Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

17/07/2011

QUE DU BONHEUR (DH 17-07-11)

Pas à l’ordre du jour

Les informations seraient-elles désormais publiées dans la presse écrite et démenties, ou presque, sur internet ? Mardi, De Tijd annonçait que Steven Vanackere était pressenti comme futur gouverneur de Flandre occidentale, à la place de son coreligionnaire, Paul Breyne, 64 ans, bientôt pensionné. “Cela n’est pas à l’ordre du jour”, affirmait, sur son blog, celui qui est toujours vice-Premier CD&V et ministre des Affaires étrangères du gouvernement fédéral. Non seulement “pas à l’ordre du jour”, mais, à 47 ans, peut-être Vanackere s’estime-t-il trop jeune pour devenir gouverneur. Avec Yves Leterme, Kris Peeters et Wauter Beke, il fait en effet partie du G4 de son parti, ce saint des saints où se prennent les grandes décisions des démocrates-chrétiens flamands. Alors, gouverneur, vous pensez bien…

C’est pas moi c’est l’autre…

À la RTBF, on a donc eu bien du mal à accepter le départ de Stéphane Pauwels pour la concurrence. Ce n’est pas pour cela que la direction a perdu le sens des réalités. “Vous allez voir, nous avait prédit un ponte du service public, l’arrivée du sniper ne va pas être acceptée par les journalistes de RTL.” A peine le transfert annoncé, certains se sont en effet mis à ruer dans les brancards. Si bien que Philippe Delusinne, l’administrateur-délégué maison, n’a pas tardé à jouer les Ponce Pilate. Lors de dîners en ville, et, plus étonnant, en pleine rédaction, il a affirmé n’être pour rien dans l’arrivée de Pauwels : “Ce n’est pas moi qui ai voulu cela, mais bien Freddy Tacheny(Ndlr : directeur général).” Pour rappel, Delusinne avait toujours juré : “Pauwels ne viendra jamais à RTL, tant que je serai là !” L’histoire ne dit pas si Tacheny a apprécié le bel élan de solidarité de son patron…

Wemmel, waar Bert Kruismans (toch) thuis is !

Nous avons déjà parlé de l’humoriste flamand, Bart Kruismans, dont le spectacle La Flandre pour les nuls, faisait un tabac, des deux côtés de la frontière linguistique. Pourtant, une commune faisait de la résistance : Wemmel. Selon l’échevin Herman Vander Voorde, CD&V pure eau bénite, il s’agit d’une “pure provocation”. Et de refuser que Kruismans joue, le 29 octobre. “Peut-être Herman se sent-il visé par le titre ? !”, avait ironisé le bourgmestre de cette commune à facilités, Christian Andries (LB). La position de l’échevin est d’autant plus surréaliste que Kruismans est plus un modéré qu’un excité. N’est-ce pas lui qui, croisant Olivier Maingain dans les couloirs de la RTBF, la salua par un “Cher compatriote…”, comme l’a raconté La Libre Belgique ? Ils ont en effet chacun du sang alostois dans les veines. À l’aube des vacances estivales, on apprenait que tout n’était peut-être pas aussi pourri qu’on ne le croit : le conseil communal de Wemmel avait décidé que Kruismans pourrait jouer son spectacle à la date initialement prévue.

La phrase de la semaine

“Quand on entend les Flamands, on a l’impression qu’un véritable génocide a été mené par les méchants francophones. C’est une reconstruction fallacieuse de l’Histoire. Je rappelle que la Wallonie ne parlait pas plus le français que les Flamands le néerlandais, mais bien des langues régionales. Le français était en fait la langue des élites, de la bourgeoisie, y compris flamandes, car c’était la langue qui dominait le monde, comme l’anglais aujourd’hui. Je vous rappelle qu’il a fallu le lendemain de la Première Guerre mondiale pour que toute la France s’exprime en Français, soit quatre siècle après que le français soit devenu la langue de l’administration royale.” (Le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, à Paris Match)

11/07/2011

QUE DU BONHEUR 10-07-11 (DH)

De Wever: toujours plus haut!

Selon un nouveau sondage Het Laatste Nieuws-Research Solution, 54% des Flamands serait d'accord avec le "neen" de De Wever. Parmi eux, 87% des électeurs de la N-VA. Par contre, 51% des habitants du Nord du pays ne croient pas à la volonté de compromis de Bart De Wever: 76% de ceux-ci sont catalogués N-VA, mais 40% appartiennent à d'autres partis. Le même sondage constate que près de 60 % des personnes interrogées sont contre la tenue d'élections (57% sont proches de la N-VA et 59% sont "autres". 
Enfin, toujours en ce qui concerne le président des nationalistes, si 39% des Flamands trouvent qu'il n'a pas joué un rôle d'homme d'Etat, 52% le soutiennent toujours. A propos de la N-VA, en cas d'élections, elle perdrait 4% de ses électeurs, mais en prendrait toutefois 16% aux autres partis . Cerise sur le gâteau de ce sondage : 40% des Flamands pourraient désormais envisager de voter N-VA.

JOHAN.jpg

(dessin de Johan dans Satiricon)

Laurette s'y met

Après tant et tant d'années au sommet, la vice-Première socialiste se serait-elle rendu compte que le fait de défendre ses thèses dans les seules rédactions francophones avait peu d'effet? Jeudi, elle a été interviewée, en néerlandais, dans les couloirs de la RTBF (!), par le journaliste de l'émission Ter Zake (VRT), Bart Verhulst. Qualifiée de "kopstuk" du PS, elle a affirmé, sur un ton plus que scolaire, mais l'intention était louable: "De N-VA is in niet in staat om ja te zeggen." Des mots qu'il est inutile de traduire. Plus loin, Onkelinx reprochait au parti de Bart De Wever de ne pas être prêt à négocier. "T'is een beetje bizarre", ajoutait-elle, toujours de manière empruntée. Un qualificatif qu'elle répétait plusieurs fois, mais qui ne figure pas dans le "Petit Robert & Van Daele". On suppose toutefois que la majorité des téléspectateurs aura compris le sens de ce message empreint de gravité, certains d'entre eux rejoignant, qui sait, la masse des éditorialistes nordistes qui fustigeaient l'attitude de De Wever, après son "neen" à Di Rupo.

Michel junior la joue "calme et simple"…

Jeudi, Charles Michel était invité aux journaux de RTL et de la RTBF. Le président du MR y a ressorti une expression qui semble lui coller à la langue comme le sparadrap colle au doigt du capitane Haddock: "C'est très calmement et très simplement que je dis… " Quelqu'un en aurait-il jamais douté?

La phrase de la semaine

"La N-VA avance de faux arguments qui cherchent à masquer les raisons réelles de son refus (de la note Di Rupo). Le premier est celui d'un tsunami fiscal: c'est clairement un faux argument parce qu'il n'y aura pas d'avalanche d'impôt nouveaux. L'effort budgétaire est concentré sur des nouveaux impôts à concurrence de moins d'un tiers. Donc deux tiers de l'effort se fera sur base d'autres choses. La N-VA dit ensuite que les propositions sont à contre-courant des recommandations européennes. Ce n'est pas vrai puisque la plupart des réformes fiscales proposées visent à harmoniser la fiscalité belge de l'épargne et du patrimoine avec ce que font les pays voisins font." (Jean Hindriks, professeur d'économie à l'UCL, interrogé par RTL)

26/06/2011

(SACHA) DAOUT INTERIM (QUE DU BONHEUR, DH 26-06-11)

(SACHA) Daout intérim

Quelques heures après l’annonce de l’inculpation de Luciano D’Onofrio, Pierre François, directeur général du Standard, recevait Sacha Daout. Les tensions avaient été telles entre les deux hommes, ces derniers temps, que l’issue de la rencontre ne faisait aucun doute : l’ancien directeur de la com des Rouches était remercié sur le champ. François était loin d’être le seul à avoir un compte à régler avec Daout, lequel se croyait intouchable, en raison de son amitié avec l’ancien patron des Rouches. Déjà du temps où il était à la RTBF, l’ex-coprésentateur de Mise au point cassait les pieds de ses collègues en racontant, par le menu, ses escapades en hélicoptère avec D’Onofrio pour aller suivre telle ou telle rencontre de Champion’s League. Bonjour l’éthique ! Arrivé en bord de Meuse, son encolure s’était encore élargie et il ne cessait de s’accrocher avec quiconque ne marchait pas droit. C’était compter sans la chute de son parrain en football. Boulevard Reyers, rarement aura-t-on vu un journaliste revenir au bercail après s’être fait autant d’ennemis en aussi peu de temps. Les excellents scores de Mise au point, ces derniers mois, n’arrangeront rien à l’affaire. À charge donc pour Jean-Pol Philippot de trouver à Daout un poste ad hoc. Certains ont bien songé à en faire le chauffeur d’Olivier Maroy, mais on doute que ce dernier accepte…

 

Steve stunt entraîné par sa passion…

Hier samedi, Het Laatste Nieuws révélait que Steve Stevaert, l’ex-star politique du SP.a était tombé dans le piège amoureux d'une séductrice marocaine. L’ancien patron de café devenu ministre d’Etat, après avoir été bourgmestre de Hasselt, puis vice-président du gouvernement flamand avant d’être président de son parti et gouverneur du Limbourg se retrouve victime d'un chantage et d'une extorsion de fonds, manifestement sur base de sextapes. Selon le premier quotidien flamand, « Steve stunt », comme on le surnomme, aurait porté plainte en avril contre ce qui pourrait être une association criminelle. Comme quoi, même les plus rusés ne sont pas à l’abri des élans de leur cœur…

Le renard et les raisins

Philippe Delusinne n’a pas apprécié, mais alors pas du tout, que le RTBF achète le programme « The voice » à Endémol. Lors de dîners en ville, l’administrateur délégué de RTL n’a pas de mots assez durs pour expliquer que ce programme n’a pas à être dans la grille d’un service public. Même raisonnement pour la F1 que Jean-Pol Philippot a arraché de haute lutte. Outre ce dernier, Didier Bellens, big boss de Belgacom, est actuellement dans le viseur du vérécondieux patron de la chaîne privée, lequel n’a pas de mots assez durs pour critiquer sa gestion. À croire, s’interrogent certains interlocuteurs de Delusinne, qu’il vise sa place…

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés…

Comme chaque année, la petite sauterie de notre confrère Paris Match fut une éclatante réussite, jeudi soir. Laurent Haulotte y a bluffé son auditoire en racontant son étonnement, après avoir envoyé un mail à un de ses boss. « Il m’a répondu qu’il était en séminaire à New York, alors que je n’en savais rien », a narré le directeur de la rédaction de RTL.

Comme quoi l’information ne circule pas toujours là où il le faudrait…

La phrase de la semaine

« Je constate qu’en quittant le gouvernement au printemps, l’Open VLD a favorisé l’émergence du national-populisme de la N-VA. (…) Il y a dans tous les événements qui se sont produits au moment des élections ou après un climat assez inquiétant. Une atmosphère qu’on peut qualifier de national-populisme, s’exprimant par des déclarations, dans des chants, par des outrances… » (déclaration de Gérard Deprez à Matin Première, en 2010, et reprise sur le site du FDF : comme quoi, au sein du MR, Olivier Maingain n’est pas le seul à critiquer la N-VA)