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08/02/2009

C'est un hasard!

happart - DH 08-02-09.jpgLa Dernière Heure: Vendredi, le Moniteur publiait un décret datant 2005, entre la Belgique et la Chine. Le Parlement wallon vient seulement de le voter: est-ce lié à l'affaire Fortis ou est-ce un hasard?

José Happart (depuis Israël): C'est un hasard! De plus, ce n'est pas de la faute du Parlement si la ministre Simonet a transmis si tard ce décret…

DH: Cela arrive souvent qu'un décret traîne aussi longtemps?

JH: En cette matière, c'est l'exécutif wallon qui a le tempo.

DH: Combien met le Parlement pour voter un texte après l'avoir reçu?

JH: Un mois, à tout casser! Dès que nous l'avons, nous le faisons passer en commission, puis il met quinze jours pour être voté en séance plénière.

DH: Avez-vous un avis concernant l'assemblée générale qui va se dérouler mercredi?

JH: Tout dépendra de ce que les Chinois vont faire…

DH: Et d'une manière plus générale…

JH: Dans d'autres pays, on mettrait les dirigeants en prison. Mais chez nous, la Justice ne le fait pas.

DH: Que pensez-vous de la gestion politique de la crise?

JH: La Justice est un des aspects de la gestion politique, non?

La dernière (?) goujaterie d'Yves Leterme

leterme - 06-02-09.jpg

Colin Powell, Edouard Balladur, Martine Aubry, Jacques Delors, Alain Peyrefitte, Felipe Gonzalez, Helmut Kohl, José Manuel Barroso, Lionel Jospin, Romano Prodi… Autant de personnalités aux noms plus prestigieux les uns que les autres qui figurent sur la liste des orateurs des Grandes conférences catholiques (GCC). Notre gaffeur national, Yves Leterme, avait-il en tête l'histoire de cette tribune internationalement reconnue, lorsque, le 16 avril 2008, il accepta d'en être l'invité d'honneur? Nul ne le saura jamais! La date à laquelle il s'engageait à venir parler était le 3 février 2009, soit ce mardi à 20h30, dans la salle du collège Saint-Michel. L'organisation de l'événement étant parfaitement huilée, fin décembre, lorsque Yves Leterme démissionna, il lui fut même demandé s'il confirmait son acceptation. Ce qu'il fit. On le voit, tout était prêt pour accueillir le grandissime orateur au point le cabinet du président des GCC, Me Georges-Albert Dal, téléphona le jour prévu à 14h30, au secrétariat de l'ex-Premier pour vérifier que tout se passait bien. Mieux, on alla jusqu'à transmettre le numéro de GSM privé de l'avocat afin que "Monsieur 800.000 voix" puisse l'appeler s'il rencontrait le moindre problème. L'après-midi se déroula sans anicroche, jusqu'à… 18h50 précises, quand Me Dal reçut un sms laconique: l'invité du jour signalait qu'en raison de l'actualité "Fortis", il était contraint d'assister à une importante réunion et ne pourrait honorer son engagement. Un rien éberlué, l'avocat lui demanda s'il se rendait compte qu'il faisait ainsi faux bond à plus de 1.000 personnes. Le dispensable Leterme envoya un nouveau texto, estimant qu'il se contentait d'être honnête avec les citoyens. On vous laisse imaginer les couleurs par lesquelles passa Georges-Albert: le désistement d'un orateur, à la dernière minute, était une grande première! En dernier recours, le président des Grandes conférences appela Marc Eyskens, membre d'honneur de l'asbl et qui s'était inscrit pour venir écouter son ami CD&V. Après réflexion, il accepta de remplacer au pied levé l'indélicat Leterme. Nous croirez-vous? Si le premier fut fort applaudi pour sa brillante prestation, c'est une bordée de huées qui salua l'évocation du nom du second. Un conseil, que celui-ci ne vienne surtout plus pleurnicher en jouant à l'éternel incompris…

02/02/2009

JEHOLET: "OUI A LA DEDUCTIBILITE DES FRAIS DE RESTAURANT A 100%" (DH 01-02-09)

 

jeholet - DH 01-02-09.jpg

Pierre-Yves Jeholet, député fédéral et porte-parole du MR

La Dernière Heure: Vous venez de déposer une proposition concernant la déductibilité des frais de restaurant: que prévoit-elle?

Pierre-Yves Jeholet: Jusqu'à présent seuls 69% de ces frais pouvaient être déduits. Je propose que la déductibilité soit de 100%.

DH: Qu'est-ce qui sous-tend votre proposition?

P-YJ: La crise économique, d'abord. Mais aussi le fait que le secteur HORECA souffre énormément, au même titre que la construction. La mesure que je propose est donc très forte.

DH: Combien d'emplois, dans l'HORECA?

P-YJ: Il y a 150.000 emplois, dont 30.000 sont directement liés au secteur. L'HORECA rencontre d'autant plus de problèmes que la plupart des emplois qu'il concerne sont non-qualifiés. Ce sont les plus touchés par le chômage, on le sait.

DH: Votre parti vous suit?

PYJ: Bien entendu! Tout le MR est derrière cette proposition.

DH: C'est une simple mesure fiscale?

P-YJ: Non! J'y vous aussi des considérations économiques et sociales. Ma proposition est déposée à la Chambre et le débat doit avoir lieu prochainement. Mais il y a urgence.

DH: Vous parlez de votre proposition comme une "mesure forte": l'HORECA en attend d'autres…

P-YJ: Bien sûr! Le secteur attend la réduction du taux de TVA. Mais pour cela, il faut un consensus européen. Depuis des années, sur base d'un accord de gouvernement, Didier Reynders se bat pour tenter de la faire passer de 21% à 6%. Mais les Allemands et les Autrichiens bloquaient…

DH: "Bloquaient": vous utilisez l'imparfait…

P-YJ: Il semblerait qu'en raison de la crise qui les frappe aussi, ces deux pays soient en train de revoir leur position.

DH: La Belgique est-elle seule, dans son combat?

P-YJ: Non, elle a des alliés. Comme la France, par exemple. Lorsqu'il était ministre des Finances, Nicolas Sarkozy avait mené ce combat avec Didier Reynders…

Non à l'interdiction du fumer dans les cafés!

DH: Vous défendez une autre idée qui concerne l'HORECA…

P-YJ: Aujourd'hui, on ne peut plus fumer dans les restaurants, les centres sportifs et les buvettes. C'est une excellente mesure. Manger et fumer, cela ne va pas. Cela, l'HORECA l'a bien intégré. 

DH: …mais?

P-YJ: Je suis contre l'interdiction totale. Je songe aux cafés classiques où le lien social est très fort. Pour eux, je souhaite que la liberté soit laissée à l'exploitant d'une part, et au client d'autre part. Un signe distinctif indiquerait les cafés "fumeurs admis" et les cafés "fumeurs non admis". 

DH: Concrètement, qu'allez-vous faire?

P-YJ: Je ne voterai pas en faveur d'une proposition prévoyant l'interdiction totale de fumer dans les cafés. Cela minerait le secteur HORECA. C'est pour cela que je dis: stop!

DH: Qu'est-ce qui sous-tend votre suggestion?

P-YJ: Nous vivons dans une société où règne l'interdit: c'est grave! Mon idée a aussi une portée économique et sociale, le nombre de cafés qui ferment est affolant, sans oublier tous les emplois perdus. 

DH: Et la santé?

P-YJ: Je n'ai jamais fumé de ma vie et suis fort attaché à la problématique de la santé. Mais j'aimerais pouvoir choisir moi-même si je rentre ou non dans un établissement où l'on fume.

DH: Il y a plus important?

P-YJ: Absolument! En matière de santé, il y a bien plus important que d'interdire de fumer dans les cafés. Il serait bien plus efficace de lutter contre le tabagisme des jeunes – certaines écoles prévoient même des lieux pour fumer: c'est aberrant! -, mais aussi contre l'alcool, les drogues douces…