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30/01/2013

ABBAYE DE STAVELOT (PARIS MATCH du 18-01-13)

Un site mis en valeur grâce à l'action conjointe de la Région wallonne et à la Ville

 

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THOMAS DE BERGEYCK (RTL), à propos des 40 ans de la princesse Mathilde (Paris Match

Paris Match: Que comptez vous faire, à l'occasion des 40 ans de la princesse Mathilde?

Thomas de Bergeyck: L'émission de samedi sera tout à fait spéciale, même si le Palais ne veut pas en faire trop: il s'agit avant tout d'un événement privé. À RTL, nous allons revenir sur les 13 ans de présence de la princesse, aux côtés de son mari eu au sein de la famille royale. Il y aura un public  de "Monsieur et Madame tout le monde" qui poseront des questions à des spécialistes et délivreront des témoignages.

 

Paris Match: Pourquoi, selon vous, ce souhait du Palais de ne pas en faire trop?

Thomas de Bergeyck: Un anniversaire comme celui-là est, je l'ai dit, avant tout privé et concerne l'épouse de l'héritier du trône. Il est évident que la future Reine passe un cap important. Elle arrive à un âge où l'on se pose des questions et où l'on remet les choses à leur place en se demandant si ce qu'on avait fait avait un sens ou si, au contraire, il convient de prendre un nouveau cap?

 

Paris Match: On ne restera que dans le privé?

Thomas de Bergeyck: Il n'est pas exclu qu'il y ait un événement correspondant à cet anniversaire. Je songe à la journée familiale qui se déroulera le 20 janvier…

 

Paris Match: Rien d'autre, pour le côté officiel?

Thomas de Bergeyck: Le Palais a envoyé des photos officielles. Cependant, pour notre part, nous ne manquerons pas de présenter les premières images de Philippe présentant Mathilde, avec ses mots par lesquels il assurait que personne ne l'y avait poussé. Cela fut une grande surprise quand on a vu cette princesse souriante, en 1999. Je m'en souviens fort bien, j'était à l'époque étudiant…

 

Paris Match: Selon vous, qu'a apporté Mathilde?

Thomas de Bergeyck: Avec elle, il y a eu une terrible bouffée d'oxygène, c'est sûr.Sous le règne de Baudouin et Fabiola, la période était très rigoriste, puis Albert II et Paola son arrivés, avec leur style propre et bon enfant.

 

Paris Match: Comment décririez-vous la princesse Mathilde?

Thomas de Bergeyck: C'est une femme intelligente, très fraîche et souriante. Souvenons-nous qu'à la fin des années 90, les rédactions n'avaient qu'une photo où elle était à Lourdes… Sa mère est d'origine polonaise, et Mathilde a réussi à Bruxelles, dans le domaine qu'elle affectionne, celui des enfants. Elle a toutes les qualités d'une princesse.

 

Paris Match: Peut-on la comparer à la princesse Diana?

Thomas de Bergeyck: Celle-ci avait placé la barre très haut. Pourtant, Mathilde n'a pas fait un copier-coller mais, selon moi, elle a apporté sa touche personnelle et a même surpassé Diana.

 

Paris Match: Que voulez-vous dire par là?

Thomas de Bergeyck: J'estime qu'on n'a pas grand-chose à lui reprocher et qu'elle réussit tout ce qu'elle entreprend.

 

Paris Match: Selon vous, ses principales qualités?

Thomas de Bergeyck: Elle est très facile d'accès.Et ce n'est pas forcément aisé, étant donné que le prince et elle sont sur un piédestal. Pourtant, vu le nombre considérable d'activités qu'ils ont, elle va de manière très spontanée à la rencontre des gens. Elle a une incroyable facilité à être à l'écoute de la population et à retenir ce qu'ils lui ont dit. Et quand je dis "les gens", ce sont tous les gens. Avec elle, le contact est immédiat: elle a un côté très intelligent de ne laisser personne au bord du chemin. Elle est aussi extrêmement physionomiste. Pour faire bref, elle fait plus que bonne figure. J'ajouterais enfin qu'elle est accessible, dans le cadre de toutes ses fonctions.

 

Paris Match: La connaissez-vous personnellement?

Thomas de Bergeyck: Non, je ne la connais pas personnellement, mais j'ai eu la chance de connaître le frère de sa mère. De plus, j'ai rencontré son autre oncle, le bourgmestre de Popperinghe… J'ai donc appris à la connaître comme tous les Belges…

 

Paris match: Autre qualité qui a retenu votre attention?

Thomas de Bergeyck: Elle ne triche jamais! Elle est chaque fois la même et ce que l'on voit d'elle est c'est ce qu'elle est réellement. J'ai pu le vérifier, lors de chacun de mes reportages. Mathilde n'est jamais en représentation.

 

Paris Match: D'une manière générale, qu'a-t-elle apporté à la famille royale?

Thomas de Bergeyck: Sans conteste, une nouvelle jeunesse. Avec elle, après que la page Baudouin ait été tournée, on est arrivé dans une nouvelle fraîcheur. On en avait vraiment besoin et l'on avait envie que Philippe trouve sa femme et ait des enfants. C'est donc un véritable vent de fraîcheur qu'elle a apporté à la monarchie: grâce à elle – entre autres - le Belge peut s'identifier à sa famille royale! La force de Mathilde est d'être à la fois différente et de s'identifier aux autres femmes.

 

Paris Match: Vous avez dit que le Palais avait souhaité en faire un événement avant tout privé. N'aurait-il pas pu utiliser cet anniversaire pour redorer son blason, en ces temps troublés?

Thomas de Bergeyck: Le Palais aurait pu sauter sur bien des occasions, ce n'est pas ça qui manque. D'autres viendront comme, en août, les 20 ans de règne d'Albert II. Aujourd'hui, la priorité est aux activités comme cet anniversaire...

OLIVIER DE CLIPPELE, à propos de la Fondation de la Reine Fabiola (Paris Match 11-012-13)

Paris Match: Qui sont les héritiers de la Reine Fabiola (en fonction de l’ordre de dévolution successoral prévu par la loi) ?
Olivier de Clippele: Ce serait la famille espagnole. A propos de l’héritage du Roi, sauf si dans son testament il aurait mis des réserves, ce serait aussi la famille espagnole. Si la Reine ne prend aucune disposition, les membres de la famille belge ne sont pas héritiers. Si la Reine Fabiola inclut les neveux et nièces de son époux, la Fondation est créée en faveur de la Belgique. (c'est ce qui a été écrit, dans les médias)

Paris Match: Et le testament du Roi Baudouin?

Olivier de Clippele: Je ne le connais pas: la Fondation dont il est question concerne les biens personnels de Fabiola. Le Roi Baudouin peut avoir émis des conditions.

 

Paris Match: Quel est le but de la Fondation?

Olivier de Cleppele: Elle s'inscrit dans le cadre d'une loi qui a été votée, lorsque j'étais sénateur. A l'époque, beaucoup de Belges créaient des fondations à l'étranger. Afin d'éviter cela, on a décidé de créer la fondation privée. La Reine Fabiola n'a rien fait d'autre: il lui suffisait de faire une donation à 7% pour ses neveux belges et espagnols. Ici, dans le cas qui nous occupe, selon le moniteur d'octobre 2012, tout est conforme à la loi et à son esprit.

 

Paris Match: Pourquoi y a-t-il eu tant de remue-ménage?

Olivier de Clippele: Parce que la fondatrice a fait une référence religeuse. Toute la question est de savoir si la veuve du roi Baudouin doi-elle rester neutre? Elle l'a fait en vue de son testament philosophique. Celui-ci indique que le but de la Fondation est de perpétrer la mémoire du Roi Baudouin et de Fabiola. J"ajouterais que c'est tout à fait le droit de la Reine Fabiola de commémorer la mémoire de son époux.

 

Paris March: Peut-on donc dire que la Reine a décidé de donner une partie de son patrimoine au détriment de certains de ses héritiers légaux ?
Olivier de Clippele: Tout ce qui sera donné à des associations ne sera pas donné à ses héritiers, donc oui, il y a un but philanthropique qui prive en partie ses héritiers. Ses héritiers légaux sont espgnols. Il est donc faux de dire que c'est au détriment de ses héritiers légaux. Elle respecte le loi. Ce n'est pas gratuit. Ce qui arrive à la Reine Fabiola arrive aux gens qui n'ont pas d'enfants: il existe une pression immorale sur ces personnes âgées. Leurs économies leur permettent de passer leur vieillesse en toute tranquilité.

 

Paris Match: Y a-t-il une différence, au niveau des impôts, entre un don directement à une association ou un don à une Fondation, à charge pour celle-ci de faire un don à une association?
Olivier de Clippele: A priori non! Cela dépend si la fondation est reconnue ou non: le taux peut être réduit de 25 à 12,5 si la Fondation est reconnue d'utilité publique. Ici, il s'agit d'une fondation privée:

 

Paris Match: Si la Reine avait fait un don directement à ses neveux espagnols, quel aurait été le niveau des impôts ?
Olivier de Clippele: La charge fiscale aurait été de 7 %, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de détournement fiscal.

Les notaires n'ont pas abusé de la loi: les clients peuvent attaquer leur notaire s'il n'a pas proposé la voie la moins imposée, si elle est légale.

Paris Match: Peut-on comparer juridiquement un don direct à ses neveux et ce don à sa Fondation, à charge pour elle de subvenir à certains des besoins de ses neveux et nièces ?
Olivier de Clippele: A priori non, puisque les neveux ne disposeront pas de ce patrimoine. Il ne sera éventuellement disponible que dans les cas de besoins décrits dans les statuts de la Fondation.
Il ne faut pas que la fondation ne soit qu'un filtre de passage: il faut un CA qui aidera les neveux s'ils sont en difficulté.

 

Paris Match: Au final, l’Etat aurait touché combien en taxes, si la Reine avait fait des dons directs à ces associations et à ses neveux et nièces. Quelle est donc la différence avec le choix de cette Fondation ?
Olivier de Clippele: Il est difficile de répondre à cette question, car ce n’est justement pas comparable. Tout ce que l’on peut dire, c’est que si ce patrimoine avait été donné à ses héritiers, l’Etat aurait perçu 7 %. Mais ici justement, la Reine prive ses héritiers de ce patrimoine puisqu’elle le dédie à des buts philanthropiques. La taxe est à peu près la même: l'état perd les droits de successauraux de 70% ou 80% pour Philippe, Astrid et Laurent.

 

Paris Match: La Reine a-t-elle posé un acte illégal ou juridiquement contestable en créant cette Fondation, ou sommes-nous au niveau des symboles ?
Olivier de Clippele: La Reine a posé un acte tout-à-fait légal et généreux, puisqu’elle donne une partie de son patrimoine à des associations. Je le répète: il est légal, autant en fonction de la loi et que de son esprit.

 

Paris Match: Qui sont les héritiers de la Reine: la branche espagnole, la branche belge, la branche luxembourgeoise?

Olivier de Clppele: Je ne sais pas!

Paris Match: Pourquoi un tel déchainement à propos de l’annonce de cette fondation?

Olivier de Clippele: Je vous l'ai dit: selon moi, les références catholiques y sont pour beauoup. Mais c'est elle qui l'a souhaité.

La communication a été très mal faite, Sud Presse qui a lancé l’information a fait croire que la Reine donnait l’argent de ses dotations à ses neveux et à des associations catholiques en éludant l’impôt. Le cocktail était explosif et le monde politique s’est engouffré dans cette faille.
Avec le recul on verra que la vérité est toute autre, la Reine ne donne pas l’argent de l’Etat mais bien une partie de son patrimoine privé, elle fait en fait un acte très généreux au détriment de ses héritiers. Maintenant on peut apprécier ou non ses choix philosophiques, mais nous vivons en démocratie, et chacun peut faire ses choix philosophiques, même la Reine. C’est regrettable que toutes ses critiques aient occulté la vraie dimension généreuse de la démarche, car si cette fondation n’avait pas été créée, l’application de la loi conduisait à ce que ce patrimoine parte en Espagne à ses héritiers.