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03/10/2008

Pierre-Yves Monette (Paris Match 17-09-08)

Pierre-Yves Monette
Dévoilement, par certains politiques, des propos qu'ils ont échangé avec le Roi lors du colloque singulier, remise en cause de certaines décisions du Souverain pour tenter de dénouer la crise politique, critiques de la liste des personnalités qui étaient reçues au Palais: depuis les élections du juin 2007 et la crise qui a succédé, les sujets n'ont pas manqué qui ont alimenté les opposants de notre monarchie. Jusqu'au manque de fastes des fêtes données à Laeken à l'occasion du 15ème anniversaire de l'accession au trône d'Albert II… Soucieux de faire le point sur ces soubresauts nationalistes, Paris Match a interrogé deux personnalités qui, par leur activité, ont une réelle expertise: Pierre-Yves Monette et Gérald Watelet.

Ancien conseiller au cabinet des Rois Baudouin et Albert II, Pierre-Yves Monette est l'auteur de "Métier de Roi" et de "Belgique où vas-tu?", un livre d'entretiens avec notre confrère de La Libre Belgique et spécialiste de la famille royale, Christian Laporte.

Paris Match: Veut-on tuer la monarchie?
Pierre-Yves Monette: Vous utilisez des mots forts! Il est clair, et cela le devient chaque jour plus que la veille: certains acteurs politiques et médiatiques ont la monarchie dans le viseur. Par le fait que celle-ci est un élément stabilisant et unifiant de notre pays, elle focalise l'attention de milieux gagnés à la cause nationaliste. Ce constat, je le fais depuis très longtemps, et je ne suis pas seul à faire. Aujourd'hui, cette affirmation n'est plus mise en doute, que ce soit par les observateurs belges ou par les étrangers. On peut le dire, c'est: bas les masques!

PM: Si on ne veut pas tuer la monarchie, elle subit nombre d'attaques…
PYM: On assiste effectivement à une intensification, dans le nombre et le degré, des attaques. Cela, contre les pouvoirs du Roi, et contre des membres de la famille royale.

PM: Pourquoi?
PYM: Etant donné qu'on ne peut s'attaquer au Roi lui-même – il s'agirait d'un crime de lèse-majesté – on le critique, dans son fonctionnement. Et parfois, en dessous de la ceinture. Je songe à des amalgames, à des assertions mensongères, à des sous-entendus destructeurs…

PM: A qui profitent ces attaques?
PYM: Au nord, il s'agit des acteurs d'un certain nationalisme. Au sud par contre, je pointerais certains médias qui développent une étonnante complaisance à l'égard des attaques venues de Flandre.

PM: Quel est le but visé?
PYM: Il y a à la fois la volonté d'affaiblir la monarchie, mais aussi, pour une certaine presse francophone, un système où la rentabilité a de plus en plus d'influence sur le contenu. Au nord, on voit clairement ce qu'il y a, mais au sud, je ne comprends plus: les médias qui jouent ce jeu dangereux sont en train de scier la branche "Belgique" sur laquelle nous sommes tous assis.

PM: Pouvez-vous être plus explicite?
PYM: Je vise certains quotidiens ou de magazines francophones qui, soit critiquent directement la monarchie, soit font preuve de complaisance pour relayer des attaques venues du Nord. J'estime qu'ils feraient mieux d'y réfléchir à deux fois avant de s'associer au travail de déstructuration qui vient du Nord. À moins que cela ne fasse partie d'un agenda journalistique. Je ne me prononce pas…

PM: Etes-vous partisan d'aider la monarchie à franchir ce cap et si oui, comment?
PYM: Que l'on soit républicain ou monarchiste, il est clair que notre pays est lié à son essence monarchique. Je ne vois donc pas une Belgique exister qui ne soit pas monarchique.

PM: C'est un constat?
PYM: La seule manière d'assurer la stabilité et l'unité d'un pays comme le nôtre, composé de deux nations, est d'avoir un chef de l'Etat clairement au-dessus du jeu politique et du jeu communautaire. Le seul modèle qui convienne est celui d'un chef d'Etat élu – le Roi l'a été en 1831 par le Parlement –, comme cela existe dans notre monarchie parlementaire où le Souverain n'est pas issu d'une des deux communautés.

PM: Il n'est pas facile d'être Roi des Belges en 2008: pourquoi?
PYM: Parmi les difficultés à exercer la fonction, je retiendrais le débat sur la monarchie, lancé par ceux qui veulent l'éclatement de la Belgique. Ensuite, je citerais le monde politique du Nord du pays. Il est, soit directement acteur des attaques contre la monarchie – la NV.A et la LDD, tous deux étant des partis démocratiques –, soit à tout le moins complaisant comme le sont les autres partis flamands. Ceux-ci ont cessé de venir au secours du système monarchique.

PM: Vous visez un fait précis?
PYM: Oui! Les trois derniers Premiers ministres – Dehaene, Verhofstadt et Leterme – n'ont pas joué leur rôle constitutionnel, lorsque la monarchie a été injustement attaquée. Or historiquement, le Premier ministre a toujours eu pour rôle de prendre la défense de la monarchie, en raison de l'irresponsabilité du Roi.

PM: Pour vous, il s'agit dune obligation morale, dans le chef des Premiers ministres?
PYM: Bien entendu! Puisque le Roi et les membres de la famille royale peuvent être attaqués sans pouvoir se défendre: s'il voulait réagir, le Roi devrait demander à l'intendant de la liste civile de faire un procès en diffamation, ce qui est inimaginable. C'est pour cela que le Premier ministre devrait monter en première ligne…

PM: Vous avez des exemples précis en tête?
PYM: Oui, comme l'affaire dite "de la marine" où le prince Laurent a été mis en cause, certains tabloïds ayant sorti des articles mensongers qu'aucun autre citoyen ne laisserait jamais passer, sans engager une procédure en calomnie et en diffamation. Il y a aussi eu les attaques contre le prince Philippe, pour des missions économiques soi-disant mal organisées en Afrique du Sud.

PM: Selon vous, les Premiers ministres auraient dû réagir?
PYM: Ils auraient dû réagir plutôt que se taire ou même joindre leur voix aux critiques. Ils se sont bornés à aller dans le sens de leur opinion publique, alors que les critiques étaient calculées et avaient une évidente portée politique.

PM: La fonction monarchique n'est pas suffisamment soutenue…
PYM: Prenons l'exemple où Luc Van den Brande, alors ministre-président flamand, a mis en cause la plus-value de la Belgique. Il était clair que le chef de l'Etat – le Roi Baudouin, en l'occurrence –, en tant que garant de la loyauté fédérale, avait bel et bien eu le droit de convoquer Van den Brande. Et pourtant, au nord, on a estimé que le Souverain avait été trop loin. C'est pour ce motif que j'estime, afin d'éviter toute dissonance, qu'il convient de se mettre d'accord sur le rôle que doit jouer le Roi dans notre pays.

PM: Comment faire?
PYM: En plus des transferts de compétences, de la scission de BHV ou du communautaire, Flamands et francophones doivent discuter des institutions à modifier pour permettre le bon fonctionnement du nouveau pacte entre les Belges. Je pense non seulement à la mise sur pied d'un véritable Sénat fédéral, dont on parle parfois, mais aussi au rôle du Roi. Et cela, on n'en parle jamais! Pourtant, il s'agit d'un élément crucial pour le bon fonctionnement du pays.

PM: Quelle serait l'essence même du rôle du Roi dans un Etat rénové?
PYM: Au-delà du rôle historique de garant de l'intégrité nationale, le Roi doit surtout être le garant de la loyauté fédérale. Il doit être au-dessus des entités fédérées et de l'Etat fédéral. C'est essentiel!

PM: Est-ce que vous ne rêvez pas tout haut?
PYM: Je ne veux pas dire que le Roi doit commencer à être un acteur politique: cela donnerait des boutons, au Nord comme au Sud. En cas de crise cependant, le Souverain devrait avoir les moyens de s'exprimer et d'agir. Il y va de l'équilibre fédéral. En disant cela, je vais dans le sens de toute la pensée politique des spécialistes en Droit public. Reste que je dois bien constater qu'on ne va pas dans cette direction. D'où mon inquiétude…

PM: C'est en effet un sujet dont il n'est jamais question, lorsqu'on parle de la Réforme de l'Etat…
PYM: C'est exact! Et pourtant, en envisageant cela, je ne fais que défendre les institutions qui permettraient à l'Etat fédéral de bien fonctionner. Dans les 24 autres Etats fédéraux, les chefs de l'Etat ont la prérogative d'être les garants de la loyauté fédérale.

PM: Pas chez nous?
PYM: Dans la nouvelle constitution fédérale belge qui date du 1994, le terme "loyauté fédérale" n'existe même pas: c'est une faiblesse extrême!

PM: Vous appelez de vos vœux des soutiens juridiques pour la famille royale, mais peut-elle s'aider elle-même?
PYM: Elle doit faire preuve d'une grande unité et d'une totale transparence pour ne pas offrir d'éléments à la critique. Ainsi, il est important que le Roi confie des missions visibles et utiles à ses trois enfants, qu'il les associe à une partie de son rôle de chef de l'Etat. Dans la tourmente que vit le pays aujourd'hui, se souvient-on que le prince hériter a eu le temps de se préparer à sa fonction? C'est la seconde fois, depuis Léopold II…

PM: Vous trouvez que Philippe n'est pas suffisamment associé?
PYM: Je ne dis que ce que je dis!

PM: Selon vous, la famille royale est suffisamment unie?
PYM: Je préfère ne pas répondre.

PM: On dénigre souvent la dotation dont bénéficie le prince hériter?
PYM: En Belgique, il existe dix dotations: la Chambre, le Sénat, la Cour d'arbitrage, les médiateurs fédéraux et la famille royale. S'il est tout à fait normal que ces dotations soient screenées, n'oublions pas que certains utilisent cet exercice pour affaiblir l'institution monarchique. Cependant, à ma connaissance, on se dirige vers plus de transparence des dotations royales. Il est totalement démocratique que cela figure à l'agenda politique. Soit dit en passant, il ne faut pas oublier que la Chambre et le Sénat mériteraient, eux aussi, d'être plus transparents. Ne votent-ils pas les dotations à la famille royale?

PM: En matière de dotation, la famille royale est bien servie…
PYM: Certes, mais on est passé d'une famille royale composée du Roi Baudouin, de la Reine Paola et du prince Albert, à une situation avec cinq adultes: le Roi Albert II, la Reine Paola, la Reine Fabiola et les trois princes. Tous sont au service du pays et, à ce titre, disposent de dotations, à l'exception de Paola.

PM: On parle parfois du coût exagéré de notre monarchie: une république serait-elle moins chère?
PYM: La monarchie et la république ne sont pas nécessairement plus ou moins coûteuses, l'une que l'autre. Si notre monarchie est nettement moins chère que la République française – mais notre voisin compte 60 millions d'habitants –, la comparaison vaut plus avec la République portugaise: pour le même nombre d'habitants, cette dernière est plus coûteuse que notre monarchie.

PM: Ce coût est-il un élément important, pour vous?
PYM: Notre monarchie n'est pas trop coûteuse. Pourtant, même si elle l'était, il s'agirait du prix à payer pour la pérennité du pays.

PM: Une monarchie est-elle une institution sexy?
PYM: Personnellement, je déteste les paillettes de la monarchie. Ce pourrait même être un élément suffisant pour que je devienne républicain. Il s'agirait d'un défaut rédhibitoire car il est dangereux pour une monarchie de croire qu'elle va s'imposer en utilisant des paillettes. Objectivement, notre monarchie, au cours des six règnes, n'a jamais sombré dans ce travers. Parce qu'il flatte la nature humaine dans ce qu'il a de moins intéressant: l'attrait pour le paraître.

PM: Notre monarchie est donc synonyme de stabilité…
PYM: Des monarchies comme il y en a en Belgique, en Espagne ou au Danemark, sont exemplatives de la stabilité ou du renforcement démocratique qu'elles peuvent offrir. Pour prouver que je ne suis pas dogmatique, j'insiste sur le fait que les républiques portugaises ou allemandes dégagent les mêmes qualités. Reste que, sur un territoire déterminé, dans une situation vécue et à un moment donné, il convient d'utiliser les meilleurs outils de l'histoire: c'est une règle essentielle de la bonne gouvernance. C'est pour cela que j'estime qu'en Belgique, la monarchie est indissociable du pays. Chez nous, une république ne pourrait pas fonctionner.

PM: Les affaires qui ont fait trembler la famille royale, ou ce qui a été présenté comme tel, nuisent aussi à l'image de la monarchie…
PYM: Je n'aime pas le mot "affaires". Si chacun estimera qu'il convient d'être transparent et de chercher la vérité, ne soyons pas naïfs: certaines enquêtes journalistiques n'ont eu pour seul but que d'affaiblir l'institution monarchique. Comme par hasard, les enquêtes sur ces dossiers ont justement fleuri dans des médias qui veulent la fin de la monarchie ou de la Belgique. On n'a pas permis aux droits de la défense de s'exercer.

PM: Vous dites donc qu'il n'y avait rien de vrai dans tout ce qui a été dit?
PYM: Prenons le cas des meubles de Philippe. Ils faisaient partie du patrimoine de Laeken, depuis des décennies. Est-ce un hasard s'il a fallu qu'un ministre NV.A arrive au gouvernement flamand pour que la polémique éclate? Cela, alors que le prince s'était simplement contenté de choisir des meubles au sein d'une série qu'on lui avait proposée…

PM: Il y a eu plus grave: le procès de Laurent, à Hasselt…
PYM: A cette occasion, on a vécu la remise en cause de la transparence de la donation royale, lors de la construction et de l'équipement de la villa du prince Laurent à Tervuren. À partir de ces faits on ne peut plus objectifs, une certaine presse en est arrivé à faire le procès du prince. Une fois de plus, il s'agit de médias du Nord, étonnamment suivis par ceux du Sud. Or le prince Laurent n'est pas en charge de la donation royale et il ne suivait pas lui-même le dossier. Pourtant, certains en sont venus à faire passer pour une affaire "Laurent" ce qui n'était qu'une affaire "donation royale." C'est pourtant bel et bien cette dernière qui avait reçu comme mission de son conseil d'administration de mettre une maison à disposition de Laurent. Celui-ci s'était contenté de s'y installer…

PM: Qui aurait dû se porter à la défense de Laurent?
PYM: Si, en conseil des ministres, un vice-Premier francophone avait demandé au Premier ministre de réagir, ce dernier ne l'aurait pas fait, à cause de sa propre opinion publique. À l'époque, j'ai non seulement été scandalisé du jeu joué par les médias flamands, mais aussi par le fait que le Premier ministre n'avait pas agi selon son rôle constitutionnel.

PM: La modernité ou le manque de modernité de la famille royale est-il une des causes du mal-être de la royauté?
PYM: Cette modernité doit être envisagée de plusieurs manières. D'abord, que ce soit dans la fonction publique ou dans le privé, la modernité va de pair avec la gestion des ressources humaines. Cela vaut aussi pour la monarchie. Autre point, la transparence est une des exigences de la modernité. Enfin, cette dernière ne peut se concevoir qu'avec une saine communication.

PM: Justement, à propos de communication, celle de Laeken est souvent critiquée…
PYM: Dans le cas d'une monarchie, la communication implique de rester soi-même, de ne pas chercher à être glamour pour être glamour, sans oublier qu'il faut toujours avoir à l'esprit le rôle essentiel que jouent les médias, aujourd'hui. La monarchie doit entretenir avec eux des relations de confiance. Et vice-versa. N'oublions pas enfin, toujours à propos de la communication, le rôle du management interne: les membres de la famille royale doivent être appuyés par un entourage compétent, indépendant, dévoué mais non-servile.

PM: Quand il était vice-Premier ministre, Johan Vande Lanotte avait mis en cause le chef de cabinet du Roi, Jacques van Ypersele…
PYM: A l'époque, le Palais avait demandé au Premier ministre, Guy Verhofstadt, de préciser publiquement la règle garantissant l'indépendance des collaborateurs du Roi. Suite à cela, a d'ailleurs publiquement rappelé cette règle et il l'a fait au Parlement. Pour la petite histoire, je rappellerais que cette règle a été établie par la commission Soenen, au sortir de la guerre. Elle donne le droit au chef de l'Etat de s'entourer de personnes qu'il connaît, sans que les partis puissent les lui imposer. Il s'agit d'une des seules exceptions à l'irresponsabilité du Roi. Pour être tout à fait précis, ces conseillers sont nommés par des arrêtés dits "de maison".
André Gilain

Gérald Watelet
Paris Match: Notre famille royale est-elle suffisamment glamour?
Gérald Watelet: Avant d'aborder ce sujet, il convient de se souvenir que le Belge en général n'est pas frivole et dépensier. Il est plutôt d'un tempérament discret. Ensuite, n'oublions pas que l'époque que nous vivons se prête moins au glamour que celle où vécut la princesse de Réthy, puisqu'on lui compare régulièrement nos princesses, Mathilde et Claire. Pour en revenir à l'aspect glamour, je crois qu'il serait bon que la monarchie le soit un peu plus. Le glamour fait partie du rêve. Et la population a besoin de s'identifier à ses Rois. Donc, notre famille royale pourrait être un peu plus glamour, sans pour cela devenir "à la Monaco"…

PM: Pourquoi?
GW: Il y a d'abord la crise politique que traverse le pays. Ensuite, le peuple belge est trop proche de la terre, il a trop de bon sens pour cela.

PM: …comme le Roi Albert II…
GW: Notre Souverain est effectivement très belge.

PM: Selon vous, manque-t-il de charisme?
GW: Certes, il n'a pas le charisme de Baudouin qui avait une très grande aura tout en étant plus réservé. Il riait beaucoup moins qu'Albert II. Ce n'est pourtant pas pour cela que ce dernier n'est pas un roi extrêmement apprécié par la population. Mais il l'est pour d'autres raisons.

PM: Si vous deviez énumérer ces raisons…
GW: Il y a surtout son caractère bon enfant et sa facilité d'accès. Cette accessibilité ne veut pas du tout dire qu'il manque de charisme. On peut avoir du charisme et être très sympathique, de même qu'on peut être charismatique en étant réservé.

PM: Quels conseils donneriez-vous à la famille royale pour la rendre plus glamour?
GW: Elle pourrait organiser chaque année un grand bal où se retrouverait l'aristocratie, le monde industriel... Ce serait excellent pour l'image médiatique du pays et pour sa réputation internationale.

PM: Pourquoi cela ne se fait-il pas, selon vous?
GW: Je suppose que la famille royale ne décide pas toute seule…

PM: Ne craignez-vous pas que cela fût trop cher?
GW: Cela coûterait sans doute, mais pareil bal ferait aussi travailler beaucoup de monde. En plus, je le répète, que cela pourrait être excellent pour l'image de la Belgique…

PM: Pour vous dont c'est le métier, comment jugez-vous la manière dont s'habillent les membres de la famille royale?
GW: Il ne me revient pas de les conseiller. Si j'avais une chose à leur dire, c'est de continuer à s'habiller chez nous. Ils devraient parfois aussi éviter de suivre à tout prix les modes…

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