Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

12/12/2011

Que du bonheur (DH 11-12-11)

Leterme, le ministre d'Etat qui sait… attendre

Lundi, au 16 rue de la Loi, Yves Leterme tournait comme un lion en cage. En cause, la passation de pouvoir, avec Elio Di Rupo, reportée, d'heure en heure. Puis, remise au lendemain, lorsqu'il fut patent que la durée de la répartition des compétences ministérielles ne permettrait pas à l'ex-Premier de céder le témoin à son successeur, le jour même. Et Leterme d'éructer, en petit comité: "Vingt heures pour 19 portefeuilles, c'est du jamais vu!" Puis, plus vache: "Si l'on suit cette logique, les conseils des ministres débuteront le lundi matin, pour se terminer le vendredi dans la nuit." Par bonheur, le lendemain, l'ancien Premier avait retrouvé le sourire pour accueillir Di Rupo, lequel avait entre-temps prié Albert II de faire de son prédécesseur un nouveau ministre d'Etat. Pour le remercier de sa patience?

Euphorie de courte durée

Si, depuis la fin des négociations, le ton et la posture d'Elio Di Rupo se sont modifiés pour en faire un homme pénétré de ses responsabilités, son équipe a "une nouvelle dynamique". Ce n'est pas nous qui l'affirmons, mais un membre du gouvernement Leterme. Le changement de place des vieux de la vieille n'y est certes pas étranger. Pas plus que la conscience de chacun, en ses nouvelles obligations. Entre euphorie et sens des responsabilités. Les 14 minutes de bonheur, mercredi au Palais royal, ont laissé des traces. Pour combien de temps?

Holding communal: gare aux indignés

Mercredi donc, 85 % des actionnaires présents à l’assemblée générale extraordinaire ont approuvé la liquidation du Holding Communal. Pour mémoire, cette mise en liquidation va provoquer bien des dégâts, dans les finances de nombre de communes. Certaines avaient décidé d'entrer en résistance. Comme l'avait par exemple annoncé le bourgmestre d'Uccle, Armand De Decker, lors de la conférence des 19 bourgmestres de la capitale. "Ma commune va demander des comptes aux administrateurs du Holding, en refusant de leur donner décharge". Parmi eux, l'ex-Rassemblement wallon Serge Kubla, pourtant coreligionnaire MR du maïeur ucclois, mais aussi son ennemi de trente ans…

Remember…

Beaucoup de commentateurs ont rappelé que cela faisait 40 ans qu'il n'y avait plus eu de Premier ministre francophone. Erreur! Paul Vanden Boeynants – qui parlait plutôt le brusseleer que le néerlandais, il est vrai - occupa le 16, rue de la Loi, d'octobre 78 à avril 79, soit il y a 32 ans. Souvent cité, Edmond Leburton occupa le même poste de janvier 73 à avril 74, soit il y a 37 ans. Mais il était Wallon, lui! D'autres, pointant l'absence de majorité flamande, au sein du gouvernement Di Rupo, lancent: "Imaginerait-on un gouvernement sans majorité francophone au Sud?" Et bien, oui! Ce fut le cas pour les équipes Martens V et VI, de 1981 à 1988, avec une majorité PSC-CVP-PRL-PVV. Voilà pour les mémoires d'outre-tombe… 

La phrase de la semaine

"Si Elio Di Rupo avait éprouvé un jour le moindre amour pour la langue néerlandaise, cette langue aurait pris place plus tôt et plus profondément dans sa vie. (…) Y a-t-il un salut possible pour Elio Di Rupo? Pour l'amour, c'est trop tard. Il lui reste la courtoisie. Celle-ci lui enjoint assurément de mieux parler le néerlandais. Maîtriser la langue, au moins en surface. Sauver les apparences. La superficialité et les apparences: la politique est bonne là-dedans. Mais c'est pour cela que les gens ne lui font plus confiance. On ne s'en sortira pas sans amour." (Rik Torfs, De Standaard)

Commentaires

On publie tout et n'importe quoi de nos jours

Écrit par : prono quinte | 20/02/2012

Merci pour cet article

Écrit par : prono quinte | 20/02/2012

Les commentaires sont fermés.