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08/08/2010

Reynders, poussé vers la sortie

Au MR, certains fourbissent leurs armes et aimeraient organiser des élections présidentielles anticipées.

Le 26 octobre, après la lutte sanglante que l'on sait, Didier Reynders et le groupe Renaissance signaient un armistice. Axes majeurs de cette paix armée: le maintien du premier à son poste présidentiel jusqu'aux élections fédérales suivantes (à l'époque, il s'agissait de juin 2011) et la désignation de Willy Borsus comme vice-président exécutif. Confirmant cet accord, Borsus précisait récemment dans nos colonnes que le choix des (futurs) ministres fédéraux était bien "une prérogative présidentielle". Traduction: si, contrairement à ce que la situation actuelle semble annoncer, les libéraux entraient dans la majorité, c'est Reynders qui désignerait les ministres MR. Oui mais voilà, depuis quelques semaines, cela s'agite, au sein des rebelles. "Il se passe des choses", nous a confié un cacique du parti. Et un autre confident d'ajouter: "Certains ont la volonté d'accélérer les choses". Reynders doit avoir senti la manœuvre, lui qui ne rate pas une occasion de montrer qu'il est encore là, et bien là! Côté rebelles, pas question, comme cela a été évoqué par-ci par-là, d'un texte dont les signataires exigeraient le départ anticipé du président. L'expérience de la liste pointant les futurs sénateurs de Communauté, avant qu'ils aient été élus, a laissé des traces indélébiles. Aucun écrit donc à l'heure actuelle, mais les conspirateurs ont bel et bien entamé une réflexion, organisant des caucus. Pour eux, ce qui est en jeu, ce n'est pas le sort de l'actuel président, car il est réglé, mais leur positionnement personnel. Un exemple (presque) au hasard: Charles Michel. S'il parvenait à accélérer les choses et à être candidat à la présidence, avant la formation du prochain gouvernement, il pourrait se prévaloir du titre de ministre fédéral. Sans parler de la force de frappe dont il disposerait. Rien à voir avec l'anonymat d'un "simple" député. Autre argument, si Louis Michel a renoncé à devenir sénateur pour se replier au Parlement européen, c'est entre autres afin de permettre au "gamin" d'être en première ligne. Voilà pourquoi, sentant le moment venu, Michel junior et ses amis ont des fourmis dans les jambes et tentent de pousser Reynders vers la sortie. Reste à convaincre les membres – ce sont eux qui élisent le président - que l'accord du 26 octobre 2009 n'était qu'un chiffon de papier...

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