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24/12/2009

PHILIPPE VAN PARIJS: "LA BELGIQUE A BESOIN DE PERSONNES COMME VAN ROMPUY" (Paris Match du 24-12-09)


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Pour commenter l’édition 2009 du Belge de l’année, Paris Match a interrogé Philippe Van Parijs qui anime la Chaire Hoover d'éthique économique et sociale, à l’Université catholique de Louvain. Ce philosophe est un des observateurs les plus aiguisés de l’actualité politique, économique et médiatique belge. Fait rare, il lui arrive de participer à des débats, organisés tant au nord qu’au sud du pays. Il était donc intéressant de lui demander quel regard il portait sur les résultats.

Paris Match : Sur un plan global, comment analysez-vous ce classement ?

Philippe Van Parijs : Un premier point d’abord. Ce sondage est bien celui « du » Belge de l’année écoulée : une seule femme – Kim Clijsters - figure parmi les dix premières personnalités retenues. Deuxième observation, bien que l’enquête ait été réalisée par des médias du sud du pays, il s’agit bien du « Belge » et non du « francophone » puisque, si l’on reprend les mêmes dix premiers, on trouve Herman Van Rompuy, Frank De Winne, le père Damien, Kim Clijsters, qui sont tous Flamands.

PM : Kim Clijsters figure dans le sondage, tandis que Justine Henin n’y est pas. Le signe d’une sympathie plus grande des Belges à son égard ?

PVP : Kim Clijsters est parvenue à confirmer son retour et le public a considéré comme remarquable le fait que cette joueuse soit mère de famille. Justine Henin, elle, n’a pas encore pu confirmer son retour.

PM : Les résultats auraient-ils été fort différents, en Flandre ?

PVP : Certains noms figureraient sûrement dans la liste – Van Rompuy, le père Damien, Frank De Winne, et même Daerden ou Reynders –, mais d’autres s’y seraient ajoutés : des personnalités moins connues, au sud du pays, comme le ministre Frank Vandenbroeck, par exemple.

PM : Si, personnellement, vous aviez voté, les résultats auraient-ils été fort différents ?

PVP : J’aurais ajouté l’un ou l’autre nom, comme ceux de Paul Magnette, qui a émergé en 2009, Bart De Wever, pour sa personnalité et sa victoire aux élections régionales, ainsi que le bruxellois Nabil Ben Yadir, réalisateur du film « Les barons » qui vient d’être primé au festival du film de Marrakech.

PM : Herman Van Rompuy doit-il sa victoire à sa seule élection à la présidence de l’Union européenne ?

PVP : Je dirais qu’il la doit surtout à cette désignation. Elle a fait parler de la Belgique et continuera à le faire. Cependant, il doit aussi sa nomination à la manière dont il a rempli sa fonction de Premier ministre : i l a apaisé le climat et a imposé une image positive. Au contraire d’Yves Leterme qui, jusqu’à présent, n’a pas été capable de remplir aussi bien sa tâche de Premier ministre. Et pourtant, ce dernier dispose d’atouts non négligeables : il est meilleur bilingue que Van Rompuy, son père est francophone et – ceci n’est pas si anecdotique qu’il n’y paraît – il est supporter du Standard.

PM : Un avis personnel sur la place d’Herman Van Rompuy ?

PVP : En Belgique, nous avons besoin de personnalités comme lui. Nous n’avons pas besoin d’un Obama ou d’un Blair. En ce sens, il est sain que Van Rompuy soit arrivé en tête : j’en suis heureux pour la santé de l’opinion publique.

PM : Comment pouvez-vous affirmer que Van Rompuy va continuer à faire parler de la Belgique ?

PVP : Tout va dépendre de ce qu’il fera : il va devoir montrer de quoi il est capable.

PM : Si Herman Van Rompuy avait été désigné président en février, croyez-vous qu’il aurait figuré en aussi bonne place dans ce sondage réalisé en fin d’année ?

PVP : Vous avez raison, il y a de fortes chances qu’il ait été moins bien classé.

PM : Avec pareil sondage, on est un peu le nez sur les événements…

PVP : Je vous répondrai par un exemple historique. Qui aurait pu dire à la fin de 1848, que l’événement le plus important de l’année avait été la rédaction, par Karl Marx, dans une petite rue d’Ixelles, du manifeste du Parti communiste ?

PM : Cela relativise-t-il fort ce sondage ?

PVP : Disons que cela relativise la porté des questions et des réponses.

PM : A la deuxième place, figure Frank De Winne : est-ce le reflet d’un certain chauvinisme ou bien son séjour dans l’espace doit-il être considéré comme un exploit capital ?

PVP : Sa place est surtout le reflet de sa présence dans les médias. Pour ce qui concerne l’importance de l’espace, il convient de la relativiser : c’est principalement un Belge qui a été sélectionné. Un sondage comme celui de Paris Match, RTL TVi et Bel RTL, c’est un peu comme si les médias demandaient si on les a bien écoutés. Il s’agit d’un instantané de fin d’année. Disons aussi que pareille enquête est une manière de faire le point.

PM : Comment réagissez-vous au fait qu’il y ait des groupes d’hommes, dans les 10 premiers : les agriculteurs en colère et les victimes de Ghislenghien ?

PVP : Cela montre que les gens sont sensibles au drame économique sans pareil que vivent les premiers et au calvaire humain que vivent les seconds.

PM : Et la présence du père Damien à la quatrième place ?

PVP : C’est un des éléments les plus étonnants du sondage car il n’est plus en vie. Mais une fois de plus, et comme pour Van Rompuy et Leterme, cette présence est le reflet de la place que lui ont donnée les médias.

PM : Les lauréats ne sont pas nécessairement tous là pour leur image positive : Michel Daerden par exemple, est fort controversé…

PVP : A côté de la reconnaissance, qui est le résultat d’une présence dans les médias, il faut tenir compte du fait que ce ne sont pas nécessairement les plus méritants qui ont été retenus.

PM : Le ministre Daerden a été, il est vrai, fort présent dans les médias…

PVP : En plus de cette présence, il y a aussi un réel talent de communicateur. Cela a plus pesé que les mesures qu’il a prises, ou non, voire que son efficacité au travail.

PM : Sa deuxième place parmi les hommes politiques doit-elle être considérée comme un désaveu pour ses détracteurs et faut-il y voir une victoire de la classe populaire sur les intellectuels de la politique ?

PVP : Dans la liste figurent 4 politiques. La place de Daerden traduit le fait que, dans l’opinion publique, il a plus de notoriété que d’autres. Pour préciser ma pensée, j’insiste sur le fait que ce ministre ne déshonore pas le sondage, mais il permet de mieux comprendre ce qu’est véritablement votre enquête.

PM : Vous songez à quelqu’un qui aurait pu se retrouver dans le sondage, négativement s’entend ?

PVP : Le coureur cycliste Frank Vandenbroucke, par exemple !

PM : Didier Reynders, lui aussi, a été controversé, dans son parti. Il est pourtant classé dans les 10 premiers…

PVP : Cela montre que ce sondage est le reflet des tendances politiques des lecteurs de Paris Match, Bel RTL et RTL TVi.

PM : A la lecture de l’enquête, croyez-vous que, pour le ministre des Finances, le plus dur est passé ?

PVP : Tout dépendra de ce qu’il fera !

PM : Alain Hubert est 9ème. Encore le reflet de l’inquiétude des citoyens pour la planète ?

PVP : C’est à la fois le reflet de la prise de conscience des médias, mais aussi de l’inquiétude des gens.

PM : Vous insistez beaucoup sur le rôle des médias…

PVP : Ce sont eux qui font qu’une personne est présente ou absente. Quelqu’un comme Jean-Pascal van Ypersele ne figure pas dans le sondage parce qu’il est plus austère et moins médiatique qu’Alain Hubert.

PM : Le Roi Albert II est seulement classé 7ème. En raison des controverses suscitées par les dotations, par les révélations sur sa fortune, ou faut-il y voir un signe négativement plus important ?

PVP : Non, je doute qu’il y soit pour ces raisons. Je m’étonne même que Le Souverain figure dans le sondage.

JACQUES BROTCHI: "JOHNNY SOUFFRE SANS DOUTE D'UNE INFECTION" (Paris Match, 24-12-09)


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Le professeur Brotchi est un éminent neurologue, connu dans le monde entier. Il a présidé, jusqu'en septembre dernier, la fédération mondiale des sociétés de neurologie. Il est aussi parlementaire: après avoir été sénateur, il siège aujourd'hui au Parlement bruxellois et à celui de la Communauté française. Il était tout indiqué pour expliquer aux lecteurs de Paris Match ce qui était sans doute arrivé à Johnny Hallyday.

Paris Match: Comme neurologue, vous avez opéré des hernies discales?

Jacques Brotchi: J'en ai opéré des milliers et certains de mes patients étaient célèbres, comme l'ancien président algérien Chadli, mais aussi le prince Lorentz de Belgique ou le prince Henri de Danemark. Sans compter d'autres malades, tout aussi célèbres, qui ont souhaité conserver l'anonymat. Je ne puis donc divulguer leurs noms, par respect du secret professionnel.

PM: Vous souvenez-vous de votre première opération d'une hernie discale?

JB: Elle doit dater de 1970. A l'époque, le patient restait au lit pendant au moins 3 semaines, alors qu'aujourd'hui, il est debout dès le lendemain de l'opération et peut marcher après 3 ou 4 jours.

PM: C'est donc une opération que vous connaissez bien?

JB: Surtout qu'il y a un an, j'ai moi-même été opéré d'une hernie discale.

PM: Le choix du neurologue qui vous a opéré fut-il ardu?

JB: J'avais demandé à un de mes élèves de le faire. Je dois donc être un des rares neurologues à avoir enseigné comment opérer une hernie discale, avant de l'expérimenter sur moi-même. Comme vous le constatez, je me porte fort bien.

PM: Vous avez donc été satisfait du travail de votre élève?

JB: Tout à fait! Quand je n'opère pas moi-même, je lui envoie mes patients. Dois-je ajouter que j'ai respecté à la lettre les conseils que je donne à mes malades, pour l'après-opération?

PM: Vous parlez du repos, par exemple?

JB: Oui, j'ai annulé des conférences que je devais donner aux Etats-Unis. Cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas prendre l'avion, mais en ce qui me concerne, j'exige de mes patients qu'ils restent sous ma surveillance et ma responsabilité – c'est-à-dire qu'ils ne quittent pas la Belgique – pendant 8 à 10 jours. Il en va ainsi du malade qui est venu de l'étranger pour se faire opérer.

PM: Pourquoi?

JB: Mon expérience m'a appris que les complications les plus sérieuses, comme un hématome ou une infection, se déclarent dans les premiers jours qui suivent l'opération.

PM: Ce type de complications est-il fréquent?

JB: Heureusement non, c'est l'exception! Mais il faut savoir qu'elles existent. Toute la question est de les diagnostiquer immédiatement et de traiter le malade énergiquement, dans les délais les plus brefs. C'est la condition d'une guérison complète.

PM: A propos de Johnny Hallyday, connaissez-vous le neurochirurgien qui l'a opéré?

JB: Non! Malgré mes contacts très étroits avec la neurochirurgie française et le fait que j'effectue de nombreux déplacements à Paris.

PM: Toujours à propos de Johnny Hallyday, les médecins américains auraient déclaré aux proches du chanteur que son opération en France avait été un "massacre"…

JB: Je réprouve totalement ces commentaires: il est contraire aux règles déontologiques et confraternelles que les médecins doivent avoir entre eux.

PM: Pouvez-vous être plus précis?

JB: A l'heure où nous parlons – nous sommes dimanche –, nous ne savons pas de quelle complication souffre exactement Johnny Hallyday. Je n'accepte donc pas que l'on porte des jugements sur qui que ce soit, sans avoir connaissance du dossier médical du chanteur.

PM: Et s'il y a eu faute médicale?

JB: Il se peut qu'une faute ait été commise, mais cela reste à prouver. Si c'était le cas, il reviendra aux experts de le vérifier, dans le cadre d'une action en justice. Je veux le répéter avec force: on ne porte pas de jugement sur une personne, quelle que soit sa réputation, alors qu'aucun tribunal ne s'est prononcé.

PM: Quel est le profil du patient qui est opéré d'une hernie discale?

JB: L'opération est réservée à un malade souffrant de sciatique due à une hernie discale et pour lequel, les traitements médicaux, voire le repos au lit ou les infiltrations péridurales ont échoué. Si, malgré ces traitements, le patient continue à souffrir, l'opération est clairement indiquée. Elle doit parfois être accomplie d'urgence, dans le cas où une paralysie du pied s'installe, par exemple…

PM: Avec l'avancée de l'âge, le risque est-il accru de devoir subir une opération d'un tel type?

JB: Il m'est arrivé d'opérer un patient de 8 ans. D'autres avaient plus de 80 ans. En général, l'âge avançant, le patient se rétablit plus lentement.

PM: S'agit-il d'une opération lourde?

JB: Sa durée varie en fonction de la complexité du cas: elle peut durer entre 30 et 90 minutes.

PM: D'une manière plus générale, cette opération n'a pas toujours eu bonne presse…

JB: Il y a vingt ou trente ans, les moyens technologiques n'étaient pas ceux que nous connaissons aujourd'hui. Il arrivait qu'un malade se retrouve paraplégique. Heureusement, cela n'arrive plus aujourd'hui…

PM: On l'a vu avec Johnny Halliday, des complications peuvent parfois survenir…

JB: Oui! Et cela, malgré le perfectionnement de la technologie, malgré les anesthésies ou le nursing post-opératoire. Aucun neurochirurgien n'est à l'abris d'un hématome, voire d'une infection post-opératoire.

PM: Pouvez-vous décrire ces éventuelles complications?

JB: J'en vois trois. Il y a d'abord l'hématome. Dans le cas de Johnny Hallyday, certains ont fait la remarque qu'aucun drain n'avait été posé. Or un drain n'empêche pas un hématome de se produire. La deuxième complication est l'infection, aussi appelée discite qui est une inflammation du disque intervertébral. Elle peut se produire alors que toutes les précautions d'asceptie ont été prises. Sans parler des risques d'infection nosocomiale. Enfin, il peut arriver qu'un fragment d'hernie ait été laissé en place ou que, suite à un trajet en avion, le malade expulse ce fragment et fasse une hernie discale. On doit alors réopérer et la complication est réglée en 24 ou 48 heures.

PM: Les informations dont vous disposez vous permettent-elles de préciser de quelle complication a été victime Johnny Hallyday?

JB: Je crois qu'il souffre d'une infection. C'est terriblement douloureux. Si c'est le cas, cela explique qu'on lui a administré des doses massives de calmants, lesquelles l'ont plongé dans un comas artificiel.

PM: Comment a-t-on pu déceler cette éventuelle infection?

JB: On a très certainement effectué un prélèvement et le laboratoire d'analyses a identifié le microbe afin d'administrer les antibiotiques les plus efficaces.

PM: Le trajet en avion effectué par Johnny, peu après son opération, a duré 19 heures. Une réaction?

JB: Un déplacement aussi long ne peut être la cause d'une infection ou d'un hématome. Cependant, si une quelconque complication s'est déclarée durant le vol, on a perdu des heures précieuses.

PM: Auriez-vous permis à un de vos patients d'effectuer un vol aussi long?

JB: Jamais!

PM: Si, comme vous le croyez, le chanteur a été victime d'une infection, quel est votre pronostic?

JB: Il est en général très bon et les malades guérissent sans séquelle. Mais le traitement aux antibiotiques peut durer de 3 à 4 semaines…

PM: Et la convalescence?

JB: Elle devrait durer un mois. Le programme classique prévoit un nombre précis d'heures durant lesquelles le malade doit s'allonger: une heure sur deux pendant la première semaine, puis 4 heures étalées sur la journée pour le deuxième semaine. La troisième semaine, il doit faire une sieste de 2 heures par jour. Enfin, la quatrième semaine, il peut reprendre une vie normale et, la cinquième semaine, on lui permet de reprendre le travail. Durant tout ce temps, il a dû faire de la kiné: c'est indispensable pour retrouver la souplesse du dos et se protéger d'une éventuelle rechute.

PM: Johnny ne doit pas avoir une très bonne hygiène de vie. Cela peut-il être la cause de qui lui est arrivé?

JB: Le risque est évidemment accru. Nous avons 22 disques dans notre colonne: ce sont des sortes d'amortisseurs entre les vertèbres. La colonne ne peut résister aux sollicitations de la vie courante qu'à la condition que tous les muscles l'entourant la protègent efficacement.

PM: C'est-à-dire?

JB: Je compare toujours la colonne au mât d'un navire. S'il a de bons cordages qui le relient au bateau, il peut affronter la tempête. Ces cordages, ce sont nos muscles. Voilà pourquoi, parmi les causes d'hernie discale connues, figurent l'obésité ou la mauvaise hygiène de vie comme le tabac. Toutes les études le démontrent: fumer fragilise les disques.

PM: L'hernie discale lombaire touche-t-elle beaucoup de belges?

JB: En moyenne, ils sont entre 10 et 15.000 à devoir être opérés, chaque année. Et les lumbagos ou la sciatique sont la première cause d'invalidité chez les personnes de plus de 45 ans, dans notre monde occidental.

PM: Des programmes de prévention existent-ils?

JB: En tant que député de la Communauté française, j'ai interpellé la ministre Laanan sur le volet "prévention" du mal de dos. On devrait commencer dès l'école primaire…

PM: La loi prévoit-elle les cas où des patients seraient victimes de séquelles, après avoir été opérés d'une hernie discale?

JB: En Belgique, une loi va entrer en vigueur, le 1er janvier prochain. Si Johnny devait par malheur garder des séquelles de son opération et s'il était Belge, il pourrait bénéficier de cette loi. Elle n'oblige plus à démontrer une faute médicale pour obtenir une indemnisation. Ceci, sans préjuger d'un recours au pénal…

21/12/2009

QUAND DONC LETERME PARVIENDRA-T-IL A PRENDRE UN PEU DE HAUTEUR? (Que du bonheur, DH du 20-12-09)


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Jeudi, au gouvernement fédéral, l'ambiance est toujours ce qu'elle était du temps d'Herman Van Rompuy: apaisée. Pour preuve, les feintes qui ont une nouvelle fois fleuri, à propos du semblant de romance entre Charles Michel et Carla Bruni. Autre sujet d'hilarité, la remarque de Patrick Dewael, président de la Chambre, à Katrien Partyka, députée CD&V qui, en séance plénière, s'était agenouillée de manière équivoque aux pieds du CDH Christian Brotcorne. Dewael avait tancé la fautive, d'une manière que l'association Vrouw en Maatshappij avait jugée sexiste. Bref, deux histoires d'ados boutonneux. Plus sérieument, la récente plainte du citoyen MR de Rhode, Eric Libert, a été abordée. Le francophone s'élève contre un décret flamand accordant une préférence aux autochtones pour l'achat d'un terrain ou d'un logement dans 69 communes de Flandre. Et là, contrairement à une habitude inaugurée du temps de Jean-Luc Dehaene, le gouvernement ne s'est pas lavé les mains. Le dossier reviendra sur la table, lors d'un prochain kern. Dommage, selon de nombreux ministres…