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26/10/2008

INTERVIEW PARIS MATCH: URSULA ANDRESS

 

ursula andresse - PM 16-10-08.jpg

Ursula Andress et l'ostéoporose: le combat d'un ancienne James Bond girl contre la maladie silencieuse!

1962. Une naïade sort de la mer bleue et envahit la planète. Qui ne se souvient de cette femme, diablesse et volcanique, qui réveilla bien des sensations chez les hommes mûrs, dans le premier James Bond, Dr No?! C'était il y a 46 ans et celle qui fendait l'eau, vêtue d'un bikini blanc, un poignard sur la hanche, s'appelait Ursula Andress. Depuis, Ursula-la-sculpturale est devenue la mère de Dimitri, aujourd'hui 28 ans, et s'est fait discrète comme une femme du désert. Agée de 72 ans, l'ancienne James Bond girl a décidé de retrouver les feux de l'actualité pour une cause qui lui tient particulièrement à cœur: la lutte contre l'ostéoporose. C'est que Ursula Andress, la belle Ursula, figure au nombre des 200 millions de femmes frappées par la terrible maladie. Souhaitant aider "ces femmes à se balader sur la plage " comme elle le fit autrefois, la suissesse de naissance n'a pas manqué de répondre aux Questions de Paris Match, "ce magazine avec lequel j'ai tant aimé travailler." 

 

Paris Match: Quand avez-vous remarqué que vous étiez frappée par l'ostéoporose?

 

Ursula Andress: C'était il y a huit ans, si je ne souviens bien. Je faisais un check-up général et mon médecin m'a suggéré de vérifier l'état de mes os. On a alors pu observer que j'avais l'ostéoporose. Ou plutôt, une forme précoce d'ostéoporose, plus exactement.

 

PM: Avant le diagnostic fatal, connaissiez-vous cette maladie?

UA: J'avais uniquement retenu qu'après sa ménopause, la femme manquait d'hormones et que cela risquait de nuire à ses os. J'étais donc loin de savoir que l'ostéoporose était si grave que cela, croyant qu'elle se soignait en prenant simplement des vitamines.

 

PM: Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle?

UA: J'ai d'abord été fort choquée, refusant d'admettre la cruelle vérité! Dans mon esprit, l'ostéoporose ne pouvait concerner une femme comme moi, une ancienne James Bond girl qui voyageait beaucoup, qui nageait et qui marchait des kilomètres chaque jour, entretenant un immense jardin. J'étais persuadée que la maladie allait me couper l'envie de vivre.

 

PM: Il n'en a rien été?

UA: Grâce au traitement que je suis et à mon hygiène de vie, l'ostéoporose n'affecte pas ma vie de tous les jours. J'ai de la chance: main dans la main avec mon médecin, je parviens à rester moi-même, à vivre ma vie et à m'adonner aux activités que je choisis. Je vis tout à fait comme avant.

 

PM: Depuis, vous vous êtes beaucoup renseignée?

UA: Pour témoigner aujourd'hui à Bruxelles, et pour que ma parole porte, j'ai énormément lu et cela m'a fort aidée. Ce déplacement dans votre belle ville est en fait une grande première: je n'ai jamais témoigné de la sorte.

 

PM: Quel type de témoignage?

UA: Je suis venue chez vous afin de toucher un maximum de femmes. J'estimerai avoir réussi chaque fois que, grâce à moi, une femme se rendra chez son médecin pour se faire ordonner le test de densité minérale osseuse.

 

PM: Peu à peu, vous avez découvert que beaucoup d'idées reçues étaient véhiculées à propos de l'ostéoporose?

UA: Elles sont innombrables! Ainsi, celle qui veut que les femmes frappées par la maladie deviennent boiteuses ou bossues… Qu'elles soient de "vieilles bonnes femmes", en quelque sorte. Bien sûr, il n'en est rien!

 

PM: Comment avez-vous fait pour continuer à mener une vie normale?

UA: J'ai adopté une bonne hygiène de vie et ai tenté de trouver avec mon médecin le traitement qui me convenait le mieux. J'ai opté pour celui qui me permettait le mieux de profiter pleinement de la vie.

 

 PM: Vous croyez que les autres femmes atteintes d'ostéoporoses peuvent vivre comme vous le faites?

UA: Toute femme bien portante souhaite conserver une activité normale et ne pas ralentir en prenant de l'âge. Et il en va de même pour celles qui souffrent d'ostéoporose. C'est pour elles que je me bats!

 

PM: Combien de femmes sont-elles frappées par l'ostéoporose?

UA: La maladie touche une femme sur trois! Soit 20 millions de femmes. Je suis venue à Bruxelles pour être entendue par toutes ces femmes! Mais aussi pour celles qui ne sont pas encore atteintes et que je veux sensibiliser. Toute femme de plus de 50 ans devrait consulter son médecin et effectuer les examens prescrits.

 

PM: Vous appelez l'ostéoporose la "maladie silencieuse": pourquoi?

UA: Je la nomme ainsi parce qu'elle agit comme quelqu'un qui viendrait chez vous, vous prendre votre santé. Sans que vous vous rendiez compte de rien, sans que ne le sachiez. La maladie fragilise les os et peut insidieusement diminuer les activités quotidiennes, sans que la femme en ait conscience.

 

PM: C'est aussi ce qui rend le traitement insuffisamment visible…

UA: Vous avez raison! Même s'il agit efficacement, le traitement n'est pas perceptible: on n'en voit pas l'évolution. Pourtant, la femme qui se fait soigner aura l'espoir d'aller mieux. Par contre, si elle ne se soigne pas du tout, elle aura une certitude: celle de se casser l'un ou l'autre os.

 

PM: C'est parce que le traitement n'est pas immédiatement sensible que des femmes l'abandonnent?

UA: Exactement! Selon les enquêtes, 80% des femmes arrêterait de suivre le traitement parce qu'elles croient qu'il n'y a aucune amélioration. C'est bien dommage! Alors qu'il n'est pas lourd du tout! Je conseille d'ailleurs à ces femmes d'opter pour un traitement qui soit à la fois pratique pour elles et efficace pour soigner la maladie.

 

PM: Personnellement, vous avez opté pour un traitement annuel: pourquoi?

UA: Je n'ai pas suffisamment de discipline et suis trop distraite et négligente pour suivre un traitement régulier. Comme j'en avais la possibilité, j'ai choisi de me faire soigner une fois par an. Cela me convient bien.

 

PM: On dit que ce traitement est coûteux…

UA: Dans certains pays, comme la Grande-Bretagne ou l'Italie, il n'est malheureusement pas remboursé. Mon témoignage vise aussi à tenter de changer cet état de fait. Cependant, dans la plupart des autres pays, se soigner n'est pas véritablement cher: cela coûte entre 20 et 200 euros.

 

PM: Le traitement est-il douloureux?

UA: Absolument pas! Lorsque je me fais soigner, je ne sens absolument rien.

 

PM: Qui espérez-vous convaincre par votre témoignage?

UA: Je souhaite atteindre beaucoup de femmes et, sans doute, en sauver. Chaque femme qui, après m'avoir entendue ou lue, décidera de passer le test de densité minérale osseuse, ce sera une victoire pour elle et moi! Par mon témoignage, je souhaite inviter plus de femmes à parler de la santé de leurs os, à discuter avec leur médecin afin de trouver le traitement le mieux adapté à leur situation. Toutes les femmes ont besoin de se soigner de manière adéquate, non seulement pour se protéger de l'ostéoporose, mais aussi pour ne pas modifier leur style de vie.

 

PM: Quel message adressez-vous à ces femmes?

UA: Je leur demande d'être heureuses, informées et attentives!

 

PM: Et quels conseils de vie leur donneriez-vous?

UA: Je les supplierais de prendre des vitamines et du calcium, car ils sont essentiels à la bonne santé de leur tissu osseux. Je leur dirais aussi d'avoir une vie très saine.

 

PM: On vous sent fort enthousiaste de témoigner ainsi?

UA: Absolument! La campagne que je suis venu soutenir s'adresse à des femmes dont je veux qu'elles restent indépendantes et qu'elles mènent une vie active. Je refuse qu'elles soient prisonnières de la maladie ou ralenties par elle. 

 

 

Ursula_Andress (2) - PM 16-10-08.jpgLe traitemenent d'Ursula Andress? Quinze minutes par an!

Pudique, Ursula Andress ne souhaite pas expliquer par le menu le traitement qu'elle suit. Nous avons donc interrogé le docteur Steven Boonen qui l'accompagnait. Il est Docteur ès sciences et chef de division de la Gériatrie et directeur du centre des Maladies osseuses à l'Université de Louvain?

 

Paris Match: pourriez-vous décrire les symptômes de l'ostéoporose?

Steven Boonen: Cette maladie altère la solidité des os et les rend plus sensibles aux risques de fracture. Le problème, avec l'ostéoporose, est qu'elle ne présente pas de symptômes visibles et que les patients ne se sentent pas "malades", au sens où on l'entend couramment. Le diagnostic est souvent posé après une chute ou une fracture.

 

PM: L'os est donc un tissu vivant?

SB: Il se renouvelle constamment. Avec l'ostéoporose, on constate une diminution de la capacité de l'organisme à remplacer le tissu osseux vieilli, par de l'os nouveau. Les os en deviennent de plus en plus fragiles avec le temps.

 

PM: Pourriez-vous décrire le traitement que suit Ursula Andress?

SB: Son traitement s'effectue hors du milieu hospitalier. Il se fait annuellement et ne prend guère de temps: quinze minutes au plus.

 

PM: En quoi consiste-t-il?

SB: Ursula Andress se voit administrer chaque année une infusion. Mais il existe différents traitements: les patients peuvent opter pour des soins quotidiens ou, comme Ursula Andress, choisir de se faire administrer l'infusion une fois par an.

 

PM: Elles ont donc le choix?

SB: Absolument! Et cela, en fonction de la solution la mieux adaptée à leur mode de vie.

 

PM: L'ostéoporose se soigne-t-elle autrement que par un traitement médical?

SB: Certaines habitudes et une nutrition saines sont évidemment conseillées. De même qu'une activité physique régulière. Ces éléments auront une influence sur le rythme de la perte osseuse et sur la capacité du corps à renouveler son tissu osseux.

 

PM: On présente souvent l'ostéoporose comme une maladie de "vieille femme"…

SB: Des patients âgés d'à peine 25 ans peuvent être frappés d'ostéoporose. Il est pourtant vrai que ces cas sont extrêmement rares et souvent dus à des facteurs de risques spécifiques, comme le traitement chronique de certaines formes d'arthrite ou d'asthme.

 

PM: Les femmes sont plus atteintes que les hommes?

SB: Il s'agit d'un problème essentiellement hormonal. C'est ainsi que l'ostéoporose touche surtout les femmes qui ont passé la ménopause. 

 

Les partenaires d'un sex-symbol

Découverte par Paramount, Ursula Andress est apparue dans plus de trente films. Elle a joué en même temps qu'un nombre incalculable d'icônes du cinéma:

-      Sean Connery (Dr No, 1962)

-      Dean Martin et Frank Sinatra (Four for Texas, 1963)

-      Elvis Presley (Fun in Acapulco, 1963)

-      Peter Sellers et Peter o'Toole (What's new Pussycat, 1965)

-      Christopher Lee (She, 1965)

-      James Mason et Georges Peppard (The blue mask, 1965)

-      Marcello Mastroianni (La 10ème vicitme, 1965)

-      David Niven et Peter Sellers (Casino Royal, 1967)

-      Alain Delon (Soleil rouge, 1971)

-      Orson Welles et Georges Segal (Sudden star, 1968)

-      Jean-Paul Belmondo (Les tribulations d'un chinois en Chine, 1965).

 

Commentaires

Bonjour , Je tiens à dire que ce post est incroyable, bien écrit et vient avec presque toutes les infos vitales. Je voudrais regarder les postes supplémentaires comme ça.

Écrit par : male extra | 08/10/2014

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