Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

13/09/2009

DEFENSE NATIONALE, PLAN DELCOUR: "FERMETURE DE CASERNES ET PERTES D'EMPLOI!" (DH 04-09-09)


général delcour.jpg

À l'avenir, les militaires vont devoir s'habituer au fait que la parité Nord-sud ne sera plus prioritaire dans les choix de la Défense: c'est une des idées choc contenues dans la note que le ministre Pieter De Crem a vu atterir sur son bureau, fin de la semaine dernière. Nous avons pu en prendre connaissance. Signataire de ce poulet de trois pages: le général Delcourt, big boss du département. Traduction de cet axe central: plus question de dépenser de l'argent sous prétexte de respecter tel ou tel équilibre linguistique. Reste à savoir ce que De Crem va faire de cette recommandation. Seule certitude, il devra enclencher le turbo car le plan sera présenté au Roi, le 13 octobre, à Evere.

C'est après avoir reçu les conclusions des groupes de travail sur la refonte des infrastructures que Delcourt a rédigé son pensum. Il a ainsi constitué 3 listes de casernes: celles qui doivent fermer, celles qui doivent rester ouvertes et celles à propos desquelles le ministre aura son mot à dire. Après publication officielle de la note, le lobbying politique va en effet se mettre en branle. Vous imaginez, vous, que De Crem annonce la fermeture de casernes comme Tongres et Ans – c'est bel et bien prévu dans la note – sans que le bourgmestre de la seconde, Papa Daerden, reste sans réagir?

Venons-en au fait. Sont épargnées les quartiers de Florennes, Kleine-Brogel, Evere-sud, Neder-Over-Hembeek, Arlon, Marche-en-Famenne, Tournai, Flawinne, Marche-les-Dames, Saffraanberg, Spa, Rocourt… Par contre, Bierset devrait fermer, ses Agusta étant recueillis à Beauvechain. Même cas de figure pour Koksijde, 2 de ses NH-90 restant à Ostende pour le secours en mer. Concernant Bastogne, son transfert est prévu vers Marche-en-Famenne. Enfin, à propos de Baronville (munitions), Belgrade, Jambes, Nivelles (pharmacie centrale) et Sijsel, le général Delcourt laisse au ministre la décision finale. Normal pour la dernière. Elle se trouve à côté de Aalter, dont le maïeur n'est autre qu'un certain Pieter De Crem.

En résumé, 40% des quartiers devront fermer, la suppression pure et simple des opérations à l’étranger ne suffisant pas à combler le trou budgétaire de 120 millions annoncé pour fin 2009. Comme si cela ne suffisait pas, et pour le même motif budgétaire, on annonce aussi une diminution du personnel: moins 4.000 d'ici 2013. L'armée s'étant déjà débarrassé de 8.000 hommes depuis 10 ans, et de 1.300 en 2009, ses effectifs devraient tomber à 30.000 militaires et 2.000 civils (niveaux A et B), en 2015.

Du côté syndical, la CGSP s’inquiète? Surtout que le département est suffisamment appelé à relayer d'autres ministères, comme la Justice (transfert de détenus), l'Intérieur (administration et logistique), les pouvoirs locaux (cartes d'identité)…Et comme ces expériences sont tout, sauf une réussite!

06/09/2009

JEAN-MARIE DEDECKER: "PAS BONNE, LA CHANSON DE CLOUSEAU!" (DH 06-09-09)

dedecker.jpg

Depuis son demi-échec électoral, on n'a guère entendu Jean-Marie Dedecker. Sauf pour dénoncer l'affaire de la maison flamande à New York. Nous lui avons demandé comment se portait son parti et comment il avait vécu l'entrée de son rival Bart De Wever au gouvernement de Kris Peeters. Sans oublier son avis sur la chanson pro-belge du groupe Clouseau…

La Dernière Heure: Etes-vous remis de votre score décevant, aux élections du juin?

Jean-Marie Dedecker: Disons que, si nous avons bel et bien gagné les élections, nous avons perdu les sondages qui nous donnaient 10%. Au final, nous n'avons eu que 8%.

DH: Vous avez donc plutôt perdu les élections…

JMD: Non, nous avons fait un pour cent de plus qu'au scrutin précédent. Mais il est vrai que les sondages nous donnaient plus…

DH: A quoi attribueriez-vous ce demi-échec?

JMD: L'électeur n'a pas récompensé les partis qui avaient le meilleur programme, mais ceux qui étaient les plus médiatisés. Prenez par exemple le CD&V qui n'a tenu aucune des promesses contenues dans son programme…

DH: Avez-vous payé l'affaire du détective privé que vous aviez engagé pour suivre Karel De Gucht?

JMD: Je reconnais que j'ai été piégé par ce détective (Ndlr: pour rappel, celui-ci a transmis le fruit de ses recherches à une chaîne télé), mais cela n'a pas joué.

DH: Où en est l'affaire: Karel De Gucht avait porté plainte contre vous?

JMD: Pas contre moi! Il a porté plainte contre le détective et contre inconnu.

DH: Quelle est votre intime conviction, dans ce dossier?

JMD: De Gucht a menti trois fois devant le Parlement, à propos de l'affaire Fortis. Et je me demande bien pourquoi la Justice n'analyse pas le fond du dossier…

DH: Quel effet cela vous a-t-il fait que Bart De Wever (NVA) fasse 5% de plus que vous?

JMD: Avec son franc-parler et son flamingantisme, il fait partie de la nouvelle génération.

DH: Franc-parler et flamingantisme: il est un peu comme vous?

JMD: Il existe une différence: je suis libéral de droite et De Wever ne l'est pas! Mais avec ses 13%, il avait le droit d'entrer au gouvernement flamand.

DH: Depuis les élections, vous avez dénoncé un nouveau scandale: la gabegie au sein de la maison flamande à New York…

JMD: C'est exact! Le directeur général vient d'être remercié.

DH: Comment se fait-il que vous parveniez à dénoncer tant de scandales?

JMD: Je prépare très, très bien mes dossiers et j'ai l'image d'être quelqu'un de correct. Sans compter que je suis une grande gueule et que je travaille beaucoup!

DH: Quel est votre avis sur le disque "Leve Belgïe, Vive la Belgique" que vient de sortir le groupe Clouseau?

JMD: Je suis partisan de la libre-pensée et de la libre-parole.

DH: Ce n'est pas un avis sur la chanson…

JMD: Je la connais certes, mais je ne trouve pas que ce soit une chanson réussie. Tant pour la mélodie que pour les paroles.

DH: Vous n'êtes pas d'accord avec le fond?

JMD: Disons que je ne partage pas ce que chante Clouseau. Mais si je rencontre en rue le leader du groupe, Koen Wauters, j'en parlerai avec lui autour d'une bière. Pour résumer, à part que les journaux ont demandé aux hommes politiques ce qu'ils pensaient de ce morceau, on n'en parle pas autour de moi. Normal, je le répète, ce n'est pas une bonne chanson…

02/09/2009

ANDRE FLAHAUT: "JE NE ME SUIS PAS ENNUYE DURANT LES VACANCES!" (DH 30-08-09)


andré flahaut.jpg

La Dernière Heure: Durant des années, vous avez été le ministre "qui ne prenait jamais de vacances": en été, vous avez profité de ne plus être aux affaires pour prendre des congés?

André Flahaut: La politique est une affaire de continuité et ce n'est pas parce que les vacances arrivent qu'il n'y a plus rien à faire… Cette année, j'ai surtout été frappé par l'absence de nombre d'acteurs, sauf dans le dossier de la justice. De la sorte, la plupart des dossiers n'ont pas bougé: c'était un peu comme si un consensus avait régné pour ne rien dire de ce qu'allait être la rentrée…

DH: Vous ne vous êtes donc pas ennuyé?

AF: Non, pas du tout! Comme les années précédentes, j'ai suivi les dossiers avec attention et recul. Parmi eux, bien entendu, la Justice, avec ses rebondissements et la gestion par à-coups qu'on a vécue: les évasions, l'affaire De Tandt jusqu'à la commission d'hier vendredi.

DH: C'est tout?

AF: Non! J'ai aussi suivi des activités plus locales Ainsi, la volonté de la direction de la Poste de supprimer le bureau de Louvain-la-Neuve…

DH: Qu'en pensez-vous?

AF: Avant l'été, j'avais déjà rencontré le patron de la Poste. Ce dossier témoigne de la volonté aveugle d'imposer un plan de gestion arbitraire.

DH: C'est-à-dire?

AF: L'enfant que constitue Louvain-la-Neuve est devenu plus important que la grand-mère qu'est Ottignies. Dans certains cénacles flamands, on plaide pour la rentabilité extrême, alors que ce raisonnement a montré ses limites pour les banques. Le discours socialiste est plus actuel que jamais.

DH: Pour en revenir à l'affaire De Tandt?

AF: Je suis actuellement au Congo – de manière totalement privée, j'insiste! Cependant, ce n'est pas pour y donner des leçons. Je paraphraserais la vieille formule: on ne monte pas au poteau de téléphone quand on a un trou dans son pantalon!

DH: Qu'allez-vous plaider au Congo?

AF: Je souhaite que notre nouveau ministre des Affaires étrangères n'oublie pas ce pays. Les événements d'il y a quelques années (Ndlr: les déclarations de karel De Gucht) ont laissé des traces. La réouverture de notre consulat est un signe. Notre nouvel ambassadeur l'a bien compris. Il ne faut cependant pas que la situation budgétaire belge entraîne la diminution de l'intensité de notre collaboration avec le Congo.