22.08.2010
C'EST DANS LA VILLA-HOME DE VOLLEZELE QUE BART ET ELIO SE SONT APPRIVOISES (DH 22-08-10)
Jusqu'à présent, les investigateurs avaient eu bien du mal à glaner des informations sur les négociations menées par le duo De Wever-Di Rupo. Tout au plus, savait-on que des cabinets ministériels avaient accueilli les sept présidents de parti et leurs sherpas. Un peu court… Et voilà que sur son blog demainonrasegratis.com, Michel Henrion révèle que c'est dans la Villa Home Hellebosch, à Vollezele-Galmaarden, en plein Pajottenland, que Bart et Elio, ainsi que quelques proches, ont appris à mieux se connaître, au lendemain des élections. Grâce à ce scoop, le lieu fait désormais partie de nos sanctuaires politiques, au même titre que la maison de Poupehan où s'est préparé le gouvernement Martens-Gol, ou l'appartement loué par Louis Michel au Parnasse à Ixelles, où fut conçu l'arc-en-ciel, voire le château de Seneffe où l'épouse de Charles-Ferdinand Nothomb surprit, en 1997, Philippe Busquin et Louis Michel, en train de comploter contre le PSC… Pour en revenir à la villa-fermette de Vollezele, elle appartient à "Het Beschrijf", organisation jadis fondée par Hugo Weckx et financée par le Fonds flamand des Lettres et la Commission communautaire flamande de Bruxelles. Enfin, vous saurez tout, lorsqu'on vous aura appris que les chambres sont dotées d'ordinateurs, que les hôtes peuvent disposer de bicyclettes… Selon la gestionnaire de la Villa, les deux hommes ne sont pas restés "toute une semaine". Parmi les récents hôtes du domaine de 15 hectares, le tchèque Peter Borkovec et le slovaque Tomaz Salamun. Tout un symbole…
Des présidentielles au MR, en pleines négociations gouvernementales?
Hier samedi, nos confrères de La Libre remettaient les pendules à l'heure: oui, lors de la formation de l'orange bleue, en 2007, le PS et Ecolo ont bien été informés, par le MR et le CDH, de l'évolution des négociations dont ils étaient exclus. C'était le 21 août (nous pouvons préciser que l'invitation avait été lancée le 14 du même mois) et la réunion s'était tenue au cabinet des Finances. Autre sujet qui titille les libéraux: la date des élections présidentielles, Didier Reynders ayant annoncé qu'il ne se représenterait pas. On le sait, certains aimeraient que le scrutin ait lieu le plus rapidement possible. Celui-ci, selon l'accord d'octobre 2009, entre le président et le groupe Renaissance, devrait avoir lieu après les prochaines législatives. Ceux qui ont des fourmis dans les jambes voudraient que les militants votent le plus tôt possible. Les autres estiment qu'il faut attendre la formation du prochain gouvernement. Imagine-t-on en effet un parti en pleine campagne interne commenter les négociations menées par le PERformateur ou le formateur, voire répondre à la déclaration gouvernementale du Premier ministre? La réponse est dans la question…
Landuyt, préservé par des internautes français
Ancien membre de la Commission Dutroux et ex-ministre SPa de la mobilité, Renaat Landuyt a des problèmes avec internet. Selon le site spécialisé Zataz, son site perso se trouvait parmi 73 autres de chez nous, touchés par une erreur de conception pas banale: via une simple url, il était possible de créer des centaines d'adresses email aux couleurs des détenteurs des sites.... Plutôt gênant. Dans l'impossibilité de trouver un interlocuteur se décidant à parler en français, raconte Zataz, nous avons fait appel à la CCU (Computer Crime Unit) de Bruxelles, elle-même aidée par la CCU de Bruges. En moins d'une heure, les cyber policiers Belges faisaient corriger la faille. Ouf, on respire…
La phrase de la semaine
"Le patron dirigeait un groupe composé de cinq marques: celle de sa première maison d'édition; trois marques rachetées (des livres de voyage, un organisateur d'événements, un système complexe de bons de réduction distribués dans les grandes surfaces) et enfin, le "pôle livres" qui portait la marque de son actionnaire majoritaire, avant tout connu pour sa chaîne de télévision locale." (Extrait de "On est toujours le patron de quelqu'un", un livre qui propose, comme le relève sa quatrième de couverture, une plongée jubilatoire vers le (Luc) pire.)
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08.08.2010
Reynders, poussé vers la sortie
Au MR, certains fourbissent leurs armes et aimeraient organiser des élections présidentielles anticipées.
Le 26 octobre, après la lutte sanglante que l'on sait, Didier Reynders et le groupe Renaissance signaient un armistice. Axes majeurs de cette paix armée: le maintien du premier à son poste présidentiel jusqu'aux élections fédérales suivantes (à l'époque, il s'agissait de juin 2011) et la désignation de Willy Borsus comme vice-président exécutif. Confirmant cet accord, Borsus précisait récemment dans nos colonnes que le choix des (futurs) ministres fédéraux était bien "une prérogative présidentielle". Traduction: si, contrairement à ce que la situation actuelle semble annoncer, les libéraux entraient dans la majorité, c'est Reynders qui désignerait les ministres MR. Oui mais voilà, depuis quelques semaines, cela s'agite, au sein des rebelles. "Il se passe des choses", nous a confié un cacique du parti. Et un autre confident d'ajouter: "Certains ont la volonté d'accélérer les choses". Reynders doit avoir senti la manœuvre, lui qui ne rate pas une occasion de montrer qu'il est encore là, et bien là! Côté rebelles, pas question, comme cela a été évoqué par-ci par-là, d'un texte dont les signataires exigeraient le départ anticipé du président. L'expérience de la liste pointant les futurs sénateurs de Communauté, avant qu'ils aient été élus, a laissé des traces indélébiles. Aucun écrit donc à l'heure actuelle, mais les conspirateurs ont bel et bien entamé une réflexion, organisant des caucus. Pour eux, ce qui est en jeu, ce n'est pas le sort de l'actuel président, car il est réglé, mais leur positionnement personnel. Un exemple (presque) au hasard: Charles Michel. S'il parvenait à accélérer les choses et à être candidat à la présidence, avant la formation du prochain gouvernement, il pourrait se prévaloir du titre de ministre fédéral. Sans parler de la force de frappe dont il disposerait. Rien à voir avec l'anonymat d'un "simple" député. Autre argument, si Louis Michel a renoncé à devenir sénateur pour se replier au Parlement européen, c'est entre autres afin de permettre au "gamin" d'être en première ligne. Voilà pourquoi, sentant le moment venu, Michel junior et ses amis ont des fourmis dans les jambes et tentent de pousser Reynders vers la sortie. Reste à convaincre les membres – ce sont eux qui élisent le président - que l'accord du 26 octobre 2009 n'était qu'un chiffon de papier...
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11.06.2010
LA PERIPHERIE EXPLIQUEE AUX PARISIENS...
Trouvé sur internet...
Imaginez que de l'autre côté du périphérique parisien l'on parle flamand, et qu'à Boulogne-Billancourt, qui compterait 80% de Fancophones, il soit interdit à ces derniers de parler français au conseil municipal, sous peine de poursuites. Imaginez que les Francophones de Boulogne n'aient le droit d'aller dans une école francophone de Boulogne, qu'en maternelle et en primaire. Que ces écoles soient gérées par le gouvernement des Flamands, et qu'il soit interdit au maire, sous peine de suspension, de s'adresser à un instituteur francophone en... français (sauf hors du cercle professionnel).
Imaginez que les Flamands y auraient supprimé les chaînes télévisées Arte, FR3 et TF1 au profit de chaînes anglophones. Imaginez qu'il y soit interdit d'envoyer aux Francophones des convocations électorales en français , sous peine de suspension.
Et que Boulogne-Billancourt soit appelée une «commune à facilités».
En gros c'est cela, la question linguistique en Belgique aujourd'hui.
Ah oui. Imaginez enfin que les Francophones aux droits si limités seraient installés là depuis deux, trois, quatre ou cinq générations. De vrais immigrés, en quelque sorte. Mais dans leur propre pays.
Oiges nous donne un bel exposé, où le mot «racisme» apparaît plusieurs fois. Il s'agirait du racisme des Francophones envers les Flamands. C'est étrange, parce que les seuls Flamands qui font état de ce racisme habitent... en Flandre. Je n'ai jamais entendu un Flamand habitant la Wallonie se plaindre d'une telle chose.
C'est étrange, parce que les Francophones ont été sortis de Flandre (notamment de l'Université de Louvain) sous le slogan «Walen Buiten», que l'on trouve aujourd'hui encore sur beaucoup de murs en Flandre. C'est étrange, parce qu'en réponse à cela, j'ai lu, pour la première fois, le tag «Flamands dehors» voici un mois, sur le parlement flamand, situé à Bruxelles, à 85% francophone, mais « capitale de la Flandre ».
Un tag, aussitôt effacé par un ouvrier flamand. Les tags «Wallons dehors» ne sont, eux, presque jamais effacés. Efficacité avant tout. Quant aux panneaux «... Là où les Flamands sont chez eux» qui ornent l'entrée de plusieurs communes flamandes, quelquefois même des ponts entiers, et ce, sur les ordres de l'autorité locale, il ne sont pas considérés comme racistes. C'est une simple précision.
Vous sortez du périph pour aller à Asnières, et à la sortie, on vous assène «Asnières, là où les Flamands sont chez eux» . Et ce n'est pas raciste. Ensuite, sur un blog, on vous dit : « Vous, les Francophones, vous êtes des racistes ».
Ce n'est pas du surréalisme belge, c'est tout simplement la vision flamande d'aujourd'hui, et c'est tout simplement atterrant.
Raciste, le wallon?
C'est bizarre, parce que le site « Wallonie.be » existe en 6 langues, alors que le site « Flandres.be » n'existe qu'en néerlandais et en... anglais. Si on veut la version francophone, on tombe sur une page qui dit que c'est en construction, et qu'en attendant, on doit aller sur l'une des deux autres versions.
C'est même très bizarre, parce que pour qui parle couramment le néerlandais (ce qui est mon cas), il y a sur le site « Vlaanderen.be » tout un chapitre qui explique aux habitants de Flandre quand ils ont le droit (ou pas) de parler une autre langue que le néerlandais, alors que sur le site wallon, rien de tel. Pourtant, il y a des communes à facilités en Wallonie aussi, et là, il n'y a pas de loi anti-flamands.
C'est même terriblement bizarre, quand on sait que l'extrême-droite, ouvertement raciste, est le premier parti au gouvernement flamand, que celui- ci assimile les francophones aux «autres allochtones» : paresseux, profi teurs, étrangers.
Alors qu'en Francophonie, le FN doit se contenter d'un siège, obtenu tout juste.
Mais bien sûr, il y a l'histoire. Bien sûr, il y a eu cent ans de domination francophone. Mais cette discrimination tenait avant tout de la ségrégation de classe : ces Francophones qui ont brimé les Flamands étaient en réalité des bourgeois et des nobles... flamands. La preuve ? Ils portaient des noms flamands. N'allez pas me dire que Woeste ou Van de Berghe sont des noms français!
Bien sûr, les Wallons ont eu un sort plus confortable que les Flamands pendant la grande guerre... c'est dans une langue proche de leur dialecte qu'on leur expliquait comment se faire charcuter sur le champ de bataille. Alors que les Flamands sont morts pour n'avoir pas compris les ordres. Tout de même, après trois ou quatre ans de guerre, on peut supposer que la plupart d'entre eux étaient suffisamment intelligents pour comprendre le français ? Mais plus sérieusement, oui, il faut le reconnaître, impérativement : il y a eu de graves injustices envers les soldats flamands pendant la grande guerre, comme avec les Bretons bretonnants, les Germanophones ou les Corses en France, comme avec les Harkis plus tard ou comme avec les tirailleurs Sénégalais.
Et évidemment, les épitaphes en français pour des soldats flamands étaient une infamie.
Mais c'était en 1914.
De 1940 à 1945, bien des nationalistes flamands se sont associés aux nazis pour défendre leur «cause» (alors que depuis 1930, il y avait des bataillons fl amands et des bataillons francophones). Et bien des Francophones sont morts en stalag ou sous la torture de ces gens. De cela, les Flamands ne vous parleront jamais. Pire : très récemment, le patron de la NVA (nationaliste de droite non extrémiste), Bart De Wever a cru nécessaire de faire un tout petit peu de révisionisme en critiquant les excuses que le maire d'Anvers venait de faire aux Juifs pour les exactions de sa police, de 1940 à 1945. (Bart de Wever s'en est excusé en petit comité devant les Juifs d'Anvers, mais a «oublié», comme il
l'avait promis, de diffuser ces excuses dans la presse, suite à quoi les Juifs d'Anvers, très modérés, ont dit refuser ces excuses si privées.)
L'histoire n'est pas simple. L'histoire de Belgique moins encore. Alors revenons à l'actualité : il y a quelques signes qui ne devraient tromper personne, et qui sont autant de signaux d'alarme que l'ambiance complexe du pays et le double langage de certains rendent presque imperceptibles, au point qu'aucune presse ne les relève.
Il y a de quoi s'alarmer. Oui: s'alarmer ! Quand tous les partis flamands, socialistes inclus votent, avec les néo-nazis anti-francophones du Vlaams Belang, un projet de loi visant à supprimer la possibilité pour les Francophones de «Boulogne» ou d' «Asnières» d'être jugés dans leur langue ou de voter pour des partis francophones - eux qui sont installés là depuis quelquefois quatre ou cinq générations. (je précise toutefois que les verts flamands se sont abstenus... mais n'ont pas voté contre)
S'alarmer, quand les sociaux-chrétiens applaudissent avec les néo-nazis, se félicitent ensemble, pour le bon tour qu'ils ont joué aux Francophones. Ce n'est pas Sarkozy serrant la main de Le Pen, non. En Belgique, c'est carrément Bayrou qui danse la gigue avec Mégret ou Golnisch.
S'alarmer! Quand le Vlaams Belang, toujours lui, veut mettre une loi à l'agenda de la chambre. Cette loi exige la séparation immédiate du pays. Le préambule de 30 pages est une véritable diatribe anti-francophone. Dans tout pays occidental, tous les partis démocrates voteraient contre.
En Belgique, non : même des chrétiens démocrates flamands, des libéraux flamands, des indépendantistes démocrates flamands se croient obligés, en pleine négociation gouvernementale avec les Francophones, de s'abstenir, plutôt que de se lever d'une voix contre l'extrême-droite.
On vous expliquera que la démocratie, en Flandre, c'est de laisser libre cours à l'expression des idées fascistes (et authentiquement fascistes) de l'extrême- droite, au nom de la liberté d'expression. Ce sont ces mêmes partis qui, interrogés par une presse étrangère, affirment haut et fort qu'ils sont absolument contre une éventuelle séparation du pays.
S'alarmer, donc, quand la complaisance envers les idées du parti néo-nazi le plus puissant d'Europe (qui n'est rien de moins que le premier parti au parlement flamand...) a inondé les cénacles et la presse. Non pas par peur de leur violence, mais par peur de l'opinion publique.
S'alarmer quand un membre de ce parti diffuse sur son site la « liste des Mauvais Flamands», soit celle des signataires d'une pétition pour la solidarité entre les deux communautés, nom, prénom, adresse. Celui qui a connu Vichy devrait, à la lecture de cette dernière phrase, commencer à trembler. Mais bien sûr, c'est du passé, tout ça!
Noir tableau que celui que je dresse là ? Oui, noir, à dessein, et par la force des choses. Mais ce sont des faits que je reprends ci-dessus, pas des discours, des simples faits, authentiques, vérifiables, précis.
Autre fait : en 1999, le Parlement flamand a voté une série de lois qui définissaient l'avenir de la Belgique. Ceci devrait convaincre : 60% de la population a décider de l'avenir de 100% de la population, sans consulter les 40% restants. C'est un peu comme si les Suisses allemands décidaient de tout et imposaient ensuite leurs décrets aux Suisses francophones. Pardon, ce n'est pas «un peu comme si», c'est «exactement comme si».
Aujourd'hui, les représentants de ce parlement «négocient» avec les francophones pour faire passer leurs décrets unilatéraux, qui comprennent notamment la scission de la sécurité sociale. Et pour mieux faire «accepter» ces idées, ils expliquent à qui veut l'entendre (et ils l'écrivent) que c'est à l'avantage des francophones et que ceux d'entre ces derniers qui votent «non» les «humilient» (c'est le terme exact utilisé par Bart De Wever, président d'un des partis qui négocient le futur gouvernement avec les Francophones.)
Ils disent aussi que « le Francophone est un profiteur » et que « Bruxelles s'enrichit de l'argent flamand ». Bruxelles ? C'est 85% de Francophones, un PIB par habitant proche du double de celui de la Flandre. Sans doute la seule vraie région très riche du pays. Bruxelles à qui l'on ne rétrocède qu'un quart des produits fiscaux qu'elle génère. Mais cela, on oubliera de vous le dire, parce que pour tous les partis flamands, Bruxelles, 1.200.000 personnes, dont un million de francophones, est la capitale de la... Flandre.
Ceux qui n'auront pas compris que la Flandre veut prendre tout ce qui l'intéresse et abandonner tout ce qui n'est pas assez riche pour elle sont aveugles. Ceux qui n'auront pas considéré le décalage entre l'électeur flamand, lorsqu'il se dit modéré, Belgicain, non-séparatiste, et le même, qui a voté à 65% pour des partis ouvertement confédéralistes (en imaginant la future Belgique comme l'association de deux états) et à 30% nationalistes purs et durs (dont 20% d'extrême-droite), ceux-là sont des utopistes. Mais le problème de l'extrême droite est soigneusement laissé de côté dans la presse flamande autant que dans la politique.
Mauvaise image. Oulaaah! La mauvaise image! Pourtant, en Flandre, c'est avéré, Le Pen fait mieux que Sarko. Et manifestement ça ne dérange personne. Tache d'huile : le journal le plus lu de Flandre n'utilise déjà plus le terme « régions », qui correspond à la définition légale dont on peut penser qu'elle intéresse les journalistes. Non il utilise plus généralement le terme « états fédérés », qui correspond à sa vision et à celle des partis flamands . Or deux états fédérés sont bien deux états distincts.
Une presse qui se détache à ce point de la sémantique nationale (belgicaine) ne fait plus du journalisme, elle fait du militantisme. Oui, « militantisme », pas « propagande ». Je n'ai pas écrit « propagande », parce que seuls 80% des journaux flamands en sont vraiment déjà là. Et pour cette dernière phrase, je reconnais que j'ai pêché : ce chiffre n'est pas vérifi able
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