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01/04/2010

Chemse Chéref-Khan, numéro 3 du PP: "Je refuse le débat sur le grand complot!" (DH 28-03-10)


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Après Mischaël Modrikamen et Rudy Aernoudt, tous deux coprésidents du Parti Populaire, arrive Chemsi Chéref-Khan. D’origine turque, l’homme s’était présenté à la présidence du Centre d’action laïque (CAL), conquise par Pierre Galand. Et voilà que, lors du lancement du PP, Chéref-Khan en était un peu présenté comme le « numéro trois », ce qui ne le mettait pas plus à l’aise que les milieux laïcs et maçonniques.

La Dernière Heure : Vous n’aimez guère être qualifié de numéro trois du PP : pourquoi ?

Chemsi Chéref-Khan : J’y suis effectivement un peu en retrait parce que j’attends que certains points soient précisés, dans le manifeste du PP. Cela permettra qu’il devienne plus un parti qu’un mouvement.

DH : Quels sont ces points ?

CCK : J’estime par exemple que, lorsque Modrikamen nous décrit comme « droite décomplexée », il prononce des termes qui n’ont plus de pertinence. Pour moi, les débats importants sont la cohésion sociale, une meilleure définition de notre positionnement, la représentation du culte islamique…

DH : Le PP a encore du pain sur la planche ?

CCK : Tout à fait ! Les thèmes que je viens d’évoquer doivent encore être discutés. Et, s’ils ne sont pas, j’en parlerai à titre personnel.

DH : Avec les événements des derniers jours, cela va faire beaucoup de débats…

CCK : Si vous faites allusion à l’affaire dite « Modrikamen », il convient d’abord de laisser la Justice faire son travail.

DH : Faites-vous confiance à la Justice ?

CCK : On peut faire confiance au juge Claise. Ceci posé, c’est le Parquet qui est le plus branché sur la politique…

DH : Et la thèse du grand complot politique, évoquée par vos coprésidents ?

CCK : Je refuse ce débat ! Nous allons d’abord débattre de la confiance que nous accordons, ou non, à Mischaël Modrikamen. Sur base de la présomption d’innocence, et vu que notre coprésident n’est pas un mandataire, la question du pas de côté ne se pose pas.

DH : Vous refusez le débat « complot ou non » : est-ce à dire que, selon vous, il n’y a pas de complot ?

CCK : Si c’était jamais le cas, il faudrait s’y intéresser et cela deviendrait un débat, bien plus vaste, sur la santé politique de la Belgique.

DH : Avec l’inculpation de Me Modrikamen, le PP conserve-t-il sa raison d’être ?

CCK : Les événements des derniers jours ébranlent certains membres. Cependant, je le répète, avant de nous interroger sur la raison d’être du PP, posons-nous d’autres questions : le PP est-il un parti fédéral, ou non ? Il s’agit d’un point que revendique le parti, mais il en est loin. Ne faut-il pas dès lors corriger le tir ?

DH : Et votre avenir personnel, au PP ?

CCK : Les coprésidents, Modrikamen et Aernoudt, n’ont pas d’alter ego pour les thèmes qui me sont chers. De même que les choses se clarifieront, tant pour Modrikamen que pour le PP, les prochains jours diront si je m’implique plus fort, on non, au sein du PP.

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