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22/05/2011

QUE DU BONHEUR (DH du 22-05-11)

Grève à la RTBF, jeudi?

On ne voudrait pas en faire un feuilleton, mais l'affaire est là: depuis trois semaines, la CSC-RTBF menace de partir en grève pour protester contre la gestion, plutôt musclée, du service "infrastructures", par Michel Robben. À l'origine, le syndicat chrétien avait prévu que son mouvement affecterait le service public, le vendredi 6 mai. Date où était inauguré le nouveau bâtiment ertébéen, à Liège. Le lundi précédent, Jean-Pol Philippot avait désamorcé la bombe. Et voici qu'avant-hier, la CSC est revenue à la charge, via une note envoyée aux administrateurs de la RTBF. Cette fois, après une nouvelle rencontre avec l'administrateur général, le syndicat n'était toujours pas satisfait. Le CA de ce vendredi n'a rien donné: tout au plus y a-t-on rappelé qu'il revenait à Philippot d'évaluer et le cas échéant de sanctionner ses directeurs. Si ce mardi, en comité d'entreprise, le même administrateur général ne donne pas un timing précis de la réorganisation du service en question, de la définition de qui y fait quoi ou non, la CSC déposera illico un nouveau préavis, pour le 26 mai. Ce jour, à entendre le ton des délégués syndicaux chrétiens, on devrait avoir droit à une journée très musicale et à information minimum…

En haut de l'affiche…

L'autre mercredi, François De Brigode a donc présenté un débat consacré à la hausse des prix, "Tout augmente". Outre l'accueil favorable que cette spéciale a récolté, les plus fins observateurs auront remarqué l'accalmie des relations entre Joëlle Milquet et Didier Reynders, installés côte à côte. Hors antenne, le ministre des Finances a abondamment parlé du FMI. Pour rappel, c'était quelques jours avant que ne se déclenche l'affaire Strauss Kahn, mais alors que le départ de DSK se profilait déjà, because les primaires de son parti. On imagine que, depuis le week-end dernier, Reynders ne parle que de ça…

HVR: discrétion assurée

Mercredi à Shanghai, notre Herman Van Rompuy national a osé parler des droits de l'homme. Sans détour et de manière assurée. Pourtant, cette mâle et courageuse prise de position du président du Conseil européen n'a eu strictement aucune effet. Ni en Chine – il n'a pas été reconduit illico à la frontière – ni ailleurs sur la planète. Est-ce pour cela que, 48 heures plus tard, sur la chaîne Canvas (VRT), le même annonçait son souhait de rempiler à son poste. On espère pour lui qu'il aura été autrement entendu…

La phrase de la semaine

"Plus prompts aujourd'hui à s'autojustifier qu'à enquêter, hier, sur les frasques du grand homme, les journalistes se sont absous d'emblée. Et avec quelle vigueur. Pas question, entend-on, de s'ériger en procureurs ou moralistes. Résistons à cette nouvelle vague de puritanisme. "L'information s'arrête au seuil de la chambre à coucher", a professé Le Canard enchaîné. Un peu court, lorsqu'on se souvient que le patron de l'hebdomadaire satirique, Michel Gaillard, avait reconnu dans un entretien accordé à Libération que "Le Canard aurait dû, durant les années Mitterrand, ne pas dissimuler l'existence de Mazarine". Même au Canard, apparemment, la porte de la chambre est entrebâillée." (Scandaleuses impunités médiatiques, par Nicolas Beau, dans Le Monde du 21 mai)

07/02/2011

QUE DU BONHEUR (DH du 06-02-11)

Une grande diplomate

PONCIFS La baronne Mia Doornaert a fait partie, durant 38 ans, de la rédaction du quotidien De Standaard. Avant de rejoindre, comme conseillère indépendante, le cabinet d’Yves Leterme, alors ministre des Affaires étrangères. Elle l’a suivi au 16 rue de la Loi. Le 28 janvier dernier, elle assistait à une séance préparatoire du Forum international belgo-british, à la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne, rue Ducale. Quelle ne fut pas la surprise des participants lorsqu’ils entendirent la grande dame pointer du doigt le chômage wallon, surtout en Hainaut, développant toutes les caricatures et les poncifs les plus populistes en cette matière. Au point qu’un courageux la remit fissa à sa place. En quittant la réunion, beaucoup se demandaient si le Premier ministre, auquel les écarts de sa conseillère indépendante ne manqueraient pas d’être rapportés, osera encore se faire représenter par la distinguée baronne…

Un (non-) informateur sachant informer

CRISE Au début de la semaine, les médias se sont interrogés sur le nouveau lapin que le Palais allait sortir de son chapeau. Et certains d’annoncer que Louis Michel serait celui-là. “Didier Reynders est prêt, mais un autre nom circule avec plus d’enthousiasme au Nord : Louis Michel.” Et nos confrères de justifier ce choix par A + B. De la même manière, il aurait été possible d’exposer les mille et une raisons pour lesquelles le Roi n’avait aucun motif de faire appel au ministre d’Etat. Là n’est pas le plus cocasse, mais bien le fait que l’information avait été euh… suggérée par le principal intéressé lui-même. Cela, nous le tenons d’une source très, très sûre. Pas de Louis Michel.

La carapace de Milquet

DÉBATS Confidence entendue, avant le débat dominical d’une des deux chaînes francophones, de la bouche d’une maquilleuse, à propos de Joëlle Milquet : “Si on ne lui maquille pas les yeux comme elle a l’habitude de le faire, elle rajoutera du noir elle-même.” Et notre pipelette d’expliquer pourquoi la présidente du CDH aime à ce point le fond de teint et le mascara : “Cela la rassure et la protège. Un peu comme une carapace…”

Basta a encore frappé !

CANULAR Le site “demainonrasegratis.blogspot.com” raconte la nouvelle facétie du groupe Basta (VRT). Ces gais lurons avaient déjà bloqué le siège de Mobistar, avant de faire sauter son central téléphonique, et ce sont eux aussi qui avaient ridiculisé la Sabam en y déclarant des artistes aux noms farfelus. Cette fois, Basta a obtenu que la CBFA (Commission bancaire, financière et des assurances) tienne une réunion impromptue, avant de créer leur propre banque, la Fides, en récoltant, sur un marché, 136 €. Les joyeux drilles se sont alors rendus chez le ministre des Finances, afin de lui demander vingt milliards. Interpellé sur le trottoir de la rue de la Loi, Didier Reynders ne s’est pas laissé avoir : “Vous faites un film ?” Sapés comme des milords, les compères se présentent ensuite au cabinet du grand argentier. La réceptionniste les confond avec les participants à une réunion de Fébelfin, la fédération-coupole du secteur financier belge, et les installe sous les ors d’une superbe salle. Y déboule un proche collaborateur du ministre qui, stupéfait à l’idée qu’on ait pu créer une nouvelle banque, met un moment avant de tout comprendre. Les faussaires sollicitent vingt milliards pour sauver les petits épargnants. On vous passe les détails de ces grands moments superbement acides…

La phrase de la semaine

“Il faut assumer l’héritage contradictoire de Céline. Jamais un lycée ne doit porter le nom de Céline, mais je ne suis pas sûr qu’un tel écrivain ne doive pas faire l’objet d’une commémoration. Je suis surtout très inquiet des conséquences de cette décision, car cela va accréditer l’idée que le lobby juif fait la pluie et le beau temps en France.” (Alain Finkelkraut, à propos de la décision, prise in extremis, par Frédéric Mitterrand et Sarkozy de retirer Céline du recueil des célébrations nationales.)

22/08/2010

C'EST DANS LA VILLA-HOME DE VOLLEZELE QUE BART ET ELIO SE SONT APPRIVOISES (DH 22-08-10)

Jusqu'à présent, les investigateurs avaient eu bien du mal à glaner des informations sur les négociations menées par le duo De Wever-Di Rupo. Tout au plus, savait-on que des cabinets ministériels avaient accueilli les sept présidents de parti et leurs sherpas. Un peu court… Et voilà que sur son blog demainonrasegratis.com, Michel Henrion révèle que c'est dans la Villa Home Hellebosch, à Vollezele-Galmaarden, en plein Pajottenland, que Bart et Elio, ainsi que quelques proches, ont appris à mieux se connaître, au lendemain des élections. Grâce à ce scoop, le lieu fait désormais partie de nos sanctuaires politiques, au même titre que la maison de Poupehan où s'est préparé le gouvernement Martens-Gol, ou l'appartement loué par Louis Michel au Parnasse à Ixelles, où fut conçu l'arc-en-ciel, voire le château de Seneffe où l'épouse de Charles-Ferdinand Nothomb surprit, en 1997, Philippe Busquin et Louis Michel, en train de comploter contre le PSC… Pour en revenir à la villa-fermette de Vollezele, elle appartient à "Het Beschrijf", organisation jadis fondée par Hugo Weckx et financée par le Fonds flamand des Lettres et la Commission communautaire flamande de Bruxelles. Enfin, vous saurez tout, lorsqu'on vous aura appris que les chambres sont dotées d'ordinateurs, que les hôtes peuvent disposer de bicyclettes… Selon la gestionnaire de la Villa, les deux hommes ne sont pas restés "toute une semaine". Parmi les récents hôtes du domaine de 15 hectares, le tchèque Peter Borkovec et le slovaque Tomaz Salamun. Tout un symbole…

 

Des présidentielles au MR, en pleines négociations gouvernementales?

Hier samedi, nos confrères de La Libre remettaient les pendules à l'heure: oui, lors de la formation de l'orange bleue, en 2007, le PS et Ecolo ont bien été informés, par le MR et le CDH, de l'évolution des négociations dont ils étaient exclus. C'était le 21 août (nous pouvons préciser que l'invitation avait été lancée le 14 du même mois) et la réunion s'était tenue au cabinet des Finances. Autre sujet qui titille les libéraux: la date des élections présidentielles, Didier Reynders ayant annoncé qu'il ne se représenterait pas. On le sait, certains aimeraient que le scrutin ait lieu le plus rapidement possible. Celui-ci, selon l'accord d'octobre 2009, entre le président et le groupe Renaissance, devrait avoir lieu après les prochaines législatives. Ceux qui ont des fourmis dans les jambes voudraient que les militants votent le plus tôt possible. Les autres estiment qu'il faut attendre la formation du prochain gouvernement. Imagine-t-on en effet un parti en pleine campagne interne commenter les négociations menées par le PERformateur ou le formateur, voire répondre à la déclaration gouvernementale du Premier ministre? La réponse est dans la question…

 

Landuyt, préservé par des internautes français

Ancien membre de la Commission Dutroux et ex-ministre SPa de la mobilité, Renaat Landuyt a des problèmes avec internet. Selon le site spécialisé Zataz, son site perso se trouvait parmi 73 autres de chez nous, touchés par une erreur de conception pas banale: via une simple url, il était possible de créer des centaines d'adresses email aux couleurs des détenteurs des sites.... Plutôt gênant. Dans l'impossibilité de trouver un interlocuteur se décidant à parler en français, raconte Zataz, nous avons fait appel à la CCU (Computer Crime Unit) de Bruxelles, elle-même aidée par la CCU de Bruges. En moins d'une heure, les cyber policiers Belges faisaient corriger la faille. Ouf, on respire…

 

La phrase de la semaine

"Le patron dirigeait un groupe composé de cinq marques: celle de sa première maison d'édition; trois marques rachetées (des livres de voyage, un organisateur d'événements, un système complexe de bons de réduction distribués dans les grandes surfaces) et enfin, le "pôle livres" qui portait la marque de son actionnaire majoritaire, avant tout connu pour sa chaîne de télévision locale." (Extrait de "On est toujours le patron de quelqu'un", un livre qui propose, comme le relève sa quatrième de couverture, une plongée jubilatoire vers le (Luc) pire.)