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12/12/2011

LE GOUVERNEMENT DU CHANGEMENT (DH 11-12-11)

Hier samedi, sur le coup de 13h15, la Chambre accordait la confiance au gouvernement Di Rupo 1er, par 89 oui et 54 non (le vote a du être exécuté à deux reprises, certains élus de la majorité s'étant trompé, au moment de voter). Ont voté contre, la N-VA, Ecolo-Groen, les FDF, le Vlaams Belang, la LDD et le MLD. Après plus de 540 jours de crise, le gouvernement de plein exercice est enfin sur les rails.


Auparavant le Premier ministre avait assuré que son équipe serait "le gouvernement du changement, un changement profond et durable, sans rupture de notre modèle social, de notre modèle fédéral". Et de préciser: "La N-VA a fait le choix de l'opposition. Je respecte son choix, mais ce choix ne fait pas pour autant de ce gouvernement un gouvernement illégal." Poursuivant: "Notre légitimité, nous la tirons des réformes importantes de notre modèle socio-économique qui permettront aux Régions et Communautés d'en percevoir les fruits." Les débats préalables avaient porté sur la suppression des incitants fiscaux fédéraux en matière d'environnement. Réponse du Premier ministre: "Des mesures transitoires ont été prises afin de permettre aux entités fédérées, en charge des compétences, d'organiser leur politique en la matière et d'offrir aux citoyens les aides utiles." Di Rupo a aussi argumenté, pour défendre l'expression "centre-centre" qu'il avait utilisée pour qualifier son gouvernement: "Certains sont d'avis que l'accord est trop à gauche. D'autres avancent qu'il est trop à droite.C'est probablement le fait qu'il est équilibré." Il répéta ensuite que ledit accord, annonciateur d'efforts sans précédents de 11,3 milliards d'euros, permettra de soutenir le travail, tout en protégeant les plus faibles." Guère convaincu, l'Ecolo Olivier Deleuze a pris note de ce que le gouvernement confirmait sa décision de mettre fin aux avantages fiscaux environnementaux. Quant à lui, le N-VA Jan Jambon a soutenu que son parti avait été honnête, les offres de compromis ayant toujours été insatisfaisantes. "Non, nous n'avons pas fait le choix de l'opposition!", a-t-il tonné, en fixant Elio Di Rupo. Lequel a répondu: "On ne peut défendre à cors et à cris le modèle fédéral et refuser des compromis sur les tensions qui rongent notre pays." Et de saluer, in fine et sous les applaudissements de sa majorité, les six partis qui ont formé le nouveau gouvernement et les six partis ayant scellé l'accord institutionnel réformant la Belgique.

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