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27/01/2010

Xavier Baeselen: "Accompagner assez tôt le demandeur d'emploi!" (DH 24-01-10)


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Hier samedi, nos confrères de La Libre Belgique interrogeaient le député MR Xavier Baeselen sur l’octroi d’un travail de proximité aux chômeurs de longue durée. Nous lui avons demandé quelques précisions. Le parlementaire rappelle d’abord que, selon les chiffres donnés par la ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, en commission des Affaires sociales de la Chambre, l’on compte 4.000 exclusions du chômage pour plus d’1,2 million de personnes indemnisées par l’ONEM ou 450.000 demandeurs d’emploi. Soit un taux de 1,5% pour 3% autrefois. Ces chiffres concernent ceux qui n’accepteraient pas un travail convenable. Autre point, le député MR s’étonne des détails du plan d’accompagnement des chômeurs, le premier coaching s’opérant après 12 voire 24 mois, en fonction de l’âge et des démarches activées par le chômeur. Et Baeselen de se faire concret : « C’est dès le premier mois du chômage qu’il convient que le chômeur soit pris en main par le centre de contact. Ensuite, la deuxième étape du coaching devrait avoir lieu au maximum trois mois plus tard. »

D’une manière générale, le député MR estime que le système d’accompagnement des chômeurs se dirige globalement dans une bonne direction. Le but ? En revenir à une logique assurantielle du chômage. Le MR propose en effet d’augmenter les allocations au début de la période de chômage pour permettre aux personnes qui perdent leur emploi de faire face aux dépenses courantes. En contrepartie, il conviendrait d’organiser une dégressivité du montant de l’allocation, dans le temps, et instaurer un incitant à retrouver du travail. Orienter les chômeurs de longue durée vers les formations menant à un métier en pénurie et, en cas de refus, faire cesser la solidarité. « Voilà ce que notre groupe a déposé comme résolution, en 2008 », conclut Xavier Baeselen.

SOUS LE REGARD DE LA FLANDRE - CARL HUYBRECHTS: "A BRUXELLES? JE ME SENS UN ABORIGENE!" (DH 24-01-10)


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Troisième épisode de notre rubrique dominicale: quel regard les Flamands les plus connus – les Bekende Vlamingen (BV) – portent-ils sur nous, Wallons et Bruxellois francophones?

Petit rappel. Les "BV", ce sont un peu les people flamands: quelques rares politiques, des journalistes et animateurs télé, d’anciennes Miss, des sportifs, certains participants à des émissions de divertissement. Cela va de la famille Pfaff à Bart De Wever, en passant par Frank De Winne ou Koen Wauters, le chanteur de Clouseau. La marque "BV" a été créée par la chaîne privée VTM, à ses débuts en 1989, avant d'être reprise par la presse écrite, Dag Allemaal et Het Laatste Nieuws en tête.

Aujourd'hui, la parole à Carl Huybrechts, figure emblématique des présentateurs sportifs de la VRT durant les années 70, 80 et 90, mais aussi aux commandes des célèbres Night of the Proms depuis plus de 20 ans, et chroniqueur de l'émission à succès de la RTBF, Studio 1.

À Bruxelles, je me sens un aborigène !sint-jan berchmans, gand,

La Dernière heure : En tant que commentateur de football, vous avez écumé les stades de Bruxelles et de Wallonie durant des décennies ?

Carl Huybrechts : Je connais la Wallonie depuis bien plus longtemps que cela : j’ai été scout au collège Sint-Jan Berchmans à Gand, et pendant 12-13 ans, j’ai participé à des camps. Ce sont mes meilleurs souvenirs de vacances. J’ai aussi des liens familiaux avec la Wallonie et, enfant, j’y allais en vacances avec mes parents.

DH : Vous aimiez bien ?

CH : C’était comme aller à l’étranger. Tout y était différent : la langue, la culture, la nourriture, la manière de manger…

DH : Puis, est arrivé le journalisme sportif ?

CH : EN 74, je suis tombé dedans, à la VRT ! Quand j’effectuais des reportages à l’étranger, je cherchais mes collègues de la RTBF. Certains sont devenus de véritables amis. J’ai écouté Arsène Vaillant pendant des heures me raconter sa vie de joueur de foot. C’était un gentleman. Et Laboureur, quand nous nous voyons à The night of the Proms, nous nous embrassons à nous étouffer. Il y a aussi Michel Lecomte, Franck Baudoncq…

DH : Quelles sont les villes wallonnes que vous appréciez le plus ?

CH : Le premier véritable château que j’ai vu était à Bouillon, la ville de Marcel Javeau que je retrouve à Studio 1. Il y a aussi La Roche, où j’ai passé des vacances. Et plus tard, Liège : le Standard est le club de mon cœur qui a remplacé le Beerschot.

DH : Et Bruxelles ?

CH : Pour moi, Flamand, je digère mal le fait qu'on oublie que cette ville fut flamande, il y a deux siècles. Sur les poutres de l’Hôtel de Ville, il y a des dictons en vieux flamand. Peu de francophones le savent. Quand je me promène à Bruxelles, je me sens comme un aborigène ! J’y suis un paria !

DH : Pouvez-vous expliquer ?

CH : Il y a quelques jours, j’étais avec un ami fonctionnaire et nous avons été manger près de la Grand-Place. Impossible de trouver un restaurant avec une carte écrite en bon flamand. Impossible aussi de trouver un seul serveur qui nous parle dans notre langue.

DH : Vous n’aimez pas Bruxelles ?

CH : Si je ne rencontre aucun problème avec les Wallons – qui se foutent de BHV ! –, je trouve que Bruxelles n’est plus une ville agréable à vivre.

DH : Qu’est-ce que BHV a à voir avec votre jugement sur la capitale ?

CH : Les francophones quittent la capitale pour aller vivre dans des communes flamandes et veulent y être chez eux. Que Bruxelles se soit francophonisée est une chose, mais qu’on n’aille pas plus loin !

DH : Avant, vous aimiez Bruxelles ?

CH : Oui, mais n’y a plus de vrais Bruxellois ! Toots Thielemans, avec qui j’ai travaillé, il y a peu, est un véritable Brusselleer : il parle le flamand des Marolles, il a d’énormes qualités de cœur. Plus rien n’est authentique, à Bruxelles : j'ai appris que Roger Vanden Stock, patron du Sporting d’Anderlecht, veut que son club devienne 100% francophone ?

DH : Ce que vous décrivez entache-t-il les relations entre Flamands et francophones ?

CH : Enfant, j’entendais ma mère compter en français et je regardais Le jardin extraordinaire, puis Le week-end sportif avant Sport week-end, à la VRT! C’était un peu comme si, Flamands et francophones étaient sur un même bateau. Aujourd’hui, il y a deux bateaux

DH : Votre conclusion ?

CH : Il faut réinventer la Belgique : la manière dont elle a été construite et dont on tenté de la faire survivre ne fonctionne plus. Ses structures politiques – et tous les dossiers importants : sécurité sociale, travail, économie… – sont paralysés par le communautaire. Que la Belgique reste un seul pays, ou deux, ou trois, peu importe, mais il faut que chaque partie roule à la vitesse qui lui convient.

Mini Quiz DH

DH : Pouvez-vous citer cinq ministres fédéraux francophones ?

CH : Milquet, Onkelinx, Magnette, Daerden, Reynders!

DH : Exact. Qui est bourgmestre de Liège ?

CH : Je ne sais pas !

DH : Willy Demeyer. Quels fleuves arrosent Namur ?

CH : La Meuse et la Sambre !

DH : Parfait ! Pouvez-vous citer trois chanteurs belges francophones ?

CH : Adamo, Jo Lemaire, mais je ne vois pas de troisième…

DH : Maurane, par exemple. Enfin, deux musées ont été inaugurés en 2009, du côté francophone. Lesquels ?

CH : Je ne vois vraiment pas !

DH : Le musée Hergé, à Louvain-la-Neuve, et le musée Magritte, à Bruxelles. Merci.

DENIS DUCARME, A PROPOS DE MGR LEONARD: "PAS DE DECLARATION DE GUERRE, MAIS..." (DH18-01-10)


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Lorsque, en novembre dernier, des éminences politiques s'étaient rendues en nombre à Rome, pour la canonisation du père Damien, les députés MR Denis Ducarme et Xavier Baeselen avaient annoncé leur souhait de revoir la liste protocolaire. Celle-ci trouve son origine dans un décret napoléonien datant de 1804, mais a subi, au fur et à mesure de l'histoire, certaines modifications. Ainsi, suite à l'évolution institutionnelle de la Belgique, la place réservée aux Communautés et Régions. Avec l'annonce officielle du remplacement du cardinal Danneels par Monseigneur Léonard, nous avons voulu savoir si les deux députés comptaient réactiver leur proposition de loi. Denis Ducarme: "Il doit être clair que le MR, collectivement, ne souhaite pas commenter ce qui n'est après tout qu'une décision interne de l'Eglise. Ceci dit si, à titre personnel, Xavier Baeselen et moi-même émettons un crédit de confiance envers Monseigneur Léonard, cela ne signifie pas que nous ne resterons pas vigilants." À savoir? "Quand nous avons déposé notre proposition de loi, nous estimions que les responsables religieux n'avaient pas leur place, à l'ordre qui leur avait été dévolu dans la liste protocolaire. Il n'est pas normal, par exemple, qu'un cardinal ou un nonce apostolique, soient placés avant les présidents de la Chambre ou du Sénat". Il ajoute que sa proposition prend tout son sens avec la nomination de Monseigneur Léonard dont on se souvient des déclarations musclées à propos du préservatif, de l'euthanasie, voire des homosexuels. Si ces affirmations étaient répétées par le nouveau cardinal, après qu'il a officiellement accédé à ses fonctions, elles prendraient un autre sens. Sans vouloir donc "réactiver" d'office sa proposition de loi, et sans la moindre agressivité à l'égard du monde catholique, Ducarme junior prévient qu'il passerait à l'acte si l'archevêque de Malines-Bruxelles dérapait à nouveau. Et le Réformateur d'y aller d'un exemple pour éclairer son propos: "Vous imaginez le tollé, si un imam, accédant à la présidence de l'Exécutif des musulmans de Belgique, tenait les propos que Monseigneur Léonard a tenus, sur les homosexuels?!" Et de conclure: "Nous ne déclarons pas la guerre, mais resterons vigilants!"