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10/11/2008

QUE DU BONHEUR 09-11-08

 

palais royal - quedub 09-11-08.jpg

Pas rose, la vie quotidienne des employés du Palais royal!

Quel est l'employé ou le fonctionnaire belge qui n'a pas un jour rêvé de travailler dans le saint des saints du pays, c'est-à-dire le Palais royal? Pourtant, les rêves sont loin de la pratique quotidienne. Ainsi, les horaires imposés au personnel. Un employé se lève-t-il trop souvent pour se servir un café qu'il trouve, un matin, un thermos sur son bureau. Authentique! Et si le même en vient à se plaindre du rythme de son labeur, on lui propose aimablement une pause de quinze minutes par heure. Cadeau bien empoisonné, puisque le subordonné ne pourra quitter sa chaise qu'après avoir bouclé son travail, les généreux quarts d'heure le faisant partir d'autant plus tard, le soir. Autre signe que la productivité est poussée à un stade avancé: ce sont des huissiers qui, chaque matin, tournent les pages des agendas pour les mettre à la bonne date. Des fois que ce geste ferait perdre trop de temps. Re-authentique! Pas question non plus, en certaines circonstances, de se montrer aux fenêtres. Sécurité oblige. Plus fort, il arrive de temps en temps que les employés se voient contraints d'emprunter les couloirs des caves pour entrer et sortir du Palais. Et pourtant, ce management d'un autre âge n'empêche pas les candidats de se battre pour œuvrer au Palais. Au royalisme forcené des uns s'ajoute une prime de quelques billets de cent euros qui permettent de mieux supporter les menus tracas quotidiens. Enfin, suprême, le fait de ne jamais apercevoir le moindre membre de la famille royale. Même après plusieurs années de bons et loyaux services, certains en sont toujours à se demander quelle voix a réellement le Roi? Seule exception, notre légendaire honnêteté nous pousse à la préciser, les barbecues offerts, chaque mois d'août, par les Souverains à leur petit personnel bien aimé. On est loin du conte de fée…

 

de gucht - quedub 09-11-08.jpgDe Gucht déshabille les consuls honoraires

Remue-ménage dans le petit monde de notre diplomatie. En cause, la décision du ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, de débarrasser les consuls honoraires de certaines de leurs tâches. Il faut savoir que ces consuls ne touchent aucune rémunération propre, récupérant seulement le coût des actes qu'ils ont accomplis (les légalisations, par exemple). En plus du remboursement de leur frais de téléphone, de courrier etc… S'il n'y pas de véritables salaires, cette activité peut pourtant se révéler fort lucrative pour certains. Et voilà que,   dans le cadre de sa lutte contre la falsification des documents officiels, de Gucht vient donc de décider de retirer l'une ou l'autre tâche aux consuls honoraires. Dans les couloirs de l'administration, rue des Petits Carmes, il en est pour ne voir dans cette nouvelle donne qu'une manière, pour le ministre, de désigner des hommes à lui qui rempliraient à l'avenir les mêmes fonctions, mais au sein des ambassades où la sécurité est plus grande. "Pas du tout!", nous ont fait savoir des diplomates. Et d'expliquer: "Le temps est loi où l'on se contentait d'apposer de simples cachets aux visas. Désormais, ces documents sont hyper protégés, devant conserver dans des locaux très sécurisés, ce que ne permettent plus les consulats." La dimunitio capitis des consuls honoraires est à ce prix…


hans d'hondt - quedub 09-11-08.jpgLes malheurs d'Hans D'Hondt, chef de cabinet du Premier ministre!

Nos confrères de La Libre ont révélé que la procédure de sélection du président du comité de direction du SPF Chancellerie du Premier ministre était remise en cause par un arrêt du Conseil d'Etat. Pourquoi diable, Hans D'Hondt, en réalité chef de cabinet d'Yves Leterme, serait-il sur un siège éjectable? Le coupable de ce crime de lèse-majesté n'est autre que Jean-Claude Laes, ancien chef de cabinet de Didier Reynders, qui a introduit un recours contre la nomination de D'Hondt. Si Laes avait été jugé moins apte que D'hondt, il y a surtout que le président du jury, Marc Van Hemelrijck, patron du Selor, lui avait raboté son temps de parole, lors de l'oral. À procédurier, procédurier et demi. L'affaire ne s'était pas arrêtée là, Laes ayant d'abord été jusqu'à demander la récusation de Van Hemelrijck: celui-ci l'avait en effet préalablement attaqué dans la presse pour avoir introduit un autre recours contre l'examen pour la présidence du SPF Finances, poste qu'occupait Laes auparavant. "Ces recours conduisent à un gaspillage des deniers publics", avait en substance avancé Van Hemelrijck. Plus cocasse encore, le même Laes avait subtilement plaidé sa cause en expliquant que ne pas servir un homme de la carrure du Premier ministre lui causerait un dommage irréparable (sic). Défense de rire. L'argument ayant toutefois fait mouche, le Conseil d'Etat a donc suspendu la nomination du brave D'Hondt. Cerise sur le gâteau de cette pièce de boulevard, on a appris qu'Yves Leterme venait de nommer officiellement D'Hondt, sans savoir que l'arrêt du Conseil d'Etat venait de tomber. On n'est pas dans la panade!

 

selor - quedub 09-11-08.gifInge Vervotte a réponse à tout!

Toujours à propos de l'action du Selor, mais à l'administration wallonne. En juin dernier, la ministre fédérale de la Fonction publique, Inge Vervotte, était interrogée sur la nomination de 10 hauts fonctionnaires PS, pour un cdH et un MR, à la Région wallonne. Elle prétendait ne disposer d'aucun élément laissant croire à des fraudes ou des pratiques politiciennes au sein du Selor. Le ministre wallon André Antoine ayant étalé ses doutes sur "la pertinence des compétences validées par le Selor, au vu de certaines questions posées en matière d'énergie", Inge Vervotte vient d'être réinterrogée sur le même dossier. S'agissant de savoir si oui ou non le Selor avait correctement interrogé les candidats, la ministre précise que c'est le gouvernement wallon qui avait établi une lettre de mission sur base des 6 compétences que les candidats devaient posséder. "La compétence concernant la connaissance en matière énergie n'est qu'une des six compétences spécifiques à mesurer" et "l'énergie est mentionnée comme une compétence théorique et de base, parmi quatre autres domaines", vient d'indiquer Inge Vervotte. Conclusion de la même: "La compétence en matière énergie a bien été correctement évaluée." Si quelqu'un en doutait, la ministre assène cet ultime argument, imparable de chez imparable: "J'en veux pour preuve la présence dans la commission de sélection de la Directrice générale Energie au SPF Economie, dont les connaissances en la matière ne peuvent être remises en cause." Traduction, pour les ignares: parce que Madame X était membre du jury, il n'y a eu aucune politisation des désignations. Voilà tout le monde rassuré…

 

zayan - quedub 09-11-08.jpgLe professeur Zayan cote les héros de la saga banquière!

Le 15 octobre dernier devant 400 chefs d'entreprise bruxellois, René Zayan, éthologue à l'UCL, s'intéressait aux critères comportementaux des dirigeants de Dexia et Fortis. Le professeur avait en effet demandé à des étudiants français et belges d'analyser des images de télévision prises lors des récentes négociations financières. A propos des patrons des banques, les jeunes belges voyaient, pour 11% une part de leadership chez les managers, et les français pour 0%. Les résultats étaient de 4% pour ce qui est d'être rassurant et de 97% pour les signes d'anxiété.

Du côté des intervenants au dossier, les mêmes étudiants ont octroyé 82% de qualité en matière de leadership à Didier Reynders (96%, côté français), 64% pour Yves Leterme (18% chez les hexagonaux) et 78% (pour 98%) chez le ministre hollandais, Wouter Bos. Premier sur le podium, Baudouin Prot, directeur général de la BNP: 94% et 100%. Pour justifier ces cotations, Zayan mettant en avant la facilité avec laquelle Prot captait l'œil des caméras et son talent à attirer spontanément les regards lorsqu'il se mouvait en public. Encore du travail de média training pour certains…

 

spitaels - quedub 09-11-08.jpgLa phrase de la semaine

Elio Di Rupo, interrogé à la RTBF sur la victoire d'Obama. Voici la transcription d'une partie de son intervention.

Benoît Patris: On va revenir à l’Europe… Mais comment se fait-il que l’ancien Président du Parti socialiste, Guy Spitaels, dit lui qu’à propos du nouveau président, on va vers une "méprise". C’est le mot qu’il utilise…

Elio Di Rupo: Je sais bien, mais si tout ce qui concerne l’histoire, l’histoire politique, tout ça, c’est très bien et cela ne manque pas d’intérêt. Mais aujourd’hui, on parle avec les acteurs d’aujourd’hui, de la politique actuelle : Obama aux Etats-Unis, je veux bien… Mais nous sommes en Belgique, nous travaillons…

BP : Donc, à propos du point de vue de Guy Spitaels sur Barack Obama, il ne compte pas?

EDR: " Non, mais les analystes etc… Tout cela c’est très bien, mais ce qui compte c’est l’action politique."

 

 

Commentaires

J'attendais plus de votre part sur l'election d'Obama. JN

Écrit par : nsanabandi | 15/11/2008

Quedub est une rubrique belgo-belge, pas celle d'un chroniqueur international! déjà, la petite belgique, c'est si compliqué, qu'elle suffit amplement à mon bonheur et à ma petite plume...
Ag

Écrit par : andré | 02/12/2008

réponse à majo (14/11) et sorry pour le long retard, mais je ne savais pas comment cela fctait...
donc, merci pour ces encouragement envoyés à un p'tit jeune qui débute...
Ag

Écrit par : agilain | 02/12/2008

Les commentaires sont fermés.