Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

04/10/2008

Que du bonheur 28-09-08

Perquisition à son domicile, le 11 juin…
Avant-hier vendredi, Jean-Claude Van Cauwenberghe a déposé plainte contre X, pour violation du secret professionnel et diffamation. C'était entre les mains de la juge Michel. En cause, l'affaire de la perquisition à son domicile, le 11 juin dernier. Celle-ci avait pour objet la construction du hall des sports de Beaumont et était menée par la juge Jacqueline De Mol. On s'en souvient, ce jour-là, une lettre aurait été trouvée: elle était signée par l'ami de Van Cau, Robert Wagner, lui demandant de rembourser le coût d'un voyage que les deux hommes avaient fait aux Maldives, en 2002 et en compagnie de leurs épouses. Quelques jours après cette visite, une note de la police avait été dévoilée. Son auteur y narrait non seulement les conditions dans lesquelles la perquisition avait été effectuée, mais il faisait aussi état du courrier de Wagner. Celui-ci était daté de 2005 et l'entrepreneur y demandait à son ami politique – selon l'auteur de la fameuse note – de lui rembourser une somme de 17.000 euros, pour le voyage. Depuis, on a appris qu'il existerait peut-être deux versions de la note.

a21a60110faa227f60d3b073adbd08a1.jpg

… Van Cau a déposé sa plainte, vendredi
Me Pierre Chomé, avocat de Van Cau, y voit dans l'existence de cet éventuel double la première preuve d'une manipulation contre son client. Secundo, l'avocat ne veut pas croire qu'en 2005, un homme avisé comme Wagner aurait pris le risque d'envoyer un écrit à son ami, qui plus est en spécifiant bien qu'il le faisait "vu le climat des affaires". Toujours selon le robin, la lettre serait d'autant plus fantaisiste que Van Cau a payé l'acompte de sa part du voyage en 2002 et le solde en 2003. En témoignent, les extraits bancaires, mais aussi le bon de commande de l'agence de voyage, Nosylis. Plus avant dans sa réflexion, Me Chomé en vient aux conditions mêmes de la perquisition: il rappelle que celle-ci a été effectuée dans les régles, c'est-à-dire d'après un courrier écrit par le Premier président de la Cour d'appel de Mons, Jean Franeau. La juge d'instruction De Mol n'a rien fait d'autre que de suivre à la lettre les instructions de ce dernier. La juge aurait-elle découvert un élément relevant, lors de sa visite, que le substitut du Procureur du Roi, Pierre Marlier, également sur place le 11 juin, lui aurait verbalement demandé d'étendre son mandat. Ainsi le veut la loi. Marlier ne l'a pas fait. Autant d'éléments qui poussent Me Chomé à affirmer que, plus qu'un document interne de la police, la fameuse note est une "véritable lettre ouverte". Et qu'elle vise avant tout la juge De Mol, coupable aux yeux de certains policiers, de les avoir méprisés, lors de la perquisition. Si l'on suit cette version, Van Cau ne serait qu'une victime collatérale de la note. Une victime collatérale bien en chair certes, mais une victime collatérale quand même. D'où la plainte qu'il a déposée vendredi…

15a2944a67e3e4248f85b1a442afa1bc.jpg
André Antoine, ministre wallon du spam
Curieuse pratique du numéro deux de l'équipe Demotte, André Antoine. Non que le vice-premier du gouvernement wallon – comme il se plaît à s'autoproclamer – n'avait pas le droit de souhaiter une bonne fête aux Wallons, comme il l'a fait le week-end dernier dans sa newsletter. Il y a qu'Antoine a arrosé bien au-delà, déversant sa Bonne Parole à des Wallons et des Wallonnes qui ne sont même pas abonnés (si, si, ça existe!) à son courrier. Un spam, cela s'appelle! Imaginez dès lors combien sont passées au-dessus de la tête de ces analphabètes les exhortations ministérielles à "célébrer la Wallonie", voire les chiffres de la production d'énergie verte ou ceux du record des passagers transportés par les TEC. Même réflexion pour la conclusion, empruntée à JFK: "Le matin, ne vous demandez pas ce que la Wallonie peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour la Wallonie". Si vous n'êtes pas antoinien, il y a peu de chances que cette péroraison vous ait arraché des larmes d'émotion…

La Belgique va-t-elle rembourser sa dette coloniale au Congo?
A l'occasion du centenaire du legs de l'Etat indépendant du Congo à la Belgique, le Collectif "Mémoires Coloniales" a donc proposé l'ouverture d'un débat public sur notre passé congolais (sic). Et les écrivains, historiens, journalistes et citoyens, membres du Collectif, de dénoncer dans un manifeste les stéréotypes, préjugés et assertions tronquées – respirez un bon coup – "héritées de l'historiographie coloniale et post-coloniale complaisante à l'égard de Léopold II, des agents de la colonisation et des financiers ayant tiré profit de l'exploitation du pays." Et, dans la foulée, ces humanistes de réclamer que soient apposées sur certains monuments "des plaques rétablissant la vérité historique du rôle de chacun." Quand ils ne demandent pas l'érection de nouveaux monuments à la gloire des figures oubliées. Ce n'est pas tout: les signataires réclament l'annulation sans condition de la dette extérieure du Congo et que la Belgique et la monarchie présentent leurs excuses aux peuples (sic) congolais et que celles-ci soient accompagnées d'une juste réparation. De quoi grever d'autant le budget auquel s'atèle le secrétaire d'Etat Melchior Wathelet…

95439c75b32d5310384524421b1abed6.jpg

La phrase de la semaine
Trouvée sur le blog du journaliste Diederick Legrain, cette sortie de José Happart, président du Parlement wallon, concernant la sponsorisation des Fêtes de Wallonie par la brasserie flamande Moortgat: "Les namurois ne sont pas capables de trouver un sponsor en Wallonie pour le pékêt. C'est çà, le vrai mal wallon!"

Les commentaires sont fermés.