secrétaires d'Etat, commissaires du gouvernement, secrétaires de groupes ainsi qu'aux fonctionnaires nécessaires au service". C'est, du moins, ce que rappelle Thierry Giet, Président du groupe PS, dans une missive envoyée au Président de la Chambre, Herman Van Rompuy. Or le socialiste a remarqué que "ces derniers temps, il arrive de plus en plus souvent que des collaborateurs de groupes et/ou des journalistes s'y trouvent." Horresco referens! Et Giet, dont chacun sait qu'il est le berger d'un groupe où ne sévissent que des adeptes des A.A.: Claude Erdekens, Patrick Moriau, Colette Burgeon…, et Giet donc d'interpeller Van Rompuy: "Je souhaiterais vous demander de rappeler la réglementation (…) afin que la buvette reste un endroit où nous puissions continuer à échanger nos idées en toute discrétion." Défense de rire!

 

me misson - quedub 16-11-08.jpgEn cas de catastrophe, Me Misson défendra les clients de Kaupthing

Hier samedi, les forums internet grouillaient de débats plus chauds les uns que les autres. Au hit-parade, l'augmentation de 6% de la dotation royale, annoncée par Het Laatste Nieuws. "Ces hausses sont liées à l'indice à la consommation alors que les salaires des Belges augmentent en fonction de l'indice santé", précisait notre confrère. Inutile d'ajouter que le quotidien a été assailli de dizaines de mails vengeurs et assassins. Durant l'été, Yves Leterme n'avait-il pas annoncé que la dotation serait revue par le gouvernement? Comme révision, il y a mieux, et meilleure période pour l'annoncer. Autre sujet ardemment commenté par les internautes, l'affaire Kaupthing. Outre la manifestation de samedi midi, certains allaient jusqu'à affirmer, sans prouver leurs dires, que des clients seraient frappés de profonde dépression, voire se seraient suicidés. Sans preuve, rappelons-le. Autre information à propos de Kaupthing, c'est l'inévitable Me Misson qui défendra les parties lésées par la banque. L'avocat nous l'a confirmé, "Cela se fera, si catastrophe il y a! Donc, s'il n'y a pas de reprise." Le robin attend la suite des événements…

 

lippens et votron - quedub 16-11-08.jpgLippens et Votron au Paradis

Tout téléspectateur un tant soit peu averti aura apprécié la manière tout en dignité dont Axel Miller avait quitté Dexia. Du côté du Titanic Fortis par contre (cfr l'interview du professeur Zayan, en page…), ce fut un non-départ, le comte Lippens comme Jean-Paul Votron ayant quitté les lieux de leurs hauts faits sans tambours ni trompettes. Plutôt une fuite (sans gloire), chacun sachant  dans les milieux un tant soit peu informés que les deux hommes sont tout, sauf dans une forme resplendissante. Rien qu'au sein de l'entreprise, Lippens et Votron ont causé des dégâts qui laisseront des traces, durant des générations, comme dit la Bible: le petit personnel n'était-il pas en partie rémunéré en actions? Sans oublier que, l'un comme l'autre, était tout sauf de grands sensibles: du premier, un de ses proche rappelle qu'il n'a "jamais eu pitié de personne", tandis que le second s'est lui-même échiné à passer pour un cador, avec sa désormais célèbre saillie, "Je suis le Justine Hénin de la finance." Après ce bref rappel, qui s'étonnera du mail assassin qui circule actuellement sur le système intranet de Fortis et auquel nous avons eu accès? Il raconte une petite histoire, ainsi résumée. "Dieu trône au milieu des cieux et voit venir à lui le duo Lippens-Votron. Ceux-ci lui demandent s'ils peuvent trouver une place au Paradis. "Pas de problème, leur dit le Très-Haut, un de vous n'a qu'à se mettre à ma gauche, et l'autre à ma droite." Etonnés de tant de sollicitude, les deux ex-banquiers interrogent le Tout-Puissant: "Que nous vaut cet honneur?" Et Dieu de répondre: "A l'image de mon Fils sur Terre, je souhaite être entouré de deux bandits". On le voit, Maurice Lippens et Jean-Paul Votron ont laissé une trace, tout sauf glorieuse, de leur passage au sein de la – ici aussi: défense de rire! - "plus grande banque belge"…

 

Luc Verbruggen va-t-il toucher seul la vente du Joly Hôtel, au Sablon: 2 milliards de francs?

Vendredi, nous révélions que la Chambre du conseil avait pris une décision importantitissime, dans l'affaire de la succession Verburggen: rien d'autre que le renvoi de Christiane, Chantal, Monique, Marc et Liliane… tous les 5 étant accusé par leur frère Luc de l'avoir privé de la part réservataire de la succession de leur père, feu le notaire Robert Verbruggen. En jeu, rappelons-le, plus centaines de millions d'euros. Le même jour, Luc Verbruggen s'est rendu à l'office national des valeurs mobilières. Son but? Frapper d'opposition l'ensemble des titres correspondant à la vente du Joly Hôtel, au Sablon. Les 5 frères et sœurs – rejoints par un sixième frère, Jack, qui s'est donc désolidarisé d'avec Luc – ont toujours nié l'existence du produit de la vente du bâtiment, lequel atteint aujourd'hui, intérêts compris, la jolie somme de deux milliards d'anciens francs. L'argent a transité via un société de droit luxembourgeois, Fidelec. Sachant que le 19 décembre prochain, la somme va atterrir à la HVB, à Luxembourg, Luc Verbruggen souhaitait faire opposition. Vendredi donc, accompagné de son avocat, Me Vandesmal, il s'est rendu à l'Office national des valeurs mobilières où la préposée l'a averti que de nouveaux titres seraient lancés, dont il pourrait bénéficier de 100%. Pour Luc Verbruggen, l'heure des comptes semble proche…

10/11/2008

QUE DU BONHEUR 09-11-08

 

palais royal - quedub 09-11-08.jpg

Pas rose, la vie quotidienne des employés du Palais royal!

Quel est l'employé ou le fonctionnaire belge qui n'a pas un jour rêvé de travailler dans le saint des saints du pays, c'est-à-dire le Palais royal? Pourtant, les rêves sont loin de la pratique quotidienne. Ainsi, les horaires imposés au personnel. Un employé se lève-t-il trop souvent pour se servir un café qu'il trouve, un matin, un thermos sur son bureau. Authentique! Et si le même en vient à se plaindre du rythme de son labeur, on lui propose aimablement une pause de quinze minutes par heure. Cadeau bien empoisonné, puisque le subordonné ne pourra quitter sa chaise qu'après avoir bouclé son travail, les généreux quarts d'heure le faisant partir d'autant plus tard, le soir. Autre signe que la productivité est poussée à un stade avancé: ce sont des huissiers qui, chaque matin, tournent les pages des agendas pour les mettre à la bonne date. Des fois que ce geste ferait perdre trop de temps. Re-authentique! Pas question non plus, en certaines circonstances, de se montrer aux fenêtres. Sécurité oblige. Plus fort, il arrive de temps en temps que les employés se voient contraints d'emprunter les couloirs des caves pour entrer et sortir du Palais. Et pourtant, ce management d'un autre âge n'empêche pas les candidats de se battre pour œuvrer au Palais. Au royalisme forcené des uns s'ajoute une prime de quelques billets de cent euros qui permettent de mieux supporter les menus tracas quotidiens. Enfin, suprême, le fait de ne jamais apercevoir le moindre membre de la famille royale. Même après plusieurs années de bons et loyaux services, certains en sont toujours à se demander quelle voix a réellement le Roi? Seule exception, notre légendaire honnêteté nous pousse à la préciser, les barbecues offerts, chaque mois d'août, par les Souverains à leur petit personnel bien aimé. On est loin du conte de fée…

 

de gucht - quedub 09-11-08.jpgDe Gucht déshabille les consuls honoraires

Remue-ménage dans le petit monde de notre diplomatie. En cause, la décision du ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, de débarrasser les consuls honoraires de certaines de leurs tâches. Il faut savoir que ces consuls ne touchent aucune rémunération propre, récupérant seulement le coût des actes qu'ils ont accomplis (les légalisations, par exemple). En plus du remboursement de leur frais de téléphone, de courrier etc… S'il n'y pas de véritables salaires, cette activité peut pourtant se révéler fort lucrative pour certains. Et voilà que,   dans le cadre de sa lutte contre la falsification des documents officiels, de Gucht vient donc de décider de retirer l'une ou l'autre tâche aux consuls honoraires. Dans les couloirs de l'administration, rue des Petits Carmes, il en est pour ne voir dans cette nouvelle donne qu'une manière, pour le ministre, de désigner des hommes à lui qui rempliraient à l'avenir les mêmes fonctions, mais au sein des ambassades où la sécurité est plus grande. "Pas du tout!", nous ont fait savoir des diplomates. Et d'expliquer: "Le temps est loi où l'on se contentait d'apposer de simples cachets aux visas. Désormais, ces documents sont hyper protégés, devant conserver dans des locaux très sécurisés, ce que ne permettent plus les consulats." La dimunitio capitis des consuls honoraires est à ce prix…


hans d'hondt - quedub 09-11-08.jpgLes malheurs d'Hans D'Hondt, chef de cabinet du Premier ministre!

Nos confrères de La Libre ont révélé que la procédure de sélection du président du comité de direction du SPF Chancellerie du Premier ministre était remise en cause par un arrêt du Conseil d'Etat. Pourquoi diable, Hans D'Hondt, en réalité chef de cabinet d'Yves Leterme, serait-il sur un siège éjectable? Le coupable de ce crime de lèse-majesté n'est autre que Jean-Claude Laes, ancien chef de cabinet de Didier Reynders, qui a introduit un recours contre la nomination de D'Hondt. Si Laes avait été jugé moins apte que D'hondt, il y a surtout que le président du jury, Marc Van Hemelrijck, patron du Selor, lui avait raboté son temps de parole, lors de l'oral. À procédurier, procédurier et demi. L'affaire ne s'était pas arrêtée là, Laes ayant d'abord été jusqu'à demander la récusation de Van Hemelrijck: celui-ci l'avait en effet préalablement attaqué dans la presse pour avoir introduit un autre recours contre l'examen pour la présidence du SPF Finances, poste qu'occupait Laes auparavant. "Ces recours conduisent à un gaspillage des deniers publics", avait en substance avancé Van Hemelrijck. Plus cocasse encore, le même Laes avait subtilement plaidé sa cause en expliquant que ne pas servir un homme de la carrure du Premier ministre lui causerait un dommage irréparable (sic). Défense de rire. L'argument ayant toutefois fait mouche, le Conseil d'Etat a donc suspendu la nomination du brave D'Hondt. Cerise sur le gâteau de cette pièce de boulevard, on a appris qu'Yves Leterme venait de nommer officiellement D'Hondt, sans savoir que l'arrêt du Conseil d'Etat venait de tomber. On n'est pas dans la panade!

 

selor - quedub 09-11-08.gifInge Vervotte a réponse à tout!

Toujours à propos de l'action du Selor, mais à l'administration wallonne. En juin dernier, la ministre fédérale de la Fonction publique, Inge Vervotte, était interrogée sur la nomination de 10 hauts fonctionnaires PS, pour un cdH et un MR, à la Région wallonne. Elle prétendait ne disposer d'aucun élément laissant croire à des fraudes ou des pratiques politiciennes au sein du Selor. Le ministre wallon André Antoine ayant étalé ses doutes sur "la pertinence des compétences validées par le Selor, au vu de certaines questions posées en matière d'énergie", Inge Vervotte vient d'être réinterrogée sur le même dossier. S'agissant de savoir si oui ou non le Selor avait correctement interrogé les candidats, la ministre précise que c'est le gouvernement wallon qui avait établi une lettre de mission sur base des 6 compétences que les candidats devaient posséder. "La compétence concernant la connaissance en matière énergie n'est qu'une des six compétences spécifiques à mesurer" et "l'énergie est mentionnée comme une compétence théorique et de base, parmi quatre autres domaines", vient d'indiquer Inge Vervotte. Conclusion de la même: "La compétence en matière énergie a bien été correctement évaluée." Si quelqu'un en doutait, la ministre assène cet ultime argument, imparable de chez imparable: "J'en veux pour preuve la présence dans la commission de sélection de la Directrice générale Energie au SPF Economie, dont les connaissances en la matière ne peuvent être remises en cause." Traduction, pour les ignares: parce que Madame X était membre du jury, il n'y a eu aucune politisation des désignations. Voilà tout le monde rassuré…

 

zayan - quedub 09-11-08.jpgLe professeur Zayan cote les héros de la saga banquière!

Le 15 octobre dernier devant 400 chefs d'entreprise bruxellois, René Zayan, éthologue à l'UCL, s'intéressait aux critères comportementaux des dirigeants de Dexia et Fortis. Le professeur avait en effet demandé à des étudiants français et belges d'analyser des images de télévision prises lors des récentes négociations financières. A propos des patrons des banques, les jeunes belges voyaient, pour 11% une part de leadership chez les managers, et les français pour 0%. Les résultats étaient de 4% pour ce qui est d'être rassurant et de 97% pour les signes d'anxiété.

Du côté des intervenants au dossier, les mêmes étudiants ont octroyé 82% de qualité en matière de leadership à Didier Reynders (96%, côté français), 64% pour Yves Leterme (18% chez les hexagonaux) et 78% (pour 98%) chez le ministre hollandais, Wouter Bos. Premier sur le podium, Baudouin Prot, directeur général de la BNP: 94% et 100%. Pour justifier ces cotations, Zayan mettant en avant la facilité avec laquelle Prot captait l'œil des caméras et son talent à attirer spontanément les regards lorsqu'il se mouvait en public. Encore du travail de média training pour certains…

 

spitaels - quedub 09-11-08.jpgLa phrase de la semaine

Elio Di Rupo, interrogé à la RTBF sur la victoire d'Obama. Voici la transcription d'une partie de son intervention.

Benoît Patris: On va revenir à l’Europe… Mais comment se fait-il que l’ancien Président du Parti socialiste, Guy Spitaels, dit lui qu’à propos du nouveau président, on va vers une "méprise". C’est le mot qu’il utilise…

Elio Di Rupo: Je sais bien, mais si tout ce qui concerne l’histoire, l’histoire politique, tout ça, c’est très bien et cela ne manque pas d’intérêt. Mais aujourd’hui, on parle avec les acteurs d’aujourd’hui, de la politique actuelle : Obama aux Etats-Unis, je veux bien… Mais nous sommes en Belgique, nous travaillons…

BP : Donc, à propos du point de vue de Guy Spitaels sur Barack Obama, il ne compte pas?

EDR: " Non, mais les analystes etc… Tout cela c’est très bien, mais ce qui compte c’est l’action politique."

 

 

03/11/2008

QUE DU BONHEUR 02-11-08

wathelet - quedub 02-11-08.jpgWathelet: "Didier a travaillé comme un chef"

Si vous nous promettez de ne pas répéter ce qui suit à la présidente du cdH, nous acceptons de vous le raconter. Au plus fort de la crise financière, plusieurs fois en petit comité, le secrétaire d'Etat au Budget, Melchior Wathelet, a vanté le travail de Didier Reynders. "Il a fait cela comme un chef", tels furent les paroles précises du Verviétois pour louer l'activité du ministre des Finances. Connaissant la sympathie toute particulière que voue Joëlle Milquet à ce dernier, et réciproquement, vous aurez compris pourquoi la discrétion s'impose…

 

Robert Wangermée, 89 printemps et…

Administrateur général de l'INR, puis de la RTB(F), de 1960 à 1984, Robert Wangermée avait inauguré une tradition: démissionner avant la fin de son mandat afin d'assurer la place à un autre socialiste. 25 ans plus tard, celui qui a toujours été surnommé "Wang" tente le même coup: tout doucettement poussé de son siège de président du Conseil de la Musique, il tente d'y imposer Pierre Bartholomé. Pas de chance pour celui qui est aussi président d'Ars Musica, et vice-président de l'Orchestre royal de Chambre de Wallonie et de l'Orchestre philharmonique de Liège. Tout cela, en étant entré dans sa 89ème année!

conseil de la musique - quedub 02-11-08.jpgA ces quatre fromages, notre jouvenceau ajoute une autre qualité: il pond des ouvrages de musicologie, à tour de bras. Parmi les plus rock and roll: "François-Joseph Fétis. Contribution à l'étude du goût musical au XIXe siècle" ou "André Souris et le complexe d'Orphée. Entre surréalisme et musique sérielle." (ci-contre) S'ils ne figurent pas tous dans le top 10 des ventes en librairie, les ouvrages de Wangermée ne sont pas édités à compte d'auteur: dans son budget annuel, le Conseil de la musique prévoit un poste de 25.000 euros annuels pour les chefs d'œuvre de son président-écrivain. Plus une sympathique aide logistique: deux bureaux à la RTBF, dont l'un est occupé par une collaboratrice. Sans compter quelques journaux, un ordinateur et tout le matériel ad hoc.

 

WANGERMEE - quedub 02-11-08.gif… 60 ans au service de la musique et de lui-même!

L'âge n'a en rien affecté l'esprit de décision du juvénile ubiquiste: il a ainsi décidé que la prochaine édition des Fêtes de la musique ne se fera plus avec RTL, mais avec sa chère, très chère RTBF. Autre revirement du président du Conseil de la Musique: en 2009, ce dernier ne patronnera plus les "Octaves de la musique", ces "Victoires" à la belge, jugées trop populaires par notre esthète.

Nulle inquiétude toutefois, ces décisions devraient être les dernières de Wangermée: en effet, une commission se met sur pied, au sein du Conseil de la musique, qui devrait lui désigner un successeur. Lorsqu'elle fera son choix, notre jeune ami aura sans doute atteint les 90 ans: de quoi justifier une bonne fois pour toutes son très maoïste surnom de "Wang"…

 

Bigot empêché de gazouiller dans l'oreillette de Fabienne VDM

Un revenant avait fait le chemin de Paris pour assister à l'émission de Fabienne Vander Meersche: Yves Bigot, ex-directeur des programmes de la RTBF et nouveau directeur général au sein de la société de production Endémol qui produit entre autres la Star-Academy. Si Bigot avait toujours ses repères, il faut croire que l'équipe n'a pas apprécié ce retour, autant que la journaliste. Ainsi, lorsque le Français imagina de susurrer quelques mots doux dans le micro de la régie, cette dernière lui refusa ce plaisir. "Pas question de parler dans l'oreillette de Fabienne!", lui intima-t-on. Nul doute que Bigot reviendra dans six mois et qu'il remettra le couvert: en été, la belle Fabienne ne comptera-t-elle pas 50 printemps?                              

pepperland - quedub 02-11-08.jpgTania, précurseur de la BD

Chez nous, la presse n'a pas encore répercuté l'information et pourtant, en France, les sites de Libération, du Point et du Nouvel Observateur l'ont fait: la semaine dernière, disparaissait Tania Vandesande. Dans les années 70, elle ouvrit le premier magasin de BD, en francophonie: Pepperland, rue de Namur. Une boutique où se déroulèrent de mémorables fêtes avec les Pratt, Tardi, Forest, Gotlib, Comès, Sokal et tant d'autres. Nombreux étaient les dessinateurs qui arrivaient chez Tania, une planche originale sous le bras. Pepperland en était devenu un des plus beaux musées qui soit. Et une petite maison d'édition (cfr ci-contre). Amies des plus grands, Tania s'en est allée discrètement. Mardi, elle s'envole pour les nuages...   

La phrase de la semaine

"Parfois, quand je suis interpellé par l'opposition, je ressens une pointe finement raciste (…) J'ai eu des prédécesseurs qui n'avaient aucune référence culturelle." (La ministre de l'Audiovisuel et de la Culture de la Communauté française, Fadila Laanan, l'autre samedi sur Be TV)

Correctif

La semaine dernière, nous relevions les attaques d'un autre âge subies par Pascal Vrébos, de la part de la concurrence dominicale. Qui reprochait à l'ertéellien de n'être pas un journaliste estampillé. Sacha Daout nous a demandé de préciser qu'il n'était pas l'auteur de ces assauts peu confraternels, leur véritable auteur étant en fait son collègue de Mise au Point, Olivier Maroy. Dont acte.