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02/04/2009

BELGES ATTAQUES AU TCHAD?

 

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(Photo Les buissons n'ont pas brûlé: ils ont donc difficilement pu bouter le feu au véhicule, comme le voudrait la thèse officielle de la DN...)

Certains pensent que le ministre De Crem a dédramatisé la situation

BRUXELLES Le 4 février dernier, en commission de la Défense de la Chambre, le ministre Peter De Crem (CD&V) était interrogé par le député Denis Ducarme (MR), à propos d'un incident rencontré par les forces belges au Tchad, fin 2008.

Le parlementaire s'étonnait, entre autres, que l'information ait été rendue publique par un média irlandais, l'Irish Times , et non par le département de la Défense. Voici la réponse du ministre : "Le 17 novembre 2008, une patrouille de l'Eufor a été survolée par deux hélicoptères de combat soudanais, en territoire tchadien, à douze cents mètres de la frontière avec le Soudan. La patrouille de l'Eufor, clairement identifiée avec marquage Eufor et panneaux de marquagehaute visibilité orange, était à l'arrêt.

"Elle se trouvait dans cette région dans le cadre de son mandat de protection suite à des incidents récents impliquant des populations civiles. Les hélicoptères soudanais ont tiré plusieurs roquettes en direction des véhicules, sans les atteindre, mais mettant le feu à la végétation."

Depuis la réunion de la commission, nous nous sommes procuré certaines photos prises après l'incident. Elles témoigneraient qu'à la Chambre, le ministre s'est surtout efforcé de dédramatiser l'incident.

En effet, selon les commentaires que nous avons pu recueillir sur base de ces clichés, le lieu de l'attaque n'abrite pas une végétation suffisamment dense pour qu'elle boute le feu à des véhicules : comme le démontre leur état, ils auraient bien été carbonisés par les roquettes soudanaises.

"Encore heureux que nos militaires aient eu le temps de quitter leurs véhicules, à la vue des hélicoptères !", commente un expert. Et de préciser : "Sans cela, une dizaine d'hommes y seraient restés !"

Le même se demande enfin pourquoi la patrouille se trouvait "à 1.200 m" de la frontière soudanaise.

Nous avons interrogé le cabinet du ministre, lui soumettant un des clichés. Rappelant qu'en commission, M. De Crem avait suivi les constatations de l'état-major sur place, notre interlocuteur a persisté : "Les véhicules ont pris feu suite à l'embrasement de la végétation, comme l'ont dit des témoins et ceux qui ont mené l'enquête."

Nul doute que la prochaine réunion de la commission de la Défense sera chaude !

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