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28/02/2010

MODRIKAMEN VICTIME D'UN ATTENTAT PATISSIER (DH 26-02-10)


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Avant-hier mercredi, sur le site de Louvain-la-Neuve, Mischaeel Modrikamen et Rudy Aernoudt présentait le programme de leur Parti Populaire, à des étudiants venus en nombre. Une série de questions-types avaient été préparées par le kot à projet qui avait invité les deux néo-politiques. Les deux hommes, manifestement peu habitués à faire face à un public essentiellement formé d'interlocuteurs non conquis d'avance, eut du mal à faire passer son message sur l'immigration – avec cette question centrale: "Un européen est-il, ou non, un immigré?", voire sur la neutralité de l'enseignement. "Ils avaient sans doute oublié qu'il s'exprimaient dans un auditoire de l'UCL!", ironisait un de leurs interlocuteurs. Le duo Modrikamen-Aernoudt fut aussi confronté à certaines de ses déclarations à la presse, via des articles rassemblés au moyen de Power-Point. Interrogés, les organisateurs de ce débat ont tout au plus bien voulu reconnaître certaines "incohérences" dans le discours des têtes pensantes du PP…

La prestation de ceux-ci se terminait gentiment lors que des "éléments perturbateurs" si dirigèrent en direction de l'avocat des petits actionnaires de Fortis et l'entartèrent, selon la bonne vieille méthode du "Gloupier".

Mischael Modrikamen avait du mal à goûter la farce. Au sein du kot à projet, ce n'était guère mieux: on n'appréciait guère ce geste qui jette le discrédit sur ce type d'organisation. C'est d'ailleurs la première fois que ces étudiants ont à faire face à pareille agression. Quant aux auteurs de l'attentat pâtissier, les organisateurs avouent simplement: "On croit savoir qui c'est…"

THIERRY TACHENY: UN PATRON FRANCOPHONE A LA TETE DE LA CHAINE FLAMANDE VT4 (DH 22-02-10)


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La Dernière Heure : Il y a un an, comment ont réagi vos proches quand vous leur avez annoncé que vous alliez diriger une chaîne flamande ?

Thierry Tacheny : Vu mon parcours, personne n’a été étonné de me voir dans un poste de gestion permanente. Ce qui était plus curieux c’est que je le fasse en Flandre.

DH : Et vous, qu’est-ce que cela vous a fait ?

TT : J’ai trouvé fort intéressant, en tant qu’expert, de pouvoir exercer mes talents en Flandre.

DH : Avez-vous craint un rejet de la part des équipes en place, à VT4 (qui fait partie du groupe international SBS) ?

TT : Etant francophone, je ne suis pas apparu comme un potentiel rival. Mon poste, j’aurais pu l’exercer en Autriche, au Danemark…

DH : Vous êtes en place depuis plus d’un an : quel regard portez-vous sur cette expérience ?

TT : Question job et culturellement, c’est un enchantement. On sait qu’étant donné mon peu de connaissance du flamand, toutes nos réunions se tiennent en anglais. Je ne suis pas certain qu’un Flamand aurait pu imposer cela à RTL…

DH : Comment situeriez-vous VT4, dans le paysage audiovisuel flamand ?

TT : A l’origine, il y avait la VRT. Puis, la Flandre a mis du temps à accepter l’idée d’une télé privée : les éditeurs de presse craignaient de perdre des annonceurs. Enfin, en 1989, ils se sont tous mis ensemble et ont créé VTM. Son succès fut instantané.

DH : ET VT4 ?

TT : C’est une chaîne de la troisième génération, c’est-à-dire sans infos, mais avec beaucoup de divertissements. VT4 s’est introduite avec un cocktail agressif : violence, guerre et sexe la nuit. Ensuite, elle a imposé ce que les autres chaînes ne faisaient pas. Elle a notamment imposé la téléréalité, alors que peu y croyaient.

DH : Quel est le téléspectateur-type de votre chaîne ?

TT : TV4 attire plutôt les jeunes, les jeunes ménages et les téléspectateurs masculins. Je dirais, sans prétention, que VT4 est un peu le miroir de la jeunesse flamande.

DH : La comparaison avec la chaîne française M6 vous plaît…

TT : M6 attirait également les jeunes de 15 à 34 ans. Elle a été la petite chaîne qui monte, qui monte…

DH : Et c’est vous, francophone, qui allez tenter de modifier cette donne ?

TT : Nous allons abandonner un peu de notre ADN historique et tenter d’élargir le nombre de nos téléspectateurs.

DH : Comment ?

TT : VT4 veut aussi devenir une chaîne d’avant-soirée. Nous réfléchissons à tout cela, depuis un an.

DH : C’est demain lundi que VT4 va franchir le pas ?

TT : Dès 18h30, nous allons lancer trois nouveaux programmes qui se suivront. En passant une journée avec eux, nous montrerons d’abord que les « BV » (Bekende Vlamingen) vivent comme Monsieur et Madame tout monde. Ce sera « Wat een leven ». Puis, viendra une émission, « Huizenjacht », qui tournera autour de la vente et l’achat de maisons, de la décoration… Et enfin, « Komen eten », la version flamande d’ « Un dîner presque parfait ».

DH : La télévision a beaucoup d’importance, en Flandre ?

TT : Pour citer l’exemple du Laatste Nieuws, notre premier quotidien, il consacre tous les jours 3 pages à la télé.

DH : Ces programmes seront des productions 100% flamande ?

TT : C’est une de nos spécificités : pour y parvenir, nous avons dû diminuer les budgets habituels de production. Autre choix, ces trois programmes parlent des Flamands. Et, enfin, nous espérons qu’ils vont être regardés en famille.

DH : Avez-vous eu du mal à imposer ce revirement ?

TT : Avant de lancer cette nouvelle vision, j’ai dû avoir la certitude que tout le monde me suivrait. Ce fut le cas.

DH : Question audience, que visez-vous ?

TT : Nous espérons grappiller quelques pour cent. Sans pour cela viser la place de la VRT ou de VTM. D’ici 2 à 3 ans, VT4 devrait entrer dans le groupe des véritables chaînes flamandes.

DH : Vous avez aussi fait appel à Eddy De Wilde…

TT : je n’avais pas songé à lui lorsque j’ai accepté de devenir CEO de VT4. Mais Eddy est un seigneur de la télé. Le rôle qu’il a chez nous – il est directeur des programmes – tient autant du coaching que du management. Flamand d’origine, il aide à changer la culture-maison et les esprits. Il a aussi tenu tête aux producteurs, notamment pour réduire les coûts.

SOUS LE REGARD DE LA FLANDRE: CILOU ANNYS, MISS BELGIQUE 2010: "LES NAMUROIS PARLENT PLUS LENTEMENT: JE LES COMPRENDS PLUS FACILEMENT" (DH 21-02-10)


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Nouveau chapitre de notre rubrique dominicale: quel regard les Flamands les plus connus – les Bekende Vlamingen (BV) – portent-ils sur nous, Wallons et Bruxellois francophones? Pour rappel, les "BV" sont un peu les people flamands. Cela va de la famille Pfaff à Bart De Wever, en passant par Frank De Winne ou Koen Wauters, le chanteur de Clouseau. Cette semaine, la brugeoise Cilou Annys, Miss Belgique 2010. Agée de 18 ans, mannequin et étudiante en interprétariat, elle est la plus jeune des « BV » que nous avons interrogés.

La Dernière Heure : Connaissez-vous un peu Bruxelles ?

Cilou Annys : J’ai déjà beaucoup travaillé dans la capitale : aux Palais des Expositions, au Trade Markt, c’est-à-dire du côté de l’Atomium. J’ai aussi participé à des séances photos – des shootings – dans l’hôtel Métropole ou au Vaudeville, dans les galeries de la Reine. Je connais aussi le quartier de la Toison d’Or.

DH : D’autres encore ?

CA : Oui, Anderlecht !

DH : Ne deviez-vous pas y donner le coup d’envoi d’un match du Sporting ?

CA : Cela ne s’est pas fait, à cause de mon agenda qui était trop rempli. Comme autre quartier, je citerais aussi Matonge.

DH : Que pensez-vous de Bruxelles, en général ?

CA : C’est une ville très animée, surtout grâce aux différentes cultures qu’on y rencontre.

DH : Mais encore…

CA : Bruxelles m’étonne en ce qu’elle compte beaucoup de quartiers différents. C’est une particularité que je ne connaissais pas…

DH : Et ses habitants ?

CA : Ils sont agréables, n’hésitent pas à aider ceux qui en ont besoin. Je les trouve aussi plus prudents que les Brugeois. Et moins agressifs.

DH : C’est-à-dire ?

CA : Les Brugeois, et les Flamands en général, sont plus réalistes, plus directs.

DH : Désormais, vous habitez à Bruxelles ?

CA : Je vis dans la maison des Miss, tout près de Bruxelles.

DH : C’est une ville où vous pourriez habiter ?

CA : Oui, je compte y acheter un appartement pour continuer mes études et travailler.

DH : Avez-vous déjà choisi le quartier où vous aimeriez vivre ?

CA : Pas encore ! Je n’en ai pas eu le temps, mais je vais commencer à chercher.

DH : Connaissez-vous la Wallonie ?

CA : Je connais un peu Charleroi, Namur, Liège… J’y ai des amies.

DH : Des amies que vous vous êtes faites dans le cadre du concours des Miss ?

CA : Exactement ! Je pourrais les citer presque toutes.

DH : Que pensez-vous des candidates wallonnes que vous avez rencontrées ?

CA : En anglais, je dirais que les Flamandes étaient sont plus « assertive », plus ouvertes. Au début, les francophones parlaient peu d’elles-mêmes et ont attendu que j’aille vers elles pour se libérer.

DH : Vous connaissez un peu Liège ?

CA : J’y ai quelques copines et vais parfois leur dire bonjour. Je trouve que les Liégeois en général sont très gentils.

DH : En quoi sont-ils gentils ?

CA : Je vais vous donner un exemple : j’étais dans une brasserie liégeoise avec des amis et la serveuse a pris mon verre alors qu’il n’était pas encore vide. J’étais étonnée et elle est venue m’en apporter un autre, qu’elle m’a offert. Je n’avais jamais vécu cela…

DH : Un autre trait de caractère qui vous a surpris, chez les Wallons ?

CA : Quand ils veulent savoir quelque chose, ils ne vous lâchent pas. Au contraire des Flamands qui laissent vite tomber.

DH : Certains endroits vous ont-ils plus particulièrement plu, à Liège ?

CA : J’ai été voir la nouvelle gare : elle est belle et impressionnante. Elle me fait penser à celle d’Anvers, inaugurée presque en même temps.

DH : Trouvez-vous aussi que Liège et Anvers ont de nombreux points communs ?

CA : Les habitants des deux villes aiment faire la fête. Bien plus qu’à Bruxelles.

DH : Vous avez aussi cité Namur ?

CA : Les gens y parlent lentement. (elle rit) Je les comprends plus facilement.

DH : Avez-vous participé à des carnavals ?

CA : J’étais invitée à celui de Nivelles.

Mini Quiz DH

DH : Pourriez-vous citer trois ministres fédéraux francophones ?

CA : Daerden, Milquet, Reynders.

DH : Exact. Bruxelles est traversée par quel cours d’eau ?

Cilou Annys se souvient seulement des lettres « s » et « e ».

DH : La Senne. Le nom des deux principales chaînes télé francophones ?

CA : RTL et la RTBF.

DH : Trois clubs de football wallon ?

CA : Mouscron… mais je ne vois pas pour les autres…

DH : La Standard, Charleroi… Vous appréciez la nouvelle gare de Liège. Que est son nom ?

CA : Je ne sais pas.

DH : La gare des Guillemins.

CA : J’aurais dû m’en souvenir : j’y ai assisté à un feu d’artifice.

DH : Merci beaucoup.