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24/07/2011

Que Du bonheur (DH 24-07-11)

Ne dites plus Alix Battard, dites Alix Plagiat!

Mercredi, les téléspectateurs ayant suivi le 13h de la RTBF, puis le 19h de RTL ont dû se pincer. Lors du second en effet, Alix Battard, venu décortiquer le discours d'Albert II, a repris sans vergogne des morceaux complets de l'analyse de sa consoeur, Johanne Montay. Là où cette dernière, patronne de la politique belge du service publique avait relevé, en milieu de journée, "le Roi ne tape pas physiquement du poing sur la table, mais il n'a jamais été aussi ferme", la jumelle de Céline Dion affirmait, le soir: "Le Roi ne tape pas du poing sur la table, mais presque… Il n'a jamais été aussi ferme." Plus loin, Montay avait observé, quelques heures plus tôt: "En fait, c'est tout son corps qui parle: il bouge les poings, il ponctue ses phrases du doigt (…)" Le soir, Battard y allait d'un nouveau et peu glorieux copier-coller: "C'est tout son corps qui parle: un froncement de sourcils, il bouge les poings, il ponctue ses phrases du doigt." Allez vous étonner, dès lors, qu'à Reyers, on s'est empressé de trouver un pseudo à la protégée de Laurent Haulotte, directeur de la rédaction de RTL et ancien de la RTBF: Alix Plagiat!

(revoir 13h RTBF  http://www.vosliens.com/e459c6/ et 19h RTL  http://www.vosliens.com/0e9713/

 

L'ertébéenne Pascale Bourgaux à TF1

Ne quittons pas la RTBF. Grande reporter et honorée de plusieurs prix pour son travail, Pascale Bourgaux était en congé sans solde, depuis plusieurs mois. Jusqu'à ce qu'elle décide de retourner sur le terrain et au Moyen-Orient plus particulièrement. Lorsqu'elle en fait la proposition à sa hiérarchie, celle-ci lui rappelle son congé sans solde. Il en faut plus pour faire reculer la tête brûlée. Elle s'embarque, à ses frais, destination Tripoli. Et c'est elle qui découvre que des armes de la FN sont utilisées, dans les combats entre Kadhafi et les rebelles. Bourgaux avertit sa rédaction. Laquelle lui rappelle qu'elle est momentanément hors-cadre. La journaliste propose alors à ses supérieurs qu'ils lui envoyent un journaliste auquel elle offrira son scoop. Nouveau refus de Reyers. C'est ainsi que, le 24 février dernier, un quotidien sortait l'info, avec la signature de l'ertébéenne Pascale Bourgaux. A la Casa Kafka, on n'a guère apprécié ce jeu de rôles, l'incontrôlable reporter étant même menacée des pires sanctions. Ses faits d'armes, les syndicats et quelques amis lui ont valu d'y échapper. Son congé sans solde a été prolongé, avec interdiction de collaborer à tout média belge. Voilà pourquoi, actuellement, Bourgaux est à… TF1.

Les phrases de la semaine

"Oh, tu sais, être fanatique, dans tous les domaines, ce n'est pas bon, il faut être démocrate. Il y a des bons Flamands, des bons Wallons et des bons Bruxellois. Des mauvais aussi. Tous ces ultimatums… C'est bien pour le pays, oui ou non? Voilà la question! Ce n'est pas la même chose que de se demander si c'est bon pour moi. La Belgique est un pays multiculturel qui doit s'adapter à l'Europe. (…) Oh non, je n'ai plus le temps maintenant. Sur le plan politique, la seule chose que je veux c'est que cela avance en Belgique, que le pays reste uni. Et je m'abstiens de critiques personnelles, je sais que leur tâche n'est pas facile. Mais on ne va pas faire une équipe de Wallons, une équipe de Flamands, une équipe de Bruxelles et une équipe d'Eupen quand même." (Georges Leekens, à propos des nationalistes flamands et d'une éventuelle rencontre avec Bart De Wever)

 

EDITO: MERCI SIRE - DANK U SIRE (DH 22-07-11)

Des proches nous ont avoué que le discours d’Albert II leur avait arraché quelques larmes. Trop de mois passés à se demander de quoi l’avenir de la Belgique serait fait. Trop de mois à se lever en apprenant que tel politique assassinait tel autre par une phrase bien sentie, le second répondant au premier par une formule meurtrière. L’ex-présidente du CD&V, Marianne Thysen, fut la première à mettre les pouces. Sa consœur du SP.A, Caroline Gennez, l’imitera bientôt. “Marre des mensonges”, a-t-elle justifié. Si ces deux femmes s’en vont, dégoûtées, ne restera-t-il que des dégoûtants, pour reprendre la formule d’un défunt crocodile ? “Non !”, a martelé le Roi mercredi midi. Un message fort, que certains ont écouté en boucle et qui a permis à ceux qui le voulaient bien de s’y retrouver dans cette peu ragoûtante mélasse. Avec l’aide d’Elio Di Rupo qui, jusqu’à plus ample informé, s’est battu comme un lion. Si le formateur réussit son pari, bravo à lui. Mais nul ne doit oublier le rôle du Roi. Discrétion, patience, détermination… Jamais Albert II n’a baissé les bras. À certains moments, d’aucuns l’ont trouvé las, d’autres découragé. Peut-être… Pourtant, il a toujours tenu bon. Jusqu’à mercredi donc où, la rage au cœur, il a joué son va-tout, avec ce discours historique. On n’ose imaginer qu’il doive abattre, demain, une autre carte. Son jeu n’est pas infini. Mais avant de craindre le pire, profitons de la bouffée d’air frais qu’il nous a offerte. Merci Sire – Dank U Sire.

UNE COLERE ROYALe (DH 22-07-11)

La gestuelle du Roi, lors du discours du 20 juillet, en disait très, très long...

Le discours d’Albert II était d’une incroyable force. Nous avons interrogé Guy Delhaye, répétiteur de prise de parole en public, et lui avons demandé d’analyser l’allocution du Souverain belge.

Par quoi avez-vous été frappé, en écoutant le Roi ?

“Il a parlé 12 minutes, dont 10 ont été consacrées à la situation du pays. C’est le temps pour qu’un auditoire reste attentif et que personne ne décroche.”

Vous avez également été attentif à la gestuelle d’Albert II ?

“Comme à son habitude, il était calme et posé. Cependant, il avait un regard extrêmement fixe : il regardait ses interlocuteurs, dans les yeux. On sentait son regard.”

Et le ton ?

“À plusieurs reprises, le chef de l’État en a changé. Il l’a fait lorsqu’il voulait marquer certains moments. Sa diction était alors découpée, pour insister sur l’urgence et l’importance de ce qu’il disait.”

Comme d’autres, vous avez retenu qu’il a utilisé des mots forts ?

“Exactement. Ainsi le mot exhorté qu’il a utilisé à deux reprises, ou exacerbé et affligé. Des mots peu utilisés mais qui renforçaient le propos.”

N’est-ce pas un peu élitiste ?

“Non ! Si des téléspectateurs ne connaissent pas ces mots, ils auront compris qu’Albert II les avait choisis avec précaution.”

Avez-vous retenu d’autres mots ?

“Des expressions plutôt. Comme vrai courage. Il faut la prendre en songeant à son contraire : poltronnerie, couardise.”

Vous avez également observé les mouvements de ses mains ?

“On le sait, la gestuelle renforce le poids des mots. Dès le début, Albert II avait les mains jointes et les doigts croisés. Puis, ses paumes se sont fait face. À un moment bien précis de son discours, il a subitement écarté les mains : c’était lorsqu’il présentait sa solution. Ensuite, il a repris une gestuelle plus calme et s’est mis à soulever les mains, puis à les rabattre sur la table.”

Autre moment fort, celui où il a pointé l’index vers la table...

“Comme pour dire : je le veux. Les gens attendaient et avaient besoin d’une telle motivation.”

Que retenez-vous de manière générale ?

Albert II a répondu au ras-le-bol de la population, tout en mettant en garde la classe politique contre tout poujadisme. On a assisté à une colère royale.”