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02/05/2009

QUE DU BONHEUR (DH 19-04-09)

van rompuy-reynders - quedub 19-04-09.jpg
Le CD&V n'encaisse pas Reynders!

L'autre samedi, dans La Libre Belgique, Louis Michel appelait une nouvelle fois à lui Guy Verhofstadt, en souvenir de l'excellent travail qu'ils avaient réalisés ensemble, sous l'Arc-en-ciel. Quelques jours plus tard, face à ses troupes, Reynders en a remis une couche, louant le travail que Verhofstadt avait effectué, à la tête du gouvernement, entre 1999 et 2007. Sans compter que le même a regretté, lors de l'émission Terzake, de voir les équipes Leterme et Van Rompuy sans direction (bestuurd). Il n'en fallait pas plus pour que le CD&V fasse entendre sa grosse artillerie. Samedi dans une interview au Tijd, l'ancien président social-chrétien et actuel secrétaire d'Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe, est monté au feu. "Si Reynders veut sauver le pays de la même manière qu'il l'a fait durant les 10 dernières années, cela ne marchera pas!", s'étouffait-il. Puis, plus loin: "C'est un scandale que Reynders ose évaluer le travail de Leterme et van Rompuy." Une autre voix, habituée des couloirs du 16 rue de la Loi, complète: "Qui donc, au sein du gouvernement, trouve encore grâce aux yeux de Reynders?". Ça y est, c'est reparti comme en 2007…

Qu'on se le dise: Lutgen n'aime pas les OGM!

En préparation du conseil européen de l'Agriculture qui se tenait le 23 mars dernier, les entités fédérées belges s'étaient réunies en comité de concertation. Parmi les points à l'ordre du jour, la position que notre représentant – le ministre wallon Benoît Lutgen (CDH) – défendrait, lorsque le problème des OGM viendrait sur la table, lors de la réunion européenne. Il avait été décidé que la Belgique s'abstiendrait. Lutgen n'en a pas tenu compte, à la fureur du gouvernement flamand qui ne partage pas le combat que mène le wallon, dans ce dossier. Témoigne de la lutte du Bastognard, son appel du 7 avril dernier pour que toutes les communes deviennent "sans OGM". Dans son invite, le ministre affirme que les communes ont "un rôle à jouer pour la sauvegarde de notre agriculture traditionnelle et biologique familiale face aux pressions des multinationales qui tentent d'imposer un modèle agricole industriel et standardisé." Voilà qui va encore plaire à certains…

Crise oblige, Thomas & Piron revend ses projets au Maroc pour 30 millions d'euros

La nouvelle avait été annoncée, sans précision. Désormais, l'information est datée: c'est à la fin mai que Thomas & Piron se retirera du Maroc. Active depuis 10 ans au pays de Mohammed VI, la filiale internationale de la société belge y a mené d'importants projets résidentiels: Port Lixus, Mansour Lake City et Essaouira (Mogador). Avec la crise, c'est à près de 50% que s'élève l'ardoise en matière l'immobilière. Voilà pourquoi Thomas & Piron a décidé de se recentrer sur son core business: la construction, en Belgique. C'est vers la société Alliance que se sont tournés les Belges: ayant reçu l'aval des autorités locales, Thomas & Piron aura donc revendu, fin mai, l'ensemble de ses activités au Maroc. Bénéfice? Plus de 30 millions d'euros. Le bureau d'architectes L'Atelier de Jean-Pierre Reynders, partenaire de Thomas & Piron, continuera à travailler sur les trois projets marocains…

vanderijst - quedub 19-04-09.jpgVanderijst: un Bruxellois et ex-RTBF à Namur

C'est à la fin de ce mois qu'Olivier Vanderijst, actuel chef de cabinet de Laurette Onkelinx prendra officiellement la tête du comité de direction de la Société régionale d'investissement de Wallonie (SRIW). C'est à la RTBF que feu Guy Mathot avait pêché Vanderijst pour en faire son attaché de presse. Le journaliste avait formé un duo de choc avec un certain Jean-Claude Marcourt, chef de cabinet. Plus tard, le tandem s'était retrouvé chez Jean-Claude Van Cauwenberghe et, au départ de Marcourt, Vanderijst était devenu chef cab. Poste qu'il occupe actuellement chez Laurette Onkelinx: pas mal pour ce fidèle d'entre les fidèles de Mathot dont on sait la haine corse qu'il entretenait avec la vice-Première ministre. Et voilà que Vanderijst est sur le point d'y aller d'un second exploit: ce Bruxellois va prendre la tête de la SRIW! Pour le remplacer, on cite les noms de deux chefs de cabinet: Benjamin Cadranel (Picqué) et Renaud Witmeur (Demotte). Ce sera sans doute pour l'après 7 juin…

La phrase de la semaine

Une fois n'est pas coutume, voici deux extraits du profil 964810 (féminin) du site de rencontre Rendez-vous: "Je voudrais rencontrer un homme politique de gauche, charismatique." De la même rendevouzienne: "Je ne veux pas d'un homme politique de droite, mou, paresseux et insipide". Pourquoi, ça existe

13/04/2009

MODRIKAMEN: "Le stand alone reste notre projet!" (DH 12-04-09)

modrikamen DH 12-04-09.jpg

Vendredi, une nouvelle décision de justice est tombée dans la saga Fortis. Bilan : tous les actionnaires auront le droit de vote lors de la prochaine assemblée générale du 28 avril et plus seulement ceux qui avaient une participation dans le holding à la date du 14 octobre 2008. Une défaite pour l'avocat Modrikamen qui a aussi vu la cour d'appel rejeter un recours visant à permettre aux actionnaires de se prononcer sur la possibilité d'un scénario de cavalier seul (stand alone) de Fortis Banque plutôt que de la laisser passer sous pavillon français. Au lendemain de cette déroute, rencontre avec l'avocat Modrikamen.

La Dernière Heure: Vendredi, en sortant de l'audience, vous avez admis votre défaite…

Mischael Modrikamen: Oui, elle est claire et il faut le reconnaître! Toutefois, il ne s'agit pas de "la" défaite, mais d'"une" défaite dans une affaire qui dure depuis 6 ou 7 mois.

DH: Cette fois, c'était une cour à 3 juges…

MM: Nous l'avions demandé. Reste que la décision est attristante: elle ouvre la porte à un abus de droit qui pourrait venir de BNP ou de sociétés proches: elles ne voteront pas en fonction de l'intérêt de Fortis, mais de leur intérêt propre.

DH: Cela va vous compliquer la tâche?

MM: Absolument! Pour nous, il y avait un "fair game" selon lequel ceux qui viendraient voter le feraient selon leurs mérites.

DH: D'autres regrets?

MM: La cour n'a pas mis le plan B – le "stand alone" – à l'ordre du jour! 

DH: A ce propos, où en êtes-vous?

MM: Vendredi, avant la décision, nous avions bien progressé avec une banque d'affaires. Nous avons aussi un CEO.

DH: Axel Miller?

MM: Ce n'est pas nous qui avons cité son nom. Il s'agit d'une possibilité parmi d'autres…

DH: A court terme, qu'allez-vous faire?

MM: Je vais consulter, et d'ici lundi, nous prendrons attitude pour savoir si nous continuons avec le plan B. De mes premiers contacts, je crois que ce sera positif. Nous disposons d'une force de frappe. 

DH: Encore du temps perdu?

MM: Au contraire, pour nous, il s'agit de temps gagné afin de mieux élaborer notre projet. Nous pourrons le présenter avant l'AG, même si la décision de vendredi rend les choses plus difficiles pour nous. Quant à la holding, elle pourrait devenir insolvable.

DH: C'est-à-dire?

MM: Le capital net non consolidé de Fortis holding est de 3 milliards. Si vous additionnez les pertes des produits structurés – 760 millions d'euros – et les hybrides – 2,3 milliards –, ainsi que les charges d'intérêt: vous verrez, on court vers l'insolvabilité. Surtout que l'Etat français a augmenté le capital de BNP de 5,5 milliards. Ils ont été souscrits à 5,5 €.

DH: Quid pour la suite?

MM: Quoi qu'il arrive, nous allons nous battre pour démontrer que l'affaire négociée par le gouvernement est mauvaise. J'invite les actionnaires à voter "non", en prévision d'éventuels dommages et intérêts. Ceux qui croient que c'est fini se font donc des illusions…

DH: Et la prochaine AG?

MM: Nous sommes prêts à aller en référé si BNP vient avec des puissances votantes ayant pour seul but d'influencer le vote…

VAN CAU: "J'ASSUME!" (DH 11-04-09)


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Vendredi, en fin de journée chez nous, heure du petit déjeuner aux États-Unis, l'ex-maître de Charleroi ne se démontait pas face aux attaques dont la délégation fait l'objet...

La Dernière Heure: Des gens vont jusqu'à menacer d'organiser un comité d'accueil à votre retour…

Jean-Claude Van Cauwenberghe: Mais c'est gentil, ça!

 

DH: S'ils vous abordent, que leur répondrez-vous?

JCVC: Il s'agit d'une folle démagogie! Je ne suis simple parlementaire que depuis 4 ans. Chaque année en fin de session, il y a eu un voyage: en Inde, au Brésil… Madame Cornet ou Monsieur Kubla qui nous critiquent ont fait pareils déplacements, avec conjoint(e)s et per diem...

DH: Pourquoi cette agitation, selon vous?

JCVC: Les élections doivent y être pour quelque chose. Je ne comprends pas comment on peut passer deux semaines à s'intéresser à ça…

DH: Votre séjour ressemble aux précédents?

JCVC: Il n'est ni plus luxueux ni moins spartiate. Il y a quatre ans, comme rapporteur du voyage en Inde, j'ai rédigé une note de 50 pages: je ne sais pas qui l'a lu parmi ceux qui nous attaquent aujourd'hui.

DH: Herman De Croo, président de la Chambre pendant 8 ans, dit que ses voyages étaient presque militaires…

JCVC: C'est de la démagogie totale! Je connais d'anciens députés fédéraux qui m'ont raconté leurs voyages: ce n'était pas triste… Qu'on me dise aussi qui va aller en Inde sans y visiter certains monuments. Hier, nous avons travaillé dans une salle, de 7h30 jusqu'au soir.

DH: Que pensez-vous de toute cette agitation?

JCVC: Certains courent après l'info et cela marche dans l'opinion. Je vois ça avec du recul. J'imagine que l'année prochaine, les femmes seront bannies, les per diem supprimés. Ce sera spartiate…

DH: Vous ne regrettez rien?

JCVC: Non! J'ai payé le billet de ma femme et j'assume… Je suis même prêt à rédiger le rapport puisque, comme chaque fois, j'ai pris des notes.

DH: Sérieusement, ce voyage-ci a de l'intérêt?

JCVC: Nous y avons appris énormément de choses. Nous nous sommes par exemple fait expliquer comment Républicains et Démocrates se distinguaient sur la répartition des compétences entre le fédéral et les différents Etats. Obama est pour un renforcement du pouvoir central…

DH: Quel est l'avenir de ce type de voyages?

JCVC: Je crains qu'il n'y ait plus de candidats pour le prochain voyage. Ou qu'il n'y ait plus de voyage du tout. Ce serait dommage: un Parlement ne peut se racrapoter sur lui-même. Sans cela, il s'étiole.

Jean-Pierre Dardenne: "Nous aspirons tous à rentrer!" 

La Dernière Heure: Votre périple aux Etats-Unis est fort contesté…

Jean-Pierre Dardenne: Il est clair que nous regrettons que ce voyage ait été organisé. Personnellement, je peux concevoir qu'en cette période de crise, c'est difficilement compréhensible pour certains…

DH: Vos collègues du CDH ont annoncé qu'ils rembourseraient le voyage…

JPD: Dès notre retour, je propose qu'on mette sur pied une commission composée des présidents des autres assemblées. Elle pourrait étudier nos dépenses et décider de ce qui peut être acceptable et qui ne l'est pas…

DH: A quoi songez-vous?

JPD: A toutes les dépenses qui concernent celles de nos épouses qui nous ont accompagnés, nos visites, nos frais de déplacement, nos repas… Cette commission pourrait décider de ce que les députés ayant participé à la mission doivent prendre en charge et de ce que le Parlement wallon prendra en charge…

DH: Vous êtes donc prêt à prendre une partie en charge?

JPD: Absolument! Mais après que la commission que j'appelle de mes vœux ait fait le tri au sein des dépenses. Je plaide aussi pour qu'un travail législatif plus important soit réalisé à l'avenir sur ce type de déplacement…

DH: Vous vous attendiez à pareille levée de boucliers?

JPD: J'ai compris ce qu'on nous reprochait, mais trop tard, je le reconnais!

DH: 80.000 euros: le chiffre global de votre voyage est tout de même exorbitant, non?

JPD: Le mot "exorbitant" est excessif. Une bonne tranche de notre séjour comporte une partie officielle et le travail occupe une place importante de la mission.

DH: Comment est l'ambiance, au sein de votre délégation?

JPD: L'ambiance est très lourde… Nous aspirons tous à rentrer!